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« Droit de Cité ! » 2026 : les associations au cœur des territoires

16 février 2026

Le 30 janvier dernier, le Mouvement associatif a organisé, en partenariat avec la Fondation de France, la quatrième édition de son grand événement « Droit de Cité ! » à la Cité internationale universitaire de Paris. Près de 1 000 participants étaient réunis lors de cette journée d’échanges et de réflexions collectives autour d’une question centrale : comment consolider l’action des associations qui jouent un rôle essentiel dans la vie des territoires.

« Les temps sont difficiles. Nous vivons une période de grande incertitude qui nous oblige à revoir nos priorités et nos objectifs », a alerté en introduction de l’événement Claire Thoury, présidente du Mouvement associatif, appelant les acteurs et partenaires du monde associatif à mieux faire connaître l’importance des associations pour la vie démocratique, à la veille des élections municipales. Un objectif au cœur de la campagne de mobilisation citoyenne « La France qui (se) bat », lancée par le Mouvement associatif en partenariat avec France générosités. « L’objectif de cette campagne est de valoriser la place des associations et fondations dans la société et d’interpeller les futurs élus municipaux », a expliqué Mickaël Huet, délégué général du Mouvement associatif.

Invité à mettre en perspective les enjeux de la journée, Pierre Rosanvallon, historien et professeur au Collège de France, a souligné la nécessité pour le secteur associatif de renforcer sa visibilité et sa légitimité, rappelant qu’il remplit « des fonctions incontournables ». Notamment une fonction sociale, en allant « là où les pouvoirs publics ne sont pas », mais aussi une fonction démocratique, en se faisant « porte-parole des sans-voix ». Les associations permettent également selon lui d’« imaginer des possibles » et de « définir des réalités vers lesquelles on peut se diriger, trouver les mots pour dire les choses. Une des forces du monde associatif est en effet d’avoir un vocabulaire enrichi par la réalité et qui n’a pas le poids de l’idéologie sur les épaules ».

Nourrir la réflexion

Une première table-ronde animée par la journaliste Nora Hamadi a réuni Daniel Baal, président du Crédit Mutuel, Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France, Nathalie Latour, directrice générale de la Fédération des acteurs de la solidarité, et Stéphane Troussel, président du département de la Seine Saint Denis, sur le thème « Réinventer les alliances pour renforcer la vie démocratique ». Axelle Davezac a notamment rappelé que « les associations sont des lieux essentiels de la démocratie et de la cohésion sociale ». Elle a insisté sur l’importance de l’innovation, « rôle premier de la philanthropie », mais aussi de la coopération et de la confiance : « face à des problématiques de plus en plus complexes et imbriquées, il est indispensable de s’allier pour mutualiser les compétences et renforcer l’action collective. »

Lors d’une autre table-ronde, Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés, Laurence de Nervaux, directrice de Destin commun, Xavier Bertrand, Président du conseil régional des Hauts-de-France, Philippe Rio, maire de Grigny, et Abdelaali El Badaoui, président et fondateur de Banlieues Santé, ont échangé sur les moyens de redonner du pouvoir d’agir aux citoyens et de lutter contre le sentiment d’impuissance qui traverse la société.

Enfin, dans une intervention « carte blanche », Raphaël Ruegger, cofondateur de la Fédération française des trucs qui marchent, a proposé un tour d’horizon de projets efficaces et réplicables, découverts au fil de ses déplacements à travers la France. Rappelant qu’« il n’y a pas que des choses qui vont mal » et que « s’engager dans la vie locale est une immense source de bonheur », il a tenu à rendre hommage aux femmes et aux hommes qui s’engagent au quotidien dans leur commune, « notamment parce que c’est le dernier lien de confiance avec la politique. »

Des ateliers pour partager expériences et pratiques

Plusieurs ateliers thématiques, au cours desquels les participants ont confronté leurs expériences et leurs points de vue, se sont tenus tout au long de la journée. Les échanges ont notamment porté sur le rôle des associations comme piliers du lien social dans un contexte de recul des services publics, ou encore sur l’importance des fédérations et des associations locales pour créer du lien dans les quartiers populaires et territoires ruraux.

Coanimé par Marion Ben Hammo, responsable du Laboratoire Inventer demain à la Fondation de France, l’atelier « Faire collectif dans un contexte de crise systémique : pour un partenariat renouvelé entre associations et financeurs » a invité les participants à réfléchir aux nouvelles modalités de coopération entre associations, fondations et acteurs publics.

Parmi les enseignements partagés, les participants ont souligné l’importance du temps long et de la régularité des rencontres pour instaurer une relation de confiance entre associations et partenaires. Ils ont également insisté sur la nécessité de diffuser plus largement, notamment auprès des collectivités, les principes et conditions qui permettent à ces coopérations de fonctionner.

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