Le réseau Fondation de France s’agrandit : bienvenue aux nouvelles fondations abritées !
En 2025, la Fondation de France a accueilli 39 nouvelles fondations abritées. Face aux crises qui se multiplient, cette dynamique stable confirme la vitalité de la philanthropie en France.
« Si le nombre de nouvelles fondations abritées en 2025 reste stable, le niveau d’engagement est en forte hausse, particulièrement pour les fondations d’entreprise », observe Sabine de Soyres, directrice du Centre de philanthropie à la Fondation de France. « Elles s’engagent désormais en moyenne sur des montants compris entre 500 000 euros et un million d’euros par an, contre environ 100 000 euros en 2023. Il y a une vraie maturité des entreprises qui viennent structurer leur mécénat avec une stratégie philanthropique ambitieuse. C’est un très bon signal. »
Un engagement croissant des entreprises
La part des fondations créées par des entreprises progresse. En 2025, elles représentent la moitié des nouvelles créations, contre 30 % en 2024. Parmi elles figurent quatre grandes entreprises, plusieurs PME, ainsi que deux nouvelles fondations portées par la profession notariale : les Fondations des notaires solidaires des Savoie et des notaires engagés du 13.
L’année 2025 se distingue également par l’arrivée d’acteurs de l’enseignement supérieur et de la culture, avec la création de la Fondation Sciences Po Rennes, de la Fondation Alexandre Tharaud et de la Fondation du Théâtre de l’Odéon. « Porté par deux grands mécènes particuliers associés au théâtre public, le projet de la Fondation du Théâtre de l’Odéon vise par exemple à renforcer les moyens d’action de l’institution, notamment en matière d’ouverture à la diversité, de programmation et, à terme, de rénovation d’espaces », explique Sabine de Soyres.
Des moments charnières pour le lancement de projets philanthropiques
Autre tendance significative en 2025 : la hausse des donations avant cession. De plus en plus de dirigeants sollicitent la Fondation de France avant la vente de leur entreprise afin d’anticiper leur projet philanthropique. « Il s’agit d’un moment clé pour structurer des projets de grande ampleur. Ces opérations sont juridiquement complexes et demandent du temps, mais elles correspondent souvent à des engagements financiers importants », souligne Sabine de Soyres.
Cette dynamique s’inscrit plus largement dans une tendance où les philanthropes accélèrent leur réflexion à des moments charnières de leur histoire patrimoniale : cession d’entreprise mais aussi transmission aux enfants ou succession conséquente.
La volonté d’associer plusieurs générations dans la gouvernance des fondations familiales se confirme en 2025. Grands-parents, enfants et parfois petits-enfants participent ensemble à la définition des priorités. « Le temps d’accompagnement est plus long car il suppose un véritable travail d’alignement autour d’une cause commune. Mais cela permet de construire des projets qui répondent vraiment aux envies et aux motivations des philanthropes », explique Sabine de Soyres.
La Fondation Axial Partage illustre par exemple cette dynamique avec deux générations impliquées dans sa gouvernance. Créée à la suite de la vente d’un patrimoine immobilier, elle agit contre les discriminations, notamment pour l’égalité femmes-hommes, et soutient la protection des personnes en situation de migration, dont les réfugiés politiques.
Une mobilisation en faveur de multiples causes d’intérêt général
Les causes soutenues par les nouvelles fondations reflètent les grandes préoccupations contemporaines. En 2025, trois thématiques ressortent particulièrement : la petite enfance, le lien social, notamment le grand âge, et l’environnement.
La question du lien social mobilise fortement les fondations familiales, soucieuses de lutter contre l’isolement. « Nous observons par ailleurs en 2025 une progression notable des projets en faveur des femmes : violences, exclusion, mères isolées, accompagnement après des traitements lourds », indique Sabine de Soyres.
Certaines fondations se distinguent par un fort ancrage local, à l’image de la Fondation Uriage dans les Alpes ou de la Fondation Ar Seiz Avel en Bretagne. Cette dernière est née de l’initiative d’un collectif d’artistes bretons, sous l’impulsion de la commissaire-priseur Carole Jézéquel, afin de soutenir et valoriser le monde artistique breton qui valorise la région.
Enfin, l’arrivée de la Fondation Tocqueville mérite d’être soulignée : seule fondation abritée à la Fondation de France à inscrire explicitement la démocratie au cœur de son objet, elle entend contribuer au rayonnement de la pensée d’Alexis de Tocqueville, notamment sur le renforcement de la société civile.
Les nouvelles fondations abritées
Fondation Ad Maiora! - Fondation Alexandre Tharaud - Fondation Amethis - Fondation Ar Seiz Avel - Fondation ATL Impact - Fondation Axial Partage - Fondation Balafenn - Fondation CALLAINE - Fondation La Cordée - Fondation D.E.B.A.T - Fondation En Vie de Mouvement - Fondation Ekalamata - Fondation Entraide Hostater - Fondation Etoile - Fondation Fountaine Pajot - Fondation Générosité à impact - Fondation Green Got - Fondation Groupe SNCF - Fondation Guy Saias - Fondation Ingérop - Fondation Jean-Jacques Hirsch - Fondation Louise Peyrelongue - Fondation Martine Borde-Mortain - Fondation MNK - Fondation Odéon – Théâtre de l’Europe - Fondation des notaires engagés du 13 - Fondation des notaires solidaires des Savoie - Fondation Phénomène - Fondation Le Rocher Bleu - Fondation Salti - Fondation Sciences Po Rennes - Fondation SJ PPL - Fondation Socotec - Fondation StellaGroup - Fondation Terre & Fils - Fondation Tocqueville - Fondation Uriage - Fondation Xavier Chauderlot - Fondation Younities