Sud-Ouest

Pascale Rousseau-Dewambrechies, présidente du Comité Bordeaux Atlantique

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager à la Fondation de France ?

Comme souvent quand on s’engage, une rencontre ! En l’occurrence celle de la Fondation de France à Bordeaux, grâce à sa déléguée, Béatrice Bausse. Quand celle-ci face à mes interrogations, m’a répondu qu’il s’agissait « d’une institution ouverte aux autres, qui collecte des fonds pour soutenir des projets d’intérêt général qui répondent aux besoins des personnes les plus vulnérables de notre société, cette réponse à la fois simple et précise m’a fait comprendre que « je voulais en être ».

Quel est votre rôle dans la délégation ?

D’être aux côtés de la déléguée générale, pour former un binôme et animer une équipe dont l’enthousiasme n’a d’égal que la rigueur, la motivation d’égale que l’implication. De faire connaître à mes réseaux la Fondation de France dont l’apolitisme et l’aconfessionalisme, la liberté de tout attachement aux pouvoirs publics, en font une institution à la neutralité bienveillante. De permettre à tous nos mécènes, qu’il s’agisse d’entreprises ou de particuliers, d’exprimer leur sens de la philanthropie. Car il est bien souvent des philanthropes qui s’ignorent… Mon rôle consiste aussi à mettre en lien la Fondation avec les professions juridiques et financières : notamment les notaires, les banques privées, les avocats qui sont nos partenaires depuis toujours. Et enfin de représenter la Fondation de France chaque fois que nécessaire.

Qui peut-être soutenu par la Fondation de France ?

Principalement des associations qui répondent à des « appels à projets » s’inscrivant dans des programmes définis chaque année par la Fondation. Pour les connaître tous, car ils sont nombreux, il suffit de s’adresser à la Fondation via sa délégation régionale ou de consulter le site internet.

Quelle est l’originalité des interventions de la Fondation ?

Pour moi elle est multiple. D’une part elle collecte pour redistribuer, d’autre part elle agit dans tous les domaines de l’intérêt général, enfin elle abrite d’autres fondations. En effet, aujourd’hui plus de 840 fondations font confiance à son expérience et son expertise.

Quel est votre plan d’action 2016 ?

La Fondation de France développe une stratégie de proximité et de renforcement de sa présence territoriale. Elle a décidé de déployer un programme expérimental sur un territoire de notre région, le Nord Gironde, considéré comme « fragile » pour des raisons sociales, économiques, démographiques ou encore géographiques. Nous allons agir en mettant en place un appel à idées et un appel à projets prenant en compte les besoins et les spécificités de ce territoire, en lien direct avec les habitants. C’est un enjeu important, et je souhaite que le Comité Bordeaux Atlantique s’investisse dans cette démarche pour la plus grande réussite de ce programme. Il est, de plus, important de continuer à accompagner les donateurs dans leur volonté d’agir à nos côtés. Tout particulier ou toute entreprise peut se mobiliser en faveur d’une cause qui lui tient à cœur, notamment en créant sa propre fondation au sein de la Fondation de France. La démarche a du sens et elle est efficace. Je veux contribuer à son déploiement. Comme dit précédemment, nous avons aussi à poursuivre un travail important de partenariat avec les entreprises qui ne savent pas toujours comment elles peuvent s’engager. En résumé, accepter de prendre la Présidence du Comité Bordeaux Atlantique est pour moi un engagement dont l’importance ne m’échappe pas.