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Solidarités internationales

Préserver la démocratie dans le monde, un marqueur fort de l’action de la Fondation de France

Le 15 septembre sera célébrée la Journée mondiale de la démocratie. L’occasion de revenir sur l’engagement de la Fondation de France pour développer la démocratie dans le monde.

 Selon les Nations unies, « la Journée internationale de la démocratie est l’occasion de chercher des moyens de revigorer la démocratie et de chercher des réponses aux défis systémiques auxquels elle est confrontée. Cela implique de lutter contre les inégalités économiques et politiques, de rendre les démocraties plus inclusives en rassemblant les jeunes et les personnes marginalisées dans le système politique et de rendre les démocraties plus innovantes et réactives aux défis émergents […] ». Des engagements qui font écho aux actions de la Fondation de France, notamment dans le domaine de la Solidarité internationale.

Soutenir la société civile…

Pour la Fondation de France, préserver la démocratie dans le monde passe en premier lieu par le soutien à la société civile. Ainsi, Au Maghreb, à travers le programme « Méditerranée, d’une rive à l’autre », la Fondation de France s’attache à faire émerger, à structurer et à renforcer des associations locales afin que ces dernières soient en capacité de dialoguer et de proposer des solutions aux pouvoirs publics.

« A la Fondation de France, nous avons une conviction forte : pour qu’une démocratie fonctionne, il faut une société civile forte qui ait les moyens d’agir, explique Marie-Laure Muchery, responsable du programme Méditerranée de la Fondation de France. Nous intervenons dans des pays où la démocratie est en gestation ou en émergence, en Tunisie par exemple, mais aussi dans des pays européens où la démocratie est fragilisée. Si le sujet est plus que jamais d’actualité, notre intervention, elle, n’est pas nouvelle. Dans les années 90, nous avons soutenu la société civile en Europe de l’Est au moment de l’élargissement de l’Europe. »

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Transformer la vente « à la sauvette » en vrai commerce, c’est l’aventure collective des femmes de Salé au Maroc. Avec à la clef, des revenus, un rôle social et une dignité retrouvée.​

« Pour qu’une démocratie fonctionne, il faut une société civile forte qui ait les moyens d’agir. »
Marie-Laure Muchery, responsable du programme Méditerranée

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…en renforçant la capacité des jeunes à agir

Sur la rive sud de la Méditerranée, la Fondation de France soutient des associations locales dans les pays du Maghreb, avec pour objectif prioritaire : la participation citoyenne, notamment celle des jeunes. Le mot d’ordre : renforcer durablement la capacité des acteurs sur le terrain ! Une démarche qui a pris tout son sens avec les Printemps arabes en 2011. Les jeunes sont désormais acteurs de leurs projets, « des projets pensés par eux et non pas uniquement pour eux ». A l’image du projet SIWA, à Redeyef dans le sud de la Tunisie, qui a transformé en 2014 les anciens locaux de la Compagnie des phosphates de Gafsa en centre culturel pour et par les jeunes.

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A Redeyef dans le sud de la Tunisie, grâce au projet SIWA, les jeunes font vivre le centre culturel et deviennent acteurs de leurs projets. .

Afin de soutenir le mouvement de transition démocratique en cours en Tunisie, la Fondation de France s’est associée à trois autres fondations européennes, en 2012, pour créer le fonds collectif Fikra (qui signifie idée en arabe). L’ambition de ce fonds : expérimenter une démarche originale d’appel à idées et non de projets. « Nous avons constaté que dans certaines régions tunisiennes, il n’y avait pas d’associations mais il y avait des citoyens qui voulaient faire des choses. Nous avons donc monté un programme de formation et d’accompagnement pour aider les habitants à structurer leur idée et monter leur projet d’intérêt général », souligne Marie-Laure Muchery. Si le programme FIKRA a pris fin cette année, la Fondation de France poursuit son action en Tunisie et continue à faire germer et accompagner le développement de projets associatifs.

« La culture peut être un levier de développement d'un territoire et d'émancipation des personnes. »
Yagoutha Belgacem, directrice artistique et fondatrice de la plateforme Siwa

Défendre la liberté d’expression et d’information en Méditerranée et en Europe

Autre priorité : la lutte contre la désinformation. La Fondation de France choisit de soutenir des projets qui concernent les médias, la culture et la préservation de l’espace public. Des initiatives qui favorisent la liberté d’expression, notamment des jeunes, et le débat public. « La lutte contre la désinformation est l’un des grands enjeux du monde actuel. A la Fondation de France, nous sommes très sensibles à la question de la fiabilité de l’information et de l’éducation aux médias. Nous aidons des organisations internationales comme Cartooning for Peace, Reporters sans frontières et des associations comme IREX qui montent des partenariats sur le terrain à l’image des centres de ressources pour l’éducation aux médias qu’ils créent actuellement en Tunisie. Au-delà du programme Méditerranée d’une rive à l’autre, la Fondation de France soutient des projets de cette nature notamment à travers le Fonds du 11-Janvier auquel elle participe activement», détaille Marie-Laure Muchery.

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Plantu, dessinateur de presse au Monde et à L'Express, président de Cartooning for Peace

Pour développer la mobilisation sur ce sujet, la Fondation de France a rejoint, dès sa création en 2017, le Fonds Civitates. Outre le soutien à la société civile, axe majeur de son intervention, ce consortium européen de fondations se consacre également à la défense de la liberté d’expression et d’information, en finançant entre autres des travaux de recherche. Défendre la qualité du discours public, prévenir la désinformation favorisée par l’émergence des géants du web (Gafa)… Autant d’enjeux majeurs auxquels s’attelle ce programme de coopération européenne.

« La lutte contre la désinformation est l’un des grands enjeux du monde actuel. »
Marie-Laure Muchery, responsable du programme Méditerranée

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Respect et préservation des droits humains

Enfin, la Fondation de France et de nombreuses fondations qu’elle abrite œuvrent de concert pour le respect et la préservation des droits humains. Ces fondations soutiennent entre autres des structures qui militent contre la peine de mort, l’esclavage moderne, les violences faites aux femmes et aux mineurs… 

La Fondation pour les droits humains soutient de petits acteurs locaux dans des régions diverses du monde. Elle vient en aide aux associations et aux citoyens qui se battent sur le terrain pour la défense des droits fondamentaux des populations : lutte contre l’accaparement des terres, lutte contre la traite des femmes. La Fondation Rainbow Solidarité (qui œuvre en faveur des droits des LGBT) travaille avec des associations locales dans les pays où la communauté homosexuelle est discriminée et menacée. La Fondation « Un monde par tous » se consacre notamment aux migrants et à faire connaître et respecter leurs droits. Au Maroc, la Fondation Béatrice Schönberg œuvre en faveur de l’éducation des petites filles dans des régions où la scolarisation des femmes est faible…

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« L’éducation des filles est un facteur d’émancipation et un levier de développement. C’est donc une évidence pour moi de m’intéresser à ces fillettes. »
Béatrice Schönberg, Fondation Béatrice Schönberg pour l'éducation des filles