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Solidarité migrants

Santé mentale des exilés : accompagner les personnes en souffrance psychique

Les candidatures seront ouvertes le 11 décembre 2019. La date limite de réception des notes d’intention est le 11 mars 2020 à 17h.

Qui peut répondre ?

Vous pouvez participer si vous êtes un organisme à but non lucratif : association loi 1901 ou structure de soins.

Quels critères de sélection ?

Face à la pénurie de l’offre de soins pour les exilés en souffrance psychique, ce programme vise à soutenir les initiatives permettant de prendre en charge un plus grand nombre de personnes – soit parce que les activités ont lieu en groupe, soit parce qu’elles sont de courte durée, soit parce qu’elles reposent sur le bénévolat.

Il peut s’agir de méthodes connues (thérapies brèves, art-thérapies, maraudes psychologiques régulières, groupes de parole, sport-thérapies, mobilisation et formation de réseaux de psychologues bénévoles, thérapies de premier recours, EMDR etc.) mais aussi de projets innovants, y compris – si elles sont préparées et encadrées par un professionnel de santé mentale – de méthodes appliquées par des personnes ne disposant pas d’un diplôme de psychologue ou de médecin.

Les projets incluant une évaluation du dispositif mis en place seront privilégiés, à des fins d’essaimage.

Les projets seront notamment jugés sur :

  • leur connaissance et capacité d’identification des bénéficiaires ciblés et de leurs besoins ;
  • la mise en place de partenariats pour référer les personnes les plus fragiles à des structures de soin spécialisées ;
  • leur capacité à considérer les personnes dans leur globalité avec des approches intégrées : travail sur le corps et la parole, liens avec des médecins généralistes, accompagnement administratif et juridique ou partenariat étroit avec une structure prenant en charge ces aspects.
  • leur capacité à décloisonner, à créer des passerelles entre métiers et des partenariats entre structures ;
  • la qualité de mise en œuvre d’une évaluation de l’impact des actions ;
  • leur capacité à  capitaliser sur les bonnes pratiques, produire des supports et des analyses sur le changement qu’elles génèrent.
  • les cofinancements et éventuels gages de pérennité du projet.

Critères d’exclusion. Ne seront pas retenus les projets qui :

  • consistent en des consultations individuelles classiques sur le temps long ;
  • touchent un seul individu ou une seule famille ;
  • concernent les migrants issus d’un seul pays de provenance (de rares exceptions sont possibles sur la base d’un exposé détaillé des raisons pour lesquelles le projet ne peut s’appliquer qu’à une nationalité) ;
  • concernent les charges récurrentes ou activités habituelles des structures, sauf pour les associations de moins de 3 ans ;
  • ne sont pas au minimum élaborés et supervisés par un professionnel de santé mentale ;
  • concernent en majorité des personnes atteintes de maladies psychiques invalidantes, car ils relèvent d’un autre programme de la Fondation de France (voir plus bas) ;
  • ne disposent pas de cofinancement ou d’autofinancement (la Fondation de France ne peut pas financer 100% du projet) ;
  • se limitent à l’organisation de manifestations ou autres événements ponctuels.

ATTENTION : certaines thématiques sont traitées par d’autres programmes de la Fondation de France et ne sont donc pas éligibles au programme solidarité migrants :

  • Les projets concernant les maladies psychiques invalidantes et évolutives (schizophrénies, troubles bipolaires et dépression majeure) sont à soumettre au programme maladies psychiques ici 
  • Les projets concernant les mineurs non accompagnés doivent être adressés au programme santé des jeunes ici
  • Les projets concernant les jeunes enfants de familles migrantes doivent être adressés au programme enfance ici
  • Les projets de consultations transculturelles et d’interprétariat dans le domaine de la santé doivent être adressés via l’appel à projet humanisation des soins ici 

Quelles modalités de soutien ?

Le soutien de la Fondation de France est apporté sous forme d’une subvention annuelle ou pluriannuelle (2 à 3 ans). Pour une première demande ou pour une demande issue d’une très petite structure ou d’une structure récente, il est recommandé de postuler pour une durée de 1 à 2 ans maximum.

Comment répondre ?

L’appel à projets « accompagner les exilés en souffrance psychique » comprend une session annuelle. Les porteurs de projets doivent d’abord soumettre en ligne une brève note d’intention, qui est étudiée par un jury de présélection. Les candidats retenus à l’issue de la présélection devront remplir un dossier complet de demande de subvention, qui sera étudié par le comité d’experts bénévoles.

 La date limite de réception des notes d’intention est le 11 mars 2020 à 17h. Les candidatures seront ouvertes le 11 décembre 2019.

Attention, les candidatures s’effectuent exclusivement en ligne.

Tout dossier adressé par voie postale ou par courriel sera refusé.

Les décisions seront communiquées par voie postale ou électronique.

Pour toute question, vous pouvez écrire à solidaritemigrants@fdf.org

AIDE METHODOLOGIQUE COMPLEMENTAIRE

     M+ : Accompagner les acteurs de terrain

Attentive aux difficultés rencontrées par certains acteurs de terrain, la Fondation de France peut, dans certains cas, accorder un appui méthodologique m+. Il se traduit par une aide financière, complémentaire à la subvention accordée dans le cadre de l’appel à projets. Comme la subvention, cette aide est soumise à l’avis du comité d’experts. Il s’agit de mettre à disposition conseil et expertise, en finançant l’intervention d’un consultant compétent qui peut intervenir dans toutes les phases du projet : structuration, pilotage, partenariats, évaluation etc.

L’aide est estimée en « jours-consultant ». Le curriculum vitae du professionnel pressenti par le porteur de projet devra être approuvé par la Fondation de France pour confirmer son financement.

 

     E+ : Comment agir pour l'environnement ?

Toutes nos actions, nos façons de consommer, de produire ou de travailler ont des impacts, lorsqu’ils
sont négatifs, doivent être pris en compte dans la conduite des projets. C’est pourquoi la Fondation de France souhaite donner les moyens aux porteurs de projets qu’elle soutient d’enclencher
concrètement des démarches pour limiter les impacts négatifs de leurs actions.

Encore faut-il savoir s’y prendre.

Dans cette perspective, la Fondation de France propose un complément de financement pour aider les porteurs de projets à évaluer les impacts environnementaux de la mise en œuvre de leur projet, bâtir un plan d’action avec des solutions alternatives et en évaluer les éléments financiers.

Pour cela, un consultant spécialiste des enjeux qui seront abordés sera proposé aux porteurs de projet qui en font la demande afin d’adapter le plan d’action au plus près de leurs besoins et de manière réaliste.

Important : ne pourront être soutenus que les organismes qui auront bénéficié en 2020 d’une subvention dans le cadre de l’un ou l’autre des appels à projets de la Fondation de France.

Les objectifs de développement durable de votre projet

Tout porteur de projet désirant déposer un projet dans le cadre de l’un des programmes de la Fondation de France, se verra demander à quels ODD son projet contribue. Il est possible de choisir quatre objectifs, un obligatoire et trois facultatifs. Chaque candidat est encouragé à les hiérarchiser selon les spécificités de son projet.

> Voir les ODD
En savoir plus sur les ODD

Jury Santé Mentale des exilés

Elodie Hermant
Psychologue clinicienne spécialiste du psycho-traumatisme des victimes de violences en contexte de guerre, assesseur à la Cour nationale du droit d’asile, anciennement consultante dans le cadre de missions de maintien de la paix des Nations Unies et de l’OSCE, notamment en Afghanistan, au Kosovo, en RDC et en Ukraine.

Dr Isabelle Marin
Médecin, ancienne responsable de l’équipe mobile des soins palliatifs du centre hospitalier Saint-Denis, ancienne coordinatrice fondatrice du réseau Onconord, coordonnait le groupe multi-culturalité et précarité de son hôpital, ancienne responsable de la LAMPES (expérimentation sur la précarité) et formatrice sur les soins palliatifs et la douleur.

Claire Mestre
Psychiatre-psychothérapeute, anthropologue, au service de Consultation de médecine transculturelle, CHU de Bordeaux.

Dr Pauline Lefebvre
Pédopsychiatre, praticienne hospitalière et médecin responsable de la Maison des Adolescents CASITA, à l’Hôpital Avicenne de Bobigny.

Dr Dolorès Lina Torres
Psychiatre des hôpitaux, au Centre hospitalier Édouard-Toulouse à Marseille.

 

Comité Solidarité Migrants

Président :

Régis Koetschet
Diplomate, ancien Ambassadeur, ancien Délégué pour les relations avec la société civile et les partenaires à la Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du Ministère des Affaires étrangères et européennes, assesseur à la Cour Nationale du Droit d’Asile.

Membres :

Annie Berger
Anciennement Conseillère municipale à Caen, Déléguée à l’Economie sociale et solidaire, Conseillère communautaire à l’agglomération de Caen, administratrice à l’Office Public HLM de Caen, membre du Comité « Emploi » de la Fondation de France.

Emilie Deudon
Déléguée générale de la fondation « Un Monde Par Tous » (sous égide de la Fondation de France), ancienne co-responsable de Prison Insider, ancienne responsable du suivi des évolutions juridiques en droit des étrangers et droit d’asile en France et Union Européenne au sein de l’association Forum Réfugiés-COSI.

Elodie Hermant
Psychologue clinicienne spécialiste du psycho-traumatisme des victimes de violences en contexte de guerre, assesseur à la Cour nationale du droit d’asile, anciennement consultante dans le cadre de missions de maintien de la paix des Nations Unies et de l’OSCE, notamment en Afghanistan, au Kosovo, en RDC et en Ukraine.

Hana Jaber
Chercheure associée à la chaire d’histoire du monde contemporain au Collège de France, anciennement secrétaire scientifique des études contemporaines de l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo) et coordinatrice scientifique de l’Institut du monde contemporain au Collège de France.

Dr Isabelle Marin
Médecin, ancienne responsable de l’équipe mobile des soins palliatifs du centre hospitalier Saint-Denis, ancienne coordinatrice fondatrice du réseau Onconord, coordonnait le groupe multi-culturalité et précarité de son hôpital, ancienne responsable de la LAMPES (expérimentation sur la précarité) et formatrice sur les soins palliatifs et la douleur.

Antoine Paumard

Directeur de l’association JRS-France (Jesuit Refugee Service). Membre du Conseil des Territoires de l’Institut Convergences Migration, Collège de France. Anciennement en poste en Afghanistan (ACTED) et au Kenya (consultant Nations Unies).