Un homme dans un atelier avec des gants de travail

Portrait de philanthrope

Pascal Vinarnic

Philanthrope exigeant

« Pour recevoir, il faut d’abord donner ». Une conviction reçue très tôt par Pascal Vinarnic. Mû par l’intuition que les financements traditionnels de l’action sociale sont en train de se tarir alors que les besoins vont croissant, l’entrepreneur crée en 1994 avec plusieurs amis la Fondation Demeter.

Après avoir développé la microfinance encore balbutiante en Inde, en Afrique et en Amérique du Sud, la Fondation Demeter travaille sur des outils socio-économiques pour la réinsertion des jeunes à risques. Avec la conviction que des jeunes ex-détenus ou handicapés sont dans une situation analogue : ils vivent une forme d’emprisonnement permanent. Il s’agit d’abord de leur montrer qu’ils sont capables d’atteindre l’indépendance financière et l’insertion professionnelle. Mais l’enjeu est surtout de changer le regard de la société sur ces personnes.

Pour Pascal Vinarnic, nulle recherche de rédemption dans la démarche : la philanthropie est une manière de vivre au quotidien. Et ce n’est pas tant l’argent qui fait la différence que l’écoute et l’accompagnement à long terme. « Envoyer des chèques, ça ne me correspondait pas ». La Fondation Demeter reflète la synergie entre entrepreneuriat et économie sociale : ceux qui s’investissent aujourd’hui dans la sphère sociale y apportent des exigences de professionnalisme et d’innovation. « Etre utopiste en sachant rester pragmatique », voici la ligne de crête sur laquelle évolue le philanthrope.

 

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