Un homme et son fils de l'association Enjeux d'enfants, qui a pour but de promouvoir toutes les actions visant à informer, former, sensibiliser à propos des incidences de l'incarcération sur la famille.
Prisons

Vulnérabilité & précarité

Prisons : sortir de la délinquance

Date limite de dépôt des dossiers
31 mai 2017 pour un financement fin 2017 ou en 2018 — prisons@fdf.org

Pourquoi ?

La désocialisation brutale que provoque l'incarcération et la surpopulation sont des problèmes identifiés depuis longtemps dans notre système carcéral. En juillet 2016, 69 500 personnes étaient détenues dans les prisons françaises, pour une capacité d’accueil de 58 300 places. Consciente que la question des prisons en France devient de plus en plus préoccupante, la Fondation de France a ouvert un programme Prisons en 2013, et soutient des initiatives visant à éviter la récidive.

Le constat est simple : 60 % des personnes sorties de prison sans accompagnement retournent en détention dans les 5 ans. Rupture des liens sociaux, difficultés pour trouver un logement, éloignement de la famille, obstacles dans l’accès aux soins… Les anciens détenus ont souvent du mal à retrouver leur place dans la société.

Les acteurs des lieux de détention (conseillers d’insertions, surveillants, etc…) et les associations intervenant dans et hors la prison doivent, pour assumer ce travail de préparation de projets individualisés de réinsertion dans des conditions satisfaisantes, s'appuyer sur un réseau de partenaires diversifés.

Le programme « Prisons » ouvert en 2013, est le fruit d’une réflexion collective initiée en réponse aux nombreuses demandes de subvention de la part des associations. Il soutient des actions permettant de préparer et d'accompagner la réinsertion des personnes sous écrou et de favoriser le maintien des liens sociaux pendant la détention. 

 

80 % des personnes détenues sortent sans accompagnement ni plan de réinsertion.

Quels objectifs ?

  1. Préparer et accompagner la sortie

  2. Soutenir et accompagnerl’insertion sociale de personnes condamnées à des mesures et sanctions alternatives

  3. Maintenir les relations avecles proches
     

Qui peut répondre ?

L’appel à projets s’adresse aux associations et à toutes les structures à but non lucratif qui accompagnent des personnes au cours de leur détention et à leur sortie, ainsi que pendant l’exécution de peines alternatives. Il s’adresse également aux associations qui travaillent avec les proches des personnes sous écrou. Les associations et structures doivent justifer de deux ans d’expérience auprès du public concerné.

Nos experts

Le comité d’experts qui évaluera les projets est composé de spécialistes et/ou acteurs de la réinsertion post-carcérale.

 Président

Franck TANIFEANI
Directeur général de l’association pour la réadaptation sociale (ARS), Marseille et président du groupe national d’appui
« Justice » à la FNARS

Membres

Mme Yasmine BOUAGGA
Sociologue, Chargée de recherche CNRS
 
Dr Cyrille CANETTI 
Psychiatre, Centre Hospitalier Sainte Anne contrôleur général  et  Psychiatre des lieux de privation de liberté 
 
M. Philippe-Marie DROUET
Responsable des politiques institutionnelles, Direction Territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse de Paris
 
M. Xavier GUILLER
Travailleur social à l’association l’APCARS

M. Sylvain LHUISSIER
Délégué général de l’association Chantiers Passerelles
 
Mme Odile NAUDIN
Vice-Présidente de l’Union nationale des associations de maisons d'accueil de familles de personnes incarcérées (UFRAMA)
 
M. Ludovic FOSSEY
Vice-président chargé de l’application des peines au Tribunal de grande instance de Paris
 
Dr Bernadette LAVERDURE
Médecin psychiatre à l’unité sanitaire du Centre de détention de Melun et au centre médico psychologique du secteur Melun
 
M. Yann MAURIN
Chargé de formation au Département Insertion probation et criminologie à l'Ecole Nationale de l'Administration Pénitentiaire
 
M. Alexis SAURIN 
Président de la Fédération des Associations Réflexion-Action, Prison Et Justice (FARAPEJ)