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Maladies psychiatriques : coopérer pour comprendre

Les maladies psychiatriques touchent un Français sur cinq et constituent la première cause d’invalidité et d’arrêt de travail longue durée.
Pour qu’elles deviennent un jour « des maladies comme les autres », la Fondation de France s’investit dans la recherche sur les maladies psychiatriques, avec une volonté forte : décloisonner les disciplines et soutenir des projets collaboratifs.

Le programme en bref

Engagement total pour les maladies psychiatriques

C’est de notoriété publique : les maladies psychiatriques souffrent d’un déficit chronique de moyens et d’attention. Seuls 3 % des crédits publics dédiés à la recherche biomédicale sont consacrés à la recherche en psychiatrie, indique la Cour des comptes.

Cela alors que près de 3 millions de personnes présentent des troubles psychiques graves en France, comme la schizophrénie, la bipolarité, la dépression sévère, maladies évolutives et invalidantes. Les maladies psychiques sont au deuxième rang des causes mondiales de handicap et pourraient occuper la première place à l’horizon 2020 selon l’Organisation mondiale de la santé.

Dans un contexte de progrès scientifiques importants, notamment en neurosciences, la Fondation de France a lancé en 2016 un programme volontaire et ambitieux de soutien à la recherche sur les maladies psychiatriques. Ce programme se fixe trois objectifs :

  • identifier des biomarqueurs permettant d’établir des diagnostics plus rapidement ;
  • améliorer la prise en charge des patients en évaluant les pratiques thérapeutiques existantes ;
  • développer de nouvelles molécules et ainsi des traitements plus efficaces.

En 2016 et 2017, 12 projets ont été financés dans le cadre de ce programme pour 1,9 million d’euros.

Par ailleurs, nous avons initié dès 2004 un programme sur l’insertion des malades psychiques. Objectif : avoir une approche complète et transversale autour des troubles psychiques.

 

L'interview

«

Une personne sur cinq connaîtra dans sa vie une affection psychiatrique de longue durée

»

Bruno Giros Membre du comité Maladies psychiatriques

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