Adolescence : attention, virage difficile !

Le passage de l’enfance à l’âge adulte est toujours un moment sensible. Cette période de mutation peut être douloureuse, et le mal-être s’exprime souvent par des conduites à risques. La priorité : repérer et orienter rapidement ces jeunes vers des professionnels qualifiés. Pour prévenir des crises et agir sur les symptômes, avant qu'ils ne s’aggravent.
Le passage de l’enfance à l’âge adulte est toujours un moment sensible. Cette période de mutation peut être douloureuse, et le mal-être s’exprime souvent par des conduites à risques. La priorité : repérer et orienter rapidement ces jeunes vers des professionnels qualifiés. Pour prévenir des crises et agir sur les symptômes, avant qu'ils ne s’aggravent.
Le programme en bref
Soutenir les jeunes en souffrance psychique

Suicides et tentatives de suicide, troubles du comportement alimentaire, consommation de drogue, d’alcool et de tabac, addiction aux jeux vidéo, repli sur soi, émergence de troubles psychiatriques… le « mal-être » adolescent peut prendre des formes multiples, parfois très dangereuses. Pour certains, le contexte de crise sanitaire (confinement, couvre-feu) agit comme un révélateur ou un accélérateur de déséquilibres.

Bien qu’en recul depuis 10 ans, le suicide représente encore 16 % des décès des 15-25 ans et la récente étude I-Share (Inserm) révèle que 23 % des étudiants ont eu des idées suicidaires. La crise Covid-19 aurait un effet multiplicateur : l’étude de simulations réalisée par l’Association médicale australienne qui prédit une hausse moyenne de 25 % à 30 % de suicides chez les jeunes.  En cause : la coupure avec les amis, la promiscuité vécue en famille, les ruptures dans les prises en charge thérapeutiques ou sociales, le décrochage scolaire, les difficultés d’accès à l’emploi, aux formations…. Autant de sources d’anxiété qui s’additionnent et peuvent expliquer un profond mal-être.

De manière générale, l’adolescence peut être une période de vulnérabilité pendant laquelle les jeunes expriment rarement le besoin d’être aidés. Mais c’est aussi un âge « malléable » : un accompagnement précoce permet souvent de dénouer les situations à risques avant qu’elles ne s’aggravent. Surtout si l’on obtient l’adhésion du jeune aux soins proposés, et que ses proches sont impliqués.

C’est pourquoi depuis janvier 2016, notre intervention cible particulièrement des actions articulées autour du parcours de soins, à trois niveaux :

  1. renforcer le repérage précoce des jeunes présentant des souffrances psychiques et/ou l’émergence de troubles psychiatriques par une approche globale ;
  2. faciliter l’accès et l’adhésion aux parcours de soins[1] des jeunes par le développement de partenariats entre acteurs de la prévention, du sanitaire, du médico-social et du social  ;
  3. encourager l’autonomisation des jeunes et promouvoir des actions incluant les jeunes et leur entourage (parents, fratries, proches, etc.).
 

[1] Selon la définition de l’ARS, le parcours de soins s’entend comme « la trajectoire globale des patients et usagers dans leur territoire de santé (…). Il nécessite l’action coordonnée des acteurs de la prévention, du sanitaire, du médico-social et du social ».

à Christine Ferron Présidente du comité Santé des jeunes

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