Du personnel médical s'active devant des ordinateurs.

Portrait de philanthrope

Françoise Besse

« Nous cherchons des jeunes qui aient un cerveau, des tripes, et peu de moyens ». Ancienne enseignante agrégée, Françoise Besse participe à la sélection des boursiers.

Au décès de son époux Georges Besse, grand patron d’industrie assassiné en 1986, elle adhère à l’idée d’André Giraud, alors ministre de la Défense, de créer une fondation pour encourager les vocations d’ingénieurs issus de milieux modestes. « Beaucoup de jeunes sont bridés par le manque d’argent, l’ignorance des cursus, ou la censure personnelle ou familiale. » Avec l’appui financier de grandes entreprises et de particuliers, la Fondation leur permet de déployer leurs talents en cultivant le goût des responsabilités, le courage et le sens du bien commun.
 
Sur 150 dossiers reçus annuellement, chaque promotion compte 25 à 30 étudiants qui obtiennent une bourse adaptée à leurs besoins. 6 millions d’euros de bourses ont ainsi déjà été distribués depuis 1987.

De plus, les lauréats bénéficient à long terme d’un apport inestimable : le réseau de l’Amicale. De nombreux lauréats ont aujourd’hui d’importantes responsabilités dans les secteurs de l’énergie, de l’aéronautique, des transports, de l’automobile, de la chimie … Ils peuvent conseiller un cadet pour affiner son orientation ou préparer un entretien. Comme une seconde famille dynamique et solidaire.