Accéder au contenu principal
Vous êtes fondateur
Vous êtes donateur
Vous êtes porteur de projet
Vous êtes fondateur
Vous êtes donateur
Vous êtes porteur de projet

Catherine Millet-Ursin : « Le collectif donne plus de force et de sens à l’engagement »

17 avril 2026

vignette catherine millet ursinCatherine Millet-Ursin, associée fondatrice du cabinet d’avocats Fromont Briens, et donatrice depuis près de 20 ans a progressivement fait évoluer son engagement qui prend aujourd'hui une dimension plus collective, au service du territoire. Membre du Club des Entrepreneurs Solidaires — qui réunit des entreprises lyonnaises pour soutenir ensemble des actions locales en faveur des plus vulnérables — elle incarne une philanthropie exigeante, fondée sur la confiance, l'impact concret et le partage d'expériences.

Quel a été votre premier contact avec la Fondation de France ?

J’ai connu la Fondation de France en 2009. À l’époque, je soutenais déjà plusieurs associations, mais l’approche de la fondation m’a semblée différente. Ce qui m’a convaincue, c’est sa capacité à agir sur de nombreuses causes, tout en garantissant une sélection rigoureuse des projets. Cette analyse en amont des actions soutenues a été déterminante pour moi : la Fondation s'assure que les fonds sont utilisés avec sérieux et transparence, ce qui me semble essentiel.

Comment votre engagement a-t-il évolué ?

En devenant donatrice de la Fondation de France, mon engagement a pris une autre dimension en m’inscrivant dans une action collective. Le collectif change la manière de s’engager. On échange avec d’autres entrepreneurs, on confronte les points de vue et on partage des convictions. Cela donne plus de force à l’action : on ne soutient plus seul, mais à plusieurs, ce qui renforce à la fois l’impact et le sens de l’engagement.

Pourquoi avoir rejoint le Club des Entrepreneurs Solidaires ?

On m'a proposé de rejoindre ce club au moment où la Fondation de France souhaitait le développer. Depuis son lancement en 2012, il a déjà soutenu près de 30 projets innovants et créateurs de liens sur le territoire lyonnais. Cela correspondait aussi à une période où je réfléchissais davantage à ces enjeux, notamment dans mon activité professionnelle.

Ce Club permet de s'impliquer concrètement dans le choix et le suivi des projets. On ne se contente pas de financer : on rencontre les porteurs de projets, on visite les structures, on observe directement les effets des actions soutenues. Cette proximité locale est essentielle et donne une autre dimension à l'engagement.

J'ai été particulièrement marquée par des initiatives comme la Casa Ricochet dans le 8ᵉ arrondissement de Lyon (portée par Alynea Samu Social), un lieu de vie qui accompagne vers l'autonomie des jeunes majeurs sortant de l'aide sociale à l'enfance, ou encore la Bricothèque et Recyclerie de l'Espace Créateurs de Solidarité à Saint-Fons, qui recrée du lien social à travers des ateliers et des espaces partagés.

Ces initiatives permettent à des personnes souvent isolées ou en difficulté de retrouver une place dans la société. Et le fait de pouvoir observer concrètement ces actions est très fort.

Pourquoi les entreprises devraient-elles s’engager aujourd’hui ?

Face à des besoins toujours plus importants, les entreprises peuvent jouer un rôle complémentaire à celui des institutions.

Même les petites structures peuvent agir. Ce n'est pas forcément complexe, ni coûteux : en se regroupant, en mutualisant, on peut déjà faire beaucoup.

En tant qu'avocate en droit social, je suis de plus en plus confrontée aux enjeux de responsabilité sociétale des entreprises. Le Club me permet d'avoir des exemples concrets à partager avec mes clients et de les sensibiliser à ces démarches.

S'engager, c'est aussi donner du sens à son activité, fédérer ses équipes et participer à une dynamique collective utile au territoire.