Dominique Mansanti : la foi dans le progrès social
Ancienne enseignante-chercheuse en politiques publiques et sociales, Dominique Mansanti est bénévole à la Fondation de France Méditerranée.
Il y a des années qui marquent une vie. « Quand j’ai débuté ma carrière à Marseille, j’ai vécu 7 années passionnantes. Les lois sur le RMI et sur le logement avaient été votées et, avec la décentralisation, tout était à mettre en place avec les associations. On avait l’impression d’être au cœur des politiques sociales », se souvient Dominique Mansanti. Jeune diplômée en sciences politiques, elle est alors conseillère technique « innovation sociale et développement de la vie associative » à l’URIOPSS (Union régionale interfédérale des organismes privés sanitaires et sociaux), considérée à l’époque comme le « ministère privé des affaires sociales ».
De cette première expérience, Dominique gardera le goût de la chose publique et de l’innovation sociale qu’elle continuera à développer à l’Université de Grenoble, en tant qu’enseignante chercheuse en politiques publiques. Quand sonne l’heure de la retraite en 2019, Dominique Mansanti quitte Grenoble pour Aix en Provence. « J’avais une nouvelle vie à construire et je voulais continuer à avancer, à réfléchir, m’interroger, apprendre, me sentir utile à la société ». Elle commence sa vie de retraitée active avec des missions de commissaire-enquêteur pour le tribunal administratif. Elle réalise des expertises ciblées sur des sujets très divers : les hauts-fourneaux d’Arcelor Mittal, la destruction de la prison des Baumettes, le canal de Provence. « C’était très intéressant, j’ai appris beaucoup, mais il me manquait quelque chose », confie Dominique Mansanti.
Ce supplément d’âme, c’est à la Fondation de France Méditerranée qu’elle va le trouver. Par le truchement de deux de ses amies, elles-mêmes bénévoles, Dominique Mansanti rejoint le comité « Santé Psychique des jeunes » en 2021. « Il n’y a pas de hasard, je viens d’une famille où les valeurs d’engagement étaient fortes et j’ai grandi avec la figure d’un grand-père responsable du Secours catholique des Alpes Maritimes ». Parmi les projets qu’elle suit, elle s’enthousiasme pour les interventions des ambassadeurs en santé mentale dans les collèges et les lycées, qui permettent d’orienter les jeunes les plus fragiles vers le soin. Son périmètre d’activité s’élargit peu à peu à la question du lien social et du handicap.
Depuis quelques mois, Dominique Mansanti étudie des projets de « Démocratie en santé ». « J’adhère beaucoup à cette approche qui donne une place centrale au patient. C’est important que la Fondation de France s’engage sur des initiatives de pair-aidance ou des démarches participatives en santé, car son soutien donne du crédit aux actions menées et peut aider à faire bouger les choses », conclut Dominique Mansanti qui puise dans sa mission de quoi nourrir sa foi dans le progrès social.