Des chercheurs dans un laboratoire à l'institut de la vision.

Appel à projets

Recherche fondamentale et clinique sur les maladies psychiatriques

Date limite de transmission des dossiers : 6 mars 2019, 17h
recherche@fdf.org

 

Contexte

Alors qu’une personne sur quatre souffrira au cours de sa vie d’une maladie psychiatrique, la maladie mentale est un facteur de risque majeur de suicide et l’espérance de vie des personnes souffrant de ces pathologies est inférieure de 10 à 15 ans à celle de la population générale.
Un grand nombre des maladies psychiatriques débutant souvent chez le sujet jeune, leur coût socio-économique est donc très important, et ces maladies impactent durablement la vie des personnes qui en souffrent.
La recherche en psychiatrie est une recherche relativement récente, et les progrès et découvertes en neurosciences des 20 dernières années doivent maintenant être confrontés à la réalité clinique et mises à profit pour une meilleure compréhension des maladies mentales dans une interaction étroite entre chercheurs et cliniciens.
Aussi, dans cette période charnière pour la recherche sur les maladies psychiatriques, la Fondation de France a-t-elle décidé de s’investir dans ce champ afin d’accélérer la mise en place de nouvelles méthodes de prévention, de diagnostic précoce et de traitements.

 

Objectifs

Cet appel d’offres concerne les maladies psychiatriques invalidantes (à l’exception des addictions, des troubles du spectre autistique et des démences).

La Fondation de France apportera son soutien aux projets portant sur :

  • L’évaluation des méthodes de diagnostic et des traitements ;
  • l’identification des mécanismes de résistance et de vulnérabilité à l’émergence et aux traitements des maladies psychiatriques ;
  • la recherche translationnelle sur une cohorte ciblée, à partir d’hypothèses pré-cliniques (modèles animaux) et en interaction avec la recherche clinique. Et inversement, une hypothèse clinique pourra être explorée par des approches pré-cliniques.

 

Qui peut répondre ?

Les demandes doivent impérativement faire état d’un projet collaboratif associant cliniciens psychiatres ou psychologues et chercheurs de différentes sous-disciplines des neurosciences ou des sciences humaines et sociales, appartenant à deux équipes labellisées distinctes, et dont la complémentarité sera un critère majeur d'évaluation.

Par ailleurs, les équipes qui bénéficient déjà d'un financement en cours ne pourront pas présenter de nouveaux projets.

 

Les modalités de soutien

Les aides accordées pourront être annuelles ou pluri-annuelles (jusqu’à 3 ans), d’un montant maximal de 200 000 € pour 3 ans. Le comité considérera également des projets exploratoires (modèles ou technologies utilisés, cibles thérapeutiques étudiées) pour un fnancement de 40 000 € maximum pour un an afin d’obtenir une validation du concept. Certains financements pourront porter sur une quatrième année de thèse (à hauteur de 39 000 € pour 1 an).

Cependant, une même équipe ne pourra pas demander une subvention « Equipe » et un financement doctoral. Le porteur de projet principal devra obligatoirement être un membre statutaire d’une équipe dont la structure est rattachée à un organisme public de recherche (EPST ou EPIC) ou à un établissement public de santé.
Une équipe ne pourra être impliquée que dans un seul projet soumis.

Par ailleurs, les demandes ne pourront concerner que des collaborations entre équipes de recherche et cliniques françaises.

Attention

Nous avons mis en place un nouvel outil de dépôt des demandes. Nous recommandons vivement aux candidats de créer leur profil très rapidement et d’anticiper au maximum la gestion des renseignements administratifs liés à leur structure.
Il leur sera alors possible d'accéder à tout moment au contenu du dossier de demande de subvention.

Comment répondre ?

La procédure d’appel d’offres comportera deux phases :

  • Une phase de présélection à partir de dossiers d’intention (jusqu’au 6 mars 2019)
  • Une phase d’évaluation des projets définitifs, sur la base de dossiers plus complets, à l’automne 2019

Attention, les candidatures s’effectuent désormais exclusivement en ligne via ce lien.

Tout dossier adressé par voie postale ou par courriel sera refusé.

Les décisions concernant la présélection seront uniquement communiquées par voie postale ou électronique fin juin 2019.

Les responsables de projets présélectionnés seront invités à compléter leur dossier en septembre ou octobre 2019 et recevront la décision finale du comité par voie postale ou électronique, en décembre 2019.

Nos experts

Président

Bruno GIROS
Professeur, chaire Graham Boeckh en schizophrénie, Douglas Hospital, McGill University, Montréal, Québec, co-responsable de l'équipe "Physiopathologie des maladies mentales", CNRS UMR 8246, Institut de biologie Paris Seine

Membres

Catherine BELZUNG
Professeur des universités, université François Rabelais, U930 Imagerie et Cerveau, équipe 4 « Troubles affectifs », Tours

Pierre BILLUART
Chargé de recherche, Inserm U894, Equipe « Génétique et développement du cortex cérébral », Paris

Alban DE KERCHOVE D'EXAERDE
Professeur, laboratoire de Neurophysiologie, Neuroscience Institute, université libre de Bruxelles, Belgique

Nathalie GODART
Pédopsychiatre, responsable de l'unité d'hospitalisation pour adolescents, Institut Mutualiste Montsouris, Paris

Philip GORWOOD
Professeur des universités - praticien hospitalier, psychiatre, chef de service à l'hôpital Sainte-Anne, directeur de l'équipe "Vulnérabilité aux troubles psychiatriques et addictifs", unité Inserm U894, Paris

Fabrice JOLLANT
Professeur des universités - praticien hospitalier, hôpital Saint-Anne, Université Paris Descartes, Inserm UMR 894, Equipe « Vulnérabilité aux troubles psychiatriques et addictifs », Paris

Jean-Luc MARTINOT
Directeur de recherches, pédopsychiatre, responsable de l'unité Inserm U1000 "Neuroimagerie et Psychiatrie", service hospitalier Frédéric Joliot - CEA, Orsay

Maria MELCHIOR
Directrice de recherche, chef de l’équipe de recherche en Epidémiologie Sociale, IPLESP, UMRS 1136 INSERM, responsable du Département SANTE de l’Institut Convergences sur les Migrations, Paris

Marie TOURNIER
Professeur des Universités - praticien hospitalier, Université de Bordeaux, centre de recherche Inserm 1219 et centre hospitalier Charles Perrens, pôle universitaire de psychiatrie d’adultes, Bordeaux

 

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