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Sur le territoire Centre-Est, identifier et prendre en charge les souffrances des jeunes

Sur le territoire Centre-Est, identifier et prendre en charge les souffrances des jeunes

Isolement, précarité, repli sur soi, … Le contexte de crise sanitaire a mis en exergue les difficultés de la jeunesse. Depuis 1994, la Fondation de France soutient des projets autour du repérage précoce des jeunes en souffrance psychique, de l’accès aux soins et de l’autonomisationLuc Mazurelle, instructeur bénévole, éclaire l’engagement de la Fondation de France Centre-Est.

luc mazurelle benevoleLuc Mazurelle, instructeur bénévole pour la Fondation de France

Physiologiste et informaticien de formation, Luc Mazurelle a travaillé dans la gestion de données durant vingt ans, d’abord comme chef d'entreprise, puis comme salarié à l’Institut national de la statistique et des études économiques. Après sa retraite, il devient instructeur bénévole pour la Fondation de France en 2016. Son rôle est d’instruire des dossiers issus d’appels à projets, sur des thèmes variés comme la santé, l’environnement ou l’emploi. Son rôle de référent consiste à être un lien entre les instructeurs de Paris et d'autres régions, et les porteurs de projet sur le terrain. Ayant grandi avec un père directeur d’un hôpital psychiatrique, Luc a été sensibilisé très tôt aux problématiques de santé mentale. C’est pour cela qu’aujourd’hui, il travaille notamment sur l’appel à projets "Santé des jeunes", qui se concentre particulièrement sur leur santé psychique.

Quelles sont les problématiques de santé concernant les jeunes de la région ?

La région Auvergne-Rhône-Alpes est un territoire riche de sa jeunesse ! On compte quinze sites universitaires accueillant 300 000 étudiants. Rien qu’à Lyon, seconde ville universitaire de France, ils sont 130 000. À la Fondation de France, nous avons fait le choix de travailler sur les problèmes psychiques des jeunes : addictions, risques suicidaires et troubles des conduites alimentaires. De plus, la région accueille 39 600 étudiants étrangers hors Erasmus. Nombre d’entre eux doivent trouver comment payer leurs études et vivre par leur propre moyen. C’est une population ayant des difficultés supplémentaires par rapport aux autres étudiants, avec notamment de grands besoins en matière de lutte contre l’isolement et d’aide alimentaire.

Vous êtes engagé depuis cinq années aux côtés de la Fondation de France. Quelles actions ont été mises en place à destination des jeunes?

De la prise en charge de postes de psychologues dans les missions locales, à l’accès au service de santé des mineurs migrants non-accompagnés ou encore la prise en charge précoce des psychoses chez les jeunes pour éviter des hospitalisations… La Fondation de France met en place énormément de choses pour les jeunes. Avec un fil conducteur : le soutien aux solutions innovantes, qui répondent à un besoin mal couvert. Depuis cinq ans, le programme Santé des Jeunes a évolué, en mettant l’accent sur la continuité des soins psychiques. Actuellement, le délai pour obtenir un rendez-vous en pédopsychiatrie est d’environ six mois. C’est dramatique ! Nous essayons de trouver des solutions intermédiaires, par exemple avec l'accompagnement d’un psychologue durant ce laps de temps. Cette continuité des soins passe aussi par le financement d’équipes mobiles pouvant aller vers les jeunes isolés, ouvrir le dialogue et les orienter vers les services compétents. Il ne suffit pas d’identifier les souffrances. Il faut également se donner les moyens de les prendre en charge dans un parcours de soin.

Et durant la crise sanitaire ?

Dans le contexte de la crise sanitaire, la Fondation de France a particulièrement soutenu les associations de proximité qui agissent auprès des personnes vulnérables. Cinquante-quatre projets ont été financés, dont le Collectif Solidarité Etudiante de l’Université de Lyon III qui se mobilise depuis le printemps 2020 pour venir en aide aux étudiants lyonnais grâce à la mise en place d’une distribution alimentaire, d’aides psychologiques et de parrainage.

Elle a également changé ses règles d'instruction des dossiers, afin que les financements soient plus rapides et efficaces face à l’urgence de la crise. Enfin, elle a financé la structuration des associations, pour qu’elles continuent leurs actions au-delà de cette pandémie et se pérennisent.

Vous collaborez avec la Fondation depuis près de 6 ans. Quel regard avez-vous sur les actions qu’elle porte ?

Avant, mon image de la Fondation de France était celle d’une institution solide, mère de toutes les fondations et de toutes les causes. Vu de l’intérieur, j’ai constaté que cette grande maison qui abrite plus de 900 autres fondations, sait aussi se montrer adaptable et souple en cas de crise. Je le remarque également avec l’évolution du programme Santé des Jeunes. Nous avons chaque année des réunions stratégiques où nous partageons ce que nous avons appris du terrain grâce à nos correspondants locaux. Pour moi, la Fondation de France est une maison robuste qui sait faire face aux changements et à la crise.

La Fondation de France Centre-Est soutient chaque année près d’une dizaine de projets pour renforcer les capacités à agir et l’autonomie des jeunes sans soutien familial ou souffrants de troubles psychiques. 9 bénévoles experts sont présents sur le territoire pour instruire l’ensemble de ces projets.   

Découvrez la vidéo du Collectif de Solidarité étudiantes de l’Université Lyon 3 soutenu en 2020


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