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Solidarité migrants

Soutenir l’engagement citoyen auprès des exilés

Date limite de dépôt des dossiers : 17 décembre 2019 à 17h
contact : solidaritemigrants@fdf.org

Qui peut répondre ?

Les associations loi 1901.

Quels critères de sélection ?

Critères communs aux deux axes

Les projets seront jugés sur leur capacité à :

  • Reconnaître et favoriser la capacité d’agir des exilés
  • Considérer les personnes dans leur globalité avec des approches intégrées
  • Décloisonner, créer des passerelles entre métiers, des partenariats entre associations, des réseaux de professionnels
  • Capitaliser sur les bonnes pratiques, produire des supports et des analyses sur le changement social qu’elles génèrent.

Critères d’exclusion. Ne seront pas retenus les projets qui :

  • Concernent essentiellement les charges récurrentes ou activités habituelles des structures, sauf pour les associations de moins de 3 ans
  • ont un effet uniquement ponctuel
  • touchent un seul individu ou une seule famille
  • concernent les migrants issus d’un seul pays de provenance (de rares exceptions sont possibles sur la base d’un exposé détaillé des raisons pour lesquelles le projet ne peut s’appliquer qu’à une nationalité)
  • se substituent au « droit commun »
  • se limitent à prendre en charge les besoins immédiats (logement, biens de consommation courante) 
  • ne disposent pas de cofinancement ou d’autofinancement (la Fondation de France ne financera pas 100% du projet) 
  • se limitent à l’organisation de manifestations ou autres événements ponctuels.

ATTENTION : certaines thématiques sont traitées par d’autres programmes de la Fondation de France et ne sont donc pas éligibles au programme solidarité migrants:

  • Les projets concernant les mineurs non accompagnés ainsi que les enfants de familles migrantes doivent être adressés au programme enfance ici
  • Les projets dont les dépenses sont directement liées au logement des personnes migrantes doivent être adressés au programme habitat ici

Agir au cœur des territoires 

Soutien à des associations d’accompagnement global des personnes, situées dans des zones rurales ou des villes de moins de 150 000 habitants.

Ne sont éligibles que :

  • les associations qui ne cherchent pas à porter elles-mêmes tous les volets de l’accompagnement mais nouent des partenariats avec les structures locales, y compris les organismes publics si c’est pertinent.
  • Les associations qui mettent en relation les exilés et les habitants du territoire au-delà du cercle des militants associatifs, et/ou qui mènent des initiatives de sensibilisation visant à changer le regard sur les migrants et à rendre la société plus accueillante.
  • Les associations qui permettent la participation directe des exilés dans les choix, les contenus, le déroulement et l’évaluation du projet. La réalité de cette participation sera évaluée à travers l’identification des processus mis en place, des difficultés repérées et des outils imaginés pour les surmonter. Les projets portés par des structures dont la gouvernance associe des exilés bénéficieront d’une attention particulière.

Les demandes peuvent concerner l’installation et l’aménagement d’un local, le recrutement d’un salarié, l’achat de matériel indispensable etc.

L’objectif de ce programme n’est pas de financer les dépenses courantes des associations mais de leur permettre de franchir un cap dans leur structuration et leur professionnalisation. Ainsi :

- les dépenses liées à l’hébergement des personnes accompagnées par l’association (paiement des loyers ou nuitées d’hôtel notamment) ne doivent pas représenter plus de 10% du budget du projet.

- les dépenses liées aux déplacements des personnes accompagnées par l’association (billets de train pour les entretiens à l’Ofpra, par exemple) ne doivent pas représenter plus de 10% du budget du projet.

Les projets portés par des associations récentes et issues de la mobilisation citoyenne seront étudiés avec une attention particulière.

Les associations candidates peuvent faire, en plus de leur demande de subvention, une demande d’accompagnement méthodologique par un consultant (voir encadré sur l’offre M+).

Former et accompagner

Soutien à la formation et à l’accompagnement des bénévoles associatifs agissant auprès des personnes migrantes, notamment – mais pas exclusivement- pour l’enseignement du FLE, l’aide juridique et le recueil de données à des fins d’enquête/plaidoyer.

Le bénévolat auprès des exilés requiert des compétences particulières, à la fois d’ordre général (interculturalité, juste distance etc.) et particulier (compétences et connaissances juridiques, pédagogiques, administratives etc., selon l’activité pratiquée).

Une formation initiale et continue solide est indispensable pour être réellement utile.

L’objectif de cet axe est d’accompagner les associations souhaitant structurer et professionnaliser l’action des bénévoles, le financement devant permettre de 1. plus/mieux former les bénévoles, 2. les accompagner si nécessaire à travers des séances d’analyse des pratiques/capitalisation.

Les projets soumis devront répondre aux critères suivants :

  • Il doit s’agir d’une nouvelle formation ou d’un renforcement significatif des formations existantes.
  • Les formations doivent s’adresser en priorité aux bénévoles (et non aux salariés de la structure, même s’ils peuvent évidemment y assister).
  • Les dépenses peuvent inclure : le salaire (ou une partie du salaire) du salarié formateur ou la prestation d’un intervenant extérieur, les déplacements des bénévoles ou des formateurs, les frais de restauration éventuels (dans une limite raisonnable), les frais de réalisation et de dissémination d’outils et de supports (guide, outil numérique etc.).
  • Attention : la conception d’outils et supports n’est éligible que si des outils similaires n’existent pas déjà en libre accès ou ne sont pas disponibles auprès d’autres associations. Ce point sera vérifié lors de l’instruction des projets.
  • Les projets doivent être portés par la structure formée et non par un prestataire.

Il pourra s’agir :

  • de formation à l’enseignement du français langue étrangère, aux procédures d’asile, au droit des étrangers, aux procédures administratives, à la « juste distance, » à l’interculturalité, à l’autonomisation des personnes accompagnées, au recueil de données statistiques, à la sensibilisation, à l’interaction avec des personnes traumatisées, à la relation avec les travailleurs sociaux – cette dernière pouvant être assortie d’ateliers de concertation entre les parties prenantes sur un territoire (travailleurs sociaux, élus, bénévoles etc.) pour définir les missions de chacun –,  etc. (cette liste n’est pas exhaustive, et d’autres types de formation peuvent être imaginés);
  • de la mise en place d’un processus d’accompagnement/supervision/formation continue des bénévoles dans la durée, avec des temps d’échange de pratiques.

Quelles modalités de soutien ?

Le soutien de la Fondation de France est apporté sous forme d’une subvention annuelle ou pluriannuelle (2 ou 3 ans). Pour une première demande ou pour une demande issue d’une très petite structure ou d’une structure récente, il est recommandé de postuler pour une durée de 1 ou 2 ans maximum.

Comment répondre ?

L’appel à projets « soutenir l’engagement citoyen auprès des exilés » comprend 2 sessions par an. Les porteurs de projets doivent d’abord soumettre en ligne une brève note d’intention, qui est étudiée par un jury de présélection. Les candidats retenus à l’issue de la présélection devront remplir un dossier complet de demande de subvention, qui sera étudié par le comité d’experts bénévoles.

Les dates limites de réception des notes d’intention sont : 17 décembre 2019 (17h) et 1er septembre 2020 (17h). Les candidatures seront ouvertes le 17 octobre 2019 pour la première session, le 1er juin pour la seconde.

Attention, les candidatures s’effectuent exclusivement en ligne.

Les décisions seront communiquées par voie postale ou électronique.

Pour toute question, vous pouvez écrire à solidaritemigrants@fdf.org.

AIDE METHODOLOGIQUE COMPLEMENTAIRE

     M+ : Accompagner les acteurs de terrain

Attentive aux difficultés rencontrées par certains acteurs de terrain, la Fondation de France peut, dans certains cas, accorder un appui méthodologique m+. Il se traduit par une aide financière, complémentaire à la subvention accordée dans le cadre de l’appel à projets. Comme la subvention, cette aide est soumise à l’avis du comité d’experts. Il s’agit de mettre à disposition conseil et expertise, en finançant l’intervention d’un consultant compétent qui peut intervenir dans toutes les phases du projet : structuration, pilotage, partenariats, évaluation etc.

L’aide est estimée en « jours-consultant ». Le curriculum vitae du professionnel pressenti par le porteur de projet devra être approuvé par la Fondation de France pour confirmer son financement.

 

Les objectifs de développement durable de votre projet

Tout porteur de projet désirant déposer un projet dans le cadre de l’un des programmes de la Fondation de France, se verra demander à quels ODD son projet contribue. Il est possible de choisir quatre objectifs, un obligatoire et trois facultatifs. Chaque candidat est encouragé à les hiérarchiser selon les spécificités de son projet.

> Voir les ODD
En savoir plus sur les ODD

Comité Solidarité Migrants

Président :

Régis Koetschet
Diplomate, ancien Ambassadeur, ancien Délégué pour les relations avec la société civile et les partenaires à la Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du Ministère des Affaires étrangères et européennes, assesseur à la Cour Nationale du Droit d’Asile.

Membres :

Annie Berger
Anciennement Conseillère municipale à Caen, Déléguée à l’Economie sociale et solidaire, Conseillère communautaire à l’agglomération de Caen, administratrice à l’Office Public HLM de Caen, membre du Comité « Emploi » de la Fondation de France.

Emilie Deudon
Déléguée générale de la fondation « Un Monde Par Tous » (sous égide de la Fondation de France), ancienne co-responsable de Prison Insider, ancienne responsable du suivi des évolutions juridiques en droit des étrangers et droit d’asile en France et Union Européenne au sein de l’association Forum Réfugiés-COSI.

Elodie Hermant
Psychologue clinicienne spécialiste du psycho-traumatisme des victimes de violences en contexte de guerre, assesseur à la Cour nationale du droit d’asile, anciennement consultante dans le cadre de missions de maintien de la paix des Nations Unies et de l’OSCE, notamment en Afghanistan, au Kosovo, en RDC et en Ukraine.

Hana Jaber
Chercheure associée à la chaire d’histoire du monde contemporain au Collège de France, anciennement secrétaire scientifique des études contemporaines de l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo) et coordinatrice scientifique de l’Institut du monde contemporain au Collège de France.

Dr Isabelle Marin
Médecin, ancienne responsable de l’équipe mobile des soins palliatifs du centre hospitalier Saint-Denis, ancienne coordinatrice fondatrice du réseau Onconord, coordonnait le groupe multi-culturalité et précarité de son hôpital, ancienne responsable de la LAMPES (expérimentation sur la précarité) et formatrice sur les soins palliatifs et la douleur.

 

Antoine Paumard

Directeur de l’association JRS-France (Jesuit Refugee Service). Membre du Conseil des Territoires de l’Institut Convergences Migration, Collège de France. Anciennement en poste en Afghanistan (ACTED) et au Kenya (consultant Nations Unies).