Des femmes africaines en groupe.

Appel à projets

Sida, santé et développement : genre et VIH

Date limite de transmission des dossiers : 16 mai 2018
Contact : sida@fdf.org

 

Contexte

Dans la plupart des sociétés, les statuts des hommes et des femmes diffèrent et sont marqués par des rapports d’inégalité. La propagation du VIH s’en nourrit mais contribue également à les renforcer.

Les associations de lutte contre le sida, encouragées par les directives nationales et internationales, ont aujourd’hui largement conscience de l’impact de ces inégalités sur les populations qu’elles accompagnent. Cependant, elles peinent encore parfois à tirer, à partir de constats généraux, des déclinaisons pratiques efficaces.

Très souvent, la prise en compte des problématiques de genre se limite à privilégier les femmes comme cible principale des programmes (PTME, activités génératrices de revenus,…) sans tenir compte de l’impact de ces modalités d’intervention sur les rapports hommes-femmes. Aussi, il n’est pas rare qu’un tel ciblage se traduise paradoxalement par un renforcement des tâches et des responsabilités qui incombent aux femmes, et donc des inégalités de genre qu’il était censé combattre.

Ainsi, les femmes sont trop souvent considérées comme seules responsables de la prévention, du dépistage et de la divulgation du statut sérologique à leur entourage, de même que des soins à apporter à leurs enfants, conjoints ou parents malades. A l’inverse, les hommes demeurent toujours aussi éloignés des centres de dépistage et de prise en charge.

Par ailleurs, dans de nombreux pays, la norme hétérosexuelle entraîne encore souvent le rejet d’autres pratiques sexuelles ou d’autres identités (homosexuelles, bisexuelles, trans­genres...), repoussant davantage les personnes concernées hors des dispositifs de prévention et de soin.
 

Objectifs

Réduire les inégalités dans les rapports sociaux, interroger et déconstruire les représentations sur les sexualités et la place de chacun(e), renforcer les capacités et l’autonomie des femmes, tout en favorisant la participation des hommes dans ces processus, sont par conséquent des objectifs cruciaux à atteindre si l’on veut lutter efficacement contre le sida et plus largement permettre une équité dans l’accès aux soins.

Attention

Nous avons mis en place un nouvel outil de dépôt des demandes. Nous recommandons vivement aux candidats de créer leur profil très rapidement et d’anticiper au maximum la gestion des renseignements administratifs liés à leur structure.
Il leur sera alors possible d'accéder à tout moment au contenu du dossier de demande de subvention.

Télécharger les documents suivants

L'appel à projets

Le rapport d'avancement et final

Quelles sont les initiatives concernées ?

La Fondation de France examinera les projets qui souhaitent :

  • promouvoir l’implication et la responsabilisation des hommes dans la lutte contre le sida et leur recours au dépistage et aux soins ;
  • prendre en compte les problèmes sanitaires spécifiques des femmes et des hommes vivant avec le VIH ;
  • prendre en compte les violences faites aux femmes comme facteur d’exposition au VIH et favoriser, dans ce contexte, la mise en place de nouvelles stratégies de prévention et de soins, y compris en direction des hommes auteurs de violences ;
  • intégrer la problématique du VIH dans les services de planning familial, de santé sexuelle et reproductive et réciproquement ;
  • prendre en compte la pression sociale à la maternité pour accompagner les femmes dans leurs stratégies de réduction des risques sexuels ;
  • renforcer les capacités des femmes et la connaissance de leurs droits (empowerment) ;
  • renforcer les capacités des structures en matière d’approche « genre » (formation, diagnostic / audit, évaluation, capitalisation de bonnes pratiques,…).

En 2018, une attention particulière sera réservée à ces demandes de renforcement des capacités des équipes associatives : celles-ci devront se dérouler en plusieurs phases étalées dans le temps et comprendre, entre chaque étape, une mise en pratique des connaissances par les personnes formées et une analyse par les formateurs de ces acquis. Il en sera de même pour tout projet de formation qui devra inclure accompagnement et analyse des pratiques dans un processus continu.

 

Qui peut répondre ?

L’appel à projets s’adresse aux associations et aux équipes soignantes, médicales et médico-sociales.

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Quels critères de sélection ?

Le porteur de projet devra remplir toutes les conditions suivantes :

  • démontrer son implication dans la lutte contre le VIH depuis au moins trois ans. Une expérience en santé sexuelle et reproductive depuis au moins un an est également souhaitable ;
  • être une structure apolitique et non religieuse ;
  • prouver sa capacité à gérer le projet présenté au regard du budget global de l’année en cours.

Seront retenus les projets concourant à la fois :

  • à l’amélioration de la participation conjointe des deux personnes d’un couple à la prise de décision (en matière de sexualité, de prévention et de soins) ;
  • à un accès équitable au dépistage et aux soins ;
  • à atténuer les discriminations liées au genre : statut défavorable des femmes dans la famille, la communauté et la société (accès aux droits, conditions de vie, charge de travail,…), personnes rejetées en raison de leur orientation sexuelle ;
  • à faire évoluer les rôles inégaux des femmes et des hommes vers plus d’égalité, plus de concertation et un meilleur partage des responsabilités.

Le projet devra être basé dans l’une des zones géographiques suivantes :

  • les départements d’Outre-Mer suivants : Mayotte, Antilles et Guyane ;
  • Afrique subsaharienne francophone, soit les pays suivants : Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Ile Maurice, Madagascar, Mali, Niger, République du Congo, République Démocratique du Congo, République centrafricaine, Rwanda, Sénégal, Tchad et Togo.

Les projets devront être portés par des structures issues de ces zones géographiques.

Tout dossier incomplet, ou adressé hors délais, sera refusé.

Le porteur de projet ne peut adresser simultanément plusieurs demandes de subvention.

Les critères d’irrecevabilité

Ne seront pas recevables les demandes concernant :

  • des campagnes de prévention et de sensibilisation de masse ;
  • des demandes de formation ou de bourses individuelles ;
  • des conférences et colloques ;
  • des activités génératrices de revenus. 

Attention, la Fondation de France ne finance pas :

  • les frais de mission et les honoraires pour des consultant(e)s français(e)s ;
  • la reconduction sans réelle justification de projets déjà financés ;
  • la totalité du projet : la recherche de cofinancements étant exigée comme gage de pérennité.

Quelles modalités de soutien ?

L’aide de la Fondation de France est apportée sous forme d’une subvention annuelle ou pluriannuelle (durée maximale de trois ans). Les projets pluriannuels sont fortement encouragés.

Attention : la demande financière devra correspondre à un projet de taille réaliste, et être exprimée en fonction des besoins réels du projet.

L’aide de la Fondation de France ne pourra prendre en compte qu’un seul projet par association demandeuse.

Aide méthodologique complémentaire

     M+ : accompagner les acteurs de terrain

Pour accompagner les acteurs de terrain dans la conception, la co-construction avec les bénéficiaires, le pilotage, le montage, la structuration des actions ou encore leur évaluation, le recours à un consultant compétent peut être utile. Il pourra être pour tout ou partie financé dans le cadre de ce soutien complémentaire. Un accord devra être donné par la Fondation de France sur présentation de la proposition technique et du CV du consultant pressenti par le porteur de projet.

Comment répondre ?

L’appel à projets est ouvert jusqu’au 16 mai 2018 avant minuit.

Attention, les candidatures s’effectuent exclusivement en ligne.

Tout dossier adressé par voie postale ou par courriel sera refusé.

 

La présélection

Cette phase permet de vérifier l’éligibilité de votre projet. Toutes les candidatures transmises seront étudiées par le Comité du programme « Sida, santé et développement ». Seuls les projets présélectionnés à l’issue de cette phase pourront remplir un dossier de demande de financement et feront l’objet d’une instruction par la Fondation de France.

L’examen en comité ou jury

Seuls les projets ayant fait l’objet d’une instruction par la Fondation de France seront examinés par le comité d’experts au mois de décembre 2018.

Les décisions seront uniquement communiquées par voie postale ou électronique. Pour toute question, vous pouvez écrire à sida@fdf.org ou appeler le 01 44 21 31 90.

 

Le comité d’experts

Président du comité

Abdon Goudjo
Directeur médical et soins Samu social de Paris

Membres

Fanny Chabrol
Chercheure post-doctorante au sein de l’UMR Inserm 988 Cermes3
 
Marie-Josée Mbuzenakamwe
Médecin, consultante en santé publique
 
Anne Susset

Coordinatrice de la plate-forme ELSA (« Ensemble Luttons contre le Sida en Afrique »)
 
Valérie Sandres

Co-fondatrice et Présidente de l’Association Moto Action France
 
Réjane Zio

Responsable  programmes « Santé de la mère et de l’enfant »,  Sidaction
 
Veronica Noseda

Coordinatrice National au Planning Familial

Emilie Seck
Chargée de prévention à Solidarité Sida 

Attention

Nous avons mis en place un nouvel outil de dépôt des demandes. Nous recommandons vivement aux candidats de créer leur profil très rapidement et d’anticiper au maximum la gestion des renseignements administratifs liés à leur structure.
Il leur sera alors possible d'accéder à tout moment au contenu du dossier de demande de subvention.

Téléchargez les documents ci-dessous :

L'appel à projets

Le rapport d'avancement et final

Calendrier de l’appel à projets 2018

Dépôt des projets : jusqu'au 16 mai 2018

Présélection des projets : juin 2018

Décision communiquée par courrier : décembre 2018​