Nicolas Nicolaïdes, au-delà des actes
Ancien notaire, Nicolas Nicolaïdes est bénévole à la Fondation de France Centre-Est où il met sa connaissance du droit au service de l’intérêt général.
Il n’a pas le bac, et alors ? Nicolas Nicolaïdes a depuis longtemps compris que ses 45 ans de pratique du judo – dont une décennie à concourir à haut niveau – lui avaient appris l’essentiel : le respect, l’humilité et une confiance dans le travail.
Issu d’une famille qui compte de nombreux médecins, il opte sans conviction particulière pour l’école de notariat, accessible dès la fin de terminale. C’est une révélation. « Quand j’ai ouvert pour la première fois un code civil, j’ai su que c’était ce que je voulais faire. Cet ensemble de règles et de cadres légaux avait quelque chose de très structurant. Chaque situation était prévue et avait sa réponse. Encore aujourd’hui, j’adore le droit », confie Nicolas Nicolaïdes. Il travaille dur, réussit les examens et officiera pendant plus de vingt années en tant que clerc de notaire puis notaire, à Saint-Vallier puis Grenoble.
Son métier le passionne et le comble, autant pour sa rigueur que pour sa dimension profondément humaine. Derrière les actes et les montages juridiques, ce sont avant tout des parcours de vie qu’il accompagne. « Il faut aimer les gens pour exercer ce métier. Savoir les écouter, les comprendre pour leur apporter des solutions juridiques ou de gestion patrimoniale qui leur conviennent », confie-t-il. À cette passion pour le conseil s’ajoute celle de l’écriture et de la transmission. Afin de partager son expérience et ses connaissances avec ses pairs, il rejoint le groupe LexisNexis pendant 12 ans, et enfin le groupe Fiducial où il prend la direction éditoriale puis celle des professions juridiques et notariales. En parallèle il intègre l’Institut National de Formation Notariale et forme de nouvelles générations de notaires.
Devenu jeune retraité, c’est par le bais d’un ami notaire, lui-même bénévole à la Fondation de France Centre-Est, que Nicolas Nicolaïdès décide de s’engager à son tour en 2025. Le monde de la philanthropie lui est inconnu mais il est conquis par l’état d’esprit des équipes de la fondation : « professionnel, rigoureux et qui agit au service des autres ». Sa maîtrise du droit se révèle un précieux outil : « j’accompagne des testateurs dans leurs projets d’intérêt général. C’est très enthousiasmant de conseiller les personnes pour qu’elles puissent aider les autres grâce à leurs legs. Et ce sont souvent des rencontres très émouvantes », confie-t-il. Il met également à profit son carnet d’adresses et convainc ses collègues de Grenoble de s’unir pour créer la Fondation des notaires du Dauphiné. Une contribution qui le ravit.
Au-delà des actes, des actes encore : Nicolas Nicolaïdes a distribué des repas en décembre dernier, aux côtés de l’association Point d’eau, soutenue par la Fondation de France. « Un moment fort où on arrête de se regarder le nombril pour se mettre au service des autres et se sentir utile », conclut-il.
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