Un entrepôt rempli de vêtements.

Fondations abritées

Portrait de fondation : Marie-José Chérioux

Au quotidien auprès des malades du sida

Depuis 1993, la Fondation Marie-José Chérioux apporte soutien moral et financier aux malades du sida. Au fil des années, elle s’est efforcée d’agir en complémentarité avec les dispositifs existants pour rester au plus près des besoins des personnes, qui ont beaucoup évolué depuis.

En 1993, avoir le sida ne signifiait pas uniquement mourir. Exclus, nombre de malades étaient rejetés par leur famille, peinaient à louer un appartement… La petite équipe de bénévoles de la Fondation Marie-José Chérioux les accompagnait, à leur chevet parfois jusqu’à la mort, repérant les besoins les plus criants des malades : reprendre pied après une période d’hospitalisation, payer une caution pour louer un appartement… Aujourd’hui, les besoins ne sont plus les mêmes, mais c’est toujours dans le même souci de proximité et d’efficacité qu’intervient la Fondation Marie-José Chérioux. En attribuant chaque année plusieurs centaines d’aides, elle a distribué 1,1 million d’euros depuis sa création.

À l’origine de la Fondation Marie-José Chérioux

« Ma femme a été contaminée en 1984 par le VIH. Durant sept ans, nous avons vécu sans le savoir. En novembre 1991, elle est tombée très malade. Nous avons d’abord pensé à une maladie tropicale » raconte Jean ­Chérioux. Marie-José décède en janvier 1992. Elle est l’une des 4 000 victimes transfusées contaminées par le VIH*. « Je me suis demandé ce que je pouvais faire pour sa mémoire. j’ai pensé que je pouvais mettre mon expérience aux services de cette cause » explique l’ancien sénateur de Paris. C’est alors que la famille Chérioux décide de mener cette action, à travers une fondation. En partie avec le fonds d’indemnisation des victimes, et en accord avec ses enfants, Jean Chérioux crée la Fondation Marie-José ­Chérioux.

Un soutien matériel et moral pour les malades

La force de la Fondation Marie-José Chérioux est d’avoir une structure très souple compte tenu de sa petite taille. Celle-ci lui permet d’agir vite, d’apporter une réponse quasi immédiate à des personnes qui n’ont pas de quoi se nourrir, se vêtir. Jean Chérioux, téléphone portable branché au cas où quelqu’un l’appellerait à l’aide, confie : « je suis une bouée de secours ». Intervenir dans l’urgence donc, mais aussi être aux côtés des personnes, au fil des années. Etre là pour résoudre un problème administratif, payer la mutuelle ou une facture d’électricité… « Près de la moitié des aides concerne du secours alimentaire, mais plus généralement, je fais ce que je peux pour améliorer le confort matériel et moral des personnes » résume Jean Chérioux. Hôpitaux, associations, centres de dépistages, mairie… orientent des demandes vers la Fondation Marie-José Chérioux. En 2008, 794 aides accordées, 517 personnes soutenues… et seulement 1/2 poste salarié aux côtés du fondateur.

« Imbibé de social » après 27 ans passés à la commission des Affaires sociales du Sénat, et surtout 36 ans au Conseil de Paris, en particulier en qualité d’adjoint au Maire, chargé des Affaires Sociales, Jean Chérioux poursuit son engagement auprès des personnes vulnérables : « J’ai eu un grand malheur, mais j’ai aussi eu beaucoup de chance. J’agis pour ceux qui ont tous les malheurs à la fois » conclut-il.

*Sources FITH

Vous serez aussi intéressé par