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Déclics Jeunes

Concours Déclics jeunes : découvrez les lauréats 2021 !

27/09/2021

Ce 27 septembre, au quai Liberté à Paris, les 21 lauréats Déclics jeunes ont présenté leur projet d’intérêt général, en présence de Stéphane de Freitas, fondateur d’Eloquentia et président du jury cette année, et d’Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France.

Ils sont 21 cette année à bénéficier du soutien de la Fondation de France, dans le cadre du Concours Déclics jeunes. Vingt-et-un lauréats, âgés de 18 à 30 ans, récompensés pour leur projet innovant et exemplaire dans tous les domaines de l’intérêt général : ouverture d’une ferme aquaponique en Ile-de-France, réalisation d’une bande-dessinée pour sensibiliser sur la dyslexie, création d’un fauteuil vertical pour faciliter la mobilité des personnes handicapées…

En présence de Stéphane de Freitas, fondateur d’Eloquentia et président du jury cette année, les 21 jeunes ont participé à des ateliers d’éloquence, puis ont présenté à tour de rôle leur projet, devant le public composé de grands donateurs, bénévoles, journalistes et fondations abritées.

"C'est la 46e édition des Déclics jeunes, et c'est une joie immense de voir tous ces beaux projets contribuer à construire une société plus juste, plus solidaire et plus durable.", souligne Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France. 

"Si vous êtes là ce soir, c'est que vous avez cette capacité à aller encore plus loin, que vous portez des projets dans lesquels il y a de l'énergie, du courage et de la détermination, ajoute Stéphane de Freitas. J'ai eu moi-même la chance de bénéficier d'un coup de pouce de la Fondation de France, il y a quelques années. Et ce coup de pouce a été le plus déterminant pour moi, c'était le signe qu'on croyait en mon projet."

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Les lauréats 2021 du concours Déclics jeunes, lors de la soirée le 27 septembre au quai Liberté à Paris.
©​ Lucien Lung

 

Les lauréats bénéficient cette année d’un accompagnement personnalisé grâce aux partenariats noués avec l’Institut de l’Engagement et Live for Good. Quatre d’entre eux auront la chance de participer au programme « Entrepreneur for good » pour les aider à faire grandir leur projet.

Les Déclics jeunes 2021 : portraits

Sophie Baudelet
Projet « Low-Tech & Précarité énergétique »
Des ateliers pour ouvrir le savoir-faire et réaliser des économies dans l'habitat !

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Engagée sur les questions écologiques et de l’accès au savoir, Sophie Baudelet décide de s’investir pendant ses études d’ingénieur au sein du mouvement des Ingénieurs engagés pour mettre ses compétences au service d’un monde plus juste et plus durable.

Lors de la semaine des Alternatives et des Low-Tech à Grenoble qu’elle organise, c’est le déclic. Elle souhaite concevoir un cycle d’ateliers Low-Tech ( ensemble de technologies visant la sobriété énergétique et matérielle et la durabilité ) à destination des personnes précaires pour leur permettre de faire des économies d’énergie et d’eau dans leur habitat. Outre la réalisation d’économies, son projet Low-Tech & Précarité énergétique se veut accessible à tous. Elle propose en effet des solutions techniques simples et auto-construites avec des matériaux recyclés. Elle développe la première expérimentation à la Maison des familles auprès d’un public défavorisé avec le Low-Tech Lab de Grenoble.

► La bourse permettra la formation de nouvelles personnes, d’essaimer les ateliers sur d’autres territoires, en lien avec d’autres acteurs de la précarité énergétique dans le logement.

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Emeric Bossis
Projet « Re-Bon Jura, Still Good Food »

Du pain, n'en jetons plus une miette !

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En découvrant un soir que le pain invendu des boulangeries de son village était jeté, Emeric Bossis décide de changer de carrière pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Il crée le projet « Re-bon jura, Still Good Food du pain, n’en jetons plus une miette ». Le principe : collecter les pains artisanaux invendus en Franche-Comté pour les transformer en biscotte, chapelure, croûtons, farine, bière, etc. Son objectif : sauver une tonne de pain par semaine (et réaliser une économie de 1 000 litres d’eau par semaine utilisés dans la culture du blé. Emeric noue d’ailleurs un partenariat avec une école agro-alimentaire pour la mise au point de nouveaux produits.

► Le concours Déclics jeunes lui permettra d’investir dans du matériel pour transformer les pains, la communication de son projet et l’aménagement de son local. De plus, grâce au partenariat avec Live for good, Emeric a été sélectionné pour participer au programme d’accompagnement « Entrepreneur for good ».

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Lucie Charlier
Projet « Lambda »

De figurant.e à réalisateur.trice

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En 2019, Lucie Charlier part en Argentine étudier les sciences politiques. A cette époque, de nombreuses manifestations en faveur de l’avortement se déroulent à Buenos Aires. Elle commence à filmer ces rassemblements et a un déclic pour le cinéma documentaire. A son retour à Marseille, elle poursuit ses études en écriture documentaire. Sa première réalisation Faire la ville buissonnière, tournée avec des élèves de CM2 confirme son envie d’allier l’éducation à sa passion. Elle lance le projet « Lambda - de figurant.e à réalisateur.trice », des ateliers de cinéma documentaire en itinérance (en Italie puis en Grèce) en collaboration avec des associations locales d’aide aux personnes migrantes. Elle propose la réalisation de courts-métrages documentaires avec des outils accessibles (téléphones portables). Elle souhaite encourager les personnes migrantes à développer leurs propres compétences techniques et narratives pour qu’elles puissent réaliser elles-mêmes ces courts métrages sur le thème de la migration en Méditerranée.

► La bourse permettra l’achat du matériel nécessaire pour les ateliers (micros, trépieds) et les déplacements en Grèce et en Italie pour rencontrer les différentes associations qui accueilleront le projet.

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Lou Chavepayre
Projet « Cobot Art »

Invention d’une machine à sculpter avec les yeux

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Lou Chavepayre est quadriplégique. Privée de la parole, elle communique par un ordinateur à commande oculaire. Depuis toujours, elle ressent le besoin de s’exprimer via différentes formes d’art (récits, scénographie, stylisme, peinture) avec son ordinateur. « Il est nécessaire pour moi de créer, sinon je suis réduite à mon handicap », explique-t-elle. Actuellement, Lou rentre en master à l’École supérieure d’art des Pyrénées. Après avoir exploré plusieurs techniques artistiques hybrides, elle souhaite sculpter. Elle imagine alors un outil, un bras robotisé piloté par le regard, à destination de ceux qui n’ont pas l’usage de leurs mains. Son projet « Cobot Art : invention d’une machine à sculpter avec les yeux » demande à la fois une connaissance fine de l’activité cognitive déployée par un artiste et des compétences en innovation technologique. Elle développe un partenariat avec l’Ecole supérieure des technologies industrielles avancées. Leur première phase de recherche montre une absence totale de solutions de ce type et les conforte dans leur démarche de créer cet outil.

► A ce jour, les études et tests d’interface ont été réalisés. La bourse permettra à Lou de réaliser un prototype.

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Athénaïs Didierjean Fondrevelle
Projet « Fabrique du sentiment d'échec / Tous dyslexiques »

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Diagnostiquée dyslexique, dysorthographique et dyscalculique quand elle était enfant, Athénaïs Didierjean Fondrevelle a trouvé grâce au dessin un moyen d’expression. Malgré ses difficultés, elle obtient son master en bande dessinée à Angoulême. Au cours de son expérience d’assistante d’éducation au lycée de Lisbonne, elle réconforte une élève souffrant de dyslexie. Ce moment l’encourage à créer le projet « Fabrique du sentiment d’échec / Tous dyslexiques », une bande dessinée pour aider le personnel scolaire, les amis mais aussi la famille à mieux appréhender ce handicap invisible et durable et ses conséquences sur le quotidien des jeunes souffrant de ce trouble. Athénaïs veut déconstruire certains préjugés, en proposant une immersion dans la peau d’une dyslexique adulte, basée sur son vécu personnel. 

► La bourse lui permettra d’acquérir un stylo lecteur pour l’aider à lire des ouvrages traitant de la dyslexie et de se lancer dans la réalisation de son projet.

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Julie Dupuy
Projet « Décryptage »

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Passionnée par le théâtre et les sciences sociales, Julie Dupuy s’est initiée au théâtre-forum au Burkina Faso. De retour en France, elle intègre une formation professionnelle de théâtre avant de renouer avec un travail dans le social. Un jour, en lisant le journal, elle tombe sur un fait divers qui l’interpelle : un événement sur Facebook appelle des jeunes à envahir une zone militaire secrète américaine. Face  aux nombreuses théories du complot qui circulent sur la Toile, Julie Dupuy lance le projet artistique et social « Décryptage », afin de lutter contre les préjugés et croyances qui nourrissent ces théories du complot et sensibiliser les jeunes à les décrypter. Elle crée un spectacle itinérant, intitulé « La Zone » qui relate ce fait divers réel en mettant en scène trois adolescents. En parallèle, elle développe une mallette pédagogique ludique pour sensibiliser les collégiens et lycéens français à l’utilisation des réseaux sociaux et à la bonne compréhension des médias. Ce kit proposera des conférences, des podcasts, des vidéos expliquant le mécanisme des croyances et des outils pour réaliser des ateliers de théâtre-forum.

► Grâce à la bourse, Julie souhaite acquérir un gradin professionnel pour son spectacle itinérant. La bourse aidera à la mise en place des ateliers dans les lycées et les collèges et à la réalisation des capsules vidéos pour retranscrire l’approche cognitive des théories du complot.

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Isis Emam
Projet « Promotion de la santé sexuelle auprès des personnes exilées »

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Née d’un père égyptien, Isis Emam est passionnée depuis l’enfance par les langues et le dialogue interculturel. Elle étudie la sociologie puis se spécialise dans le monde arabo-musulman. Pendant sa recherche d’emploi, elle s’engage bénévolement à l’université de Nanterre pour donner des cours de français aux personnes migrantes. Touchée par leurs difficultés, elle part travailler à l’Office français de protection des réfugiés puis chez Migrations santé. A travers les entretiens menés, une vulnérabilité taboue ressort : celle de leur santé sexuelle. Elle crée l’association Farda à destination des personnes exilées pour créer un espace de discussion sur leur vie affective, leur santé sexuelle et les violences sexuelles dont certains ont pu être victimes. Elle organise des ateliers artistiques, sportifs et des débats pour instaurer un climat de confiance et permettent à chacun de témoigner de son vécu. Constatant que les mineurs non accompagnés demandent plus d’informations, elle souhaite inventer un Escape Game sur ce thème qui soit utilisé par toutes les structures les accueillant.

► La bourse permettra la création de l’Escape Game sur le genre et la sexualité. Pour aborder les thématiques des MST, du consentement, du harcèlement, des violences sexistes, sexuelles, des stéréotypes de genre…plusieurs ateliers seront co-animés par des médiateurs interculturels.

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Clément Ferre
Projet « PumpedUp »

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Passionné par les drones depuis son enfance, Clément Ferre a suivi des études d’ingénieur en mécanique. Lorsqu’il réalise son stage dans une entreprise spécialisée dans les exosquelettes de rééducation, il s’intéresse à la réalisation de ces dispositifs techniques pour aider les personnes handicapées. Il décide d’intégrer le programme « entrepreneurs » de l’Ecole Centrale de Paris pour se lancer dans le projet « PumpedUp », qui vise à créer un fauteuil roulant verticalisateur pour les personnes paraplégiques. Ce fauteuil adapté leur permettra de se mettre en position debout pour se mouvoir plus facilement et prévenir les escarres. Clément propose un système manuel (sans moteur) réduisant les coûts et facilitant son utilisation. Une maquette réduite du concept a permis de valider l’architecture envisagée pour le fauteuil en collaboration avec des ergothérapeutes.

► Grâce à la bourse, Clément finalisera un premier prototype. Suite aux premiers tests, il usinera les pièces nécessaires à la réalisation d’un second prototype.

► Grâce au partenariat avec Live for Good, Clément aura la chance de participer au programme d’accompagnement « Entrepreneurs for Good ».

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Pierre-Ange Giudicelli
Projet « Les low-techs et l’upcycling face à la pollution plastique en Méditerranée, bombe à retardement pour la biodiversité, le climat et la santé humaine »

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Corse et passionné par la mer, Pierre-Ange Giudicelli revient passer toutes ses vacances sur son île natale. Constatant l’accumulation des déchets plastiques sur les plages, il organise, il y a cinq ans, un défi sportif avec un ami. A cette occasion, il crée l’association Mare Vivu et rencontre des scientifiques pour savoir comment agir pour préserver cette nature sauvage. Marqué par l’importance de la pollution plastique autour de l’île, lors d’une expédition maritime, il décide de renouveler ses missions maritimes en embarquant une dizaine de jeunes pour les sensibiliser à la réduction des déchets et à la préservation de la biodiversité. Il décide également de travailler avec des scientifiques pour collecter des données permettant de caractériser les plastiques collectés dans le milieu sauvage et étudier leur taux de recyclabilité. Réalisant que les déchets plastiques collectés en Corse n’ont pour l’instant aucune solution de recyclage ni d’enfouissement, il souhaite mettre en place des ateliers collaboratifs pour imaginer des solutions d’upcycling (surcyclage : récupérer des matériaux pour créer des objets ou produits de qualité supérieure).

► Grâce à la bourse, Pierre-Ange mettra en place un site pour accueillir le public : des scolaires pour leur expliquer la pollution plastique et vulgariser le recyclage des déchets ; des artistes, artisans ou techniciens pour trouver des solutions de transformation des déchets collectés ; et enfin l’installation de machines low-tech pour recycler certains plastiques.

► Dans le cadre du partenariat avec Live for Good, Pierre-Ange participera au programme d’accompagnement « Entrepreneur for Good ».

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Célia Guye
Projet « Accessoires d'écriture »

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Lors de sa licence aux Beaux-Arts de Rennes en section Design d’objet, Célia Guye habite en colocation avec des étudiants valides et d’autres en situation de handicap. Elle constate leurs difficultés quotidiennes et décide de s’engager dans le design pour le milieu médical (care design). Lors de son stage en master, elle participe à une expérimentation d’impression 3D au sein d’un centre de rééducation dans le Tarn. Mise en place par une ergothérapeute, cette expérimentation vise à créer des objets sur mesure pour compenser le handicap des patients. Célia Guye lance son projet « Accessoires d’écriture » à destination des personnes qui ont un handicap de la main. L'objectif : créer des objets qui les aideront à tenir un stylo, à la fois adaptés à la morphologie de l’utilisateur et perçus esthétiquement comme un bijou, un accessoire de mode. Souhaitant s’éloigner de l’esthétique médicale, Célia Guye développe des objets aux formes plus élégantes. Les premiers prototypes sont réalisés manuellement en métal et Célia souhaiterait les modéliser en 3D pour avoir une forme plus affinée.

► La bourse va lui permettre de réaliser les prototypes en résine, procédé utilisé en joaillerie, via une impression 3D pour être au plus près de la morphologie des personnes en situation de handicap.

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Gabriella Kern
Projet « Origine »

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Gabriella Kern a été adoptée à Bogota et a grandi à Paris. En 2014, elle part à la recherche de sa famille biologique et parvient à la retrouver. Lors d’une conférence sur l’adoption, elle prend conscience que beaucoup de personnes adoptées n’ont pas eu la même chance qu’elle. Elle crée l’association « Origine ». L’objectif : aider les personnes adoptées dans leurs démarches de recherche de leur famille biologique et leur proposer un accompagnement psychologique. Gabriella souhaite également donner des conseils aux parents adoptifs dans le processus des retrouvailles. En relayant des témoignages, elle veut aussi sensibiliser le grand public aux questions de l’adoption.

► La bourse permettra de mettre en place pendant un an des séances hebdomadaires de psychologie pour les personnes adoptées. Son association s’agrandira avec l’arrivée d’une juriste spécialisée dans les naissances sous X et d’un service civique pour faciliter les rencontres entre personnes adoptées.

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Asaël Kimfuta Mbongo
Projet « Escape Balabala (s'échapper de la rue) »

Un Escape Game sur les enfants des rues de Kinshasa

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Originaire du Congo, Asaël Kimfuta Mbongo a fait des études de sciences politiques en région parisienne. En 2016, elle lit l’ouvrage « Survivre pour voir ce jour », de Rachel Mwanza qui retrace la vie d’une jeune fille abandonnée, vivant dans la misère dans les rues de Kinshasa, car considérée comme une « sorcière ». Frappée par le destin tragique de cette jeune fille, Asaël se lance, avec une amie, dans le concours de plaidoirie du Mémorial de Caen pour défendre ce sujet. Puis elle fonde l’association Naza Mwana en faveur de ces enfants des rues, ostracisés car considérés comme sorciers et « porteurs de malheur ». Désormais, elle souhaite mettre en place un Escape Game immersif « Escape Balabala (s’échapper de la rue) » pour sensibiliser les jeunes Français aux conditions de ces enfants et changer les mentalités de la communauté congolaise sur les mythes de la sorcellerie.

► Face à la crise sanitaire, Asaël a repensé l’Escape Game en version digitale. La bourse soutiendra son développement numérique. Le scénario du jeu s’inspirera de la vie d’une fillette rencontrée il y a 2 ans dans les rues de Kinshasa.

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Samer Koujuk
Projet « Inspiraction »

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Originaire de la banlieue nancéienne, Samer Koujuk poursuit des études d’économie puis de management à l’Université de Paris Saclay. En lisant un ouvrage sur le leadership, il découvre le témoignage de dirigeants, personnalités qui reviennent sur leur réussite professionnelle. C’est le déclic. Il décide de partir à la rencontre de ces femmes et de ces hommes - entrepreneurs, journalistes, sportifs…- pour s’inspirer de leurs modes de pensée et d’action. Il constitue un réseau d’une centaine de personnalités inspirantes et d’experts. En parallèle, il apprend à maîtriser sa peur de la prise de parole en public, en participant à des conférences. Il initie le projet « Inspiraction », des ateliers-conférences durant lesquels des personnalités sont interviewées sur les conditions de leur réussite. Grâce à ces témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, Samer souhaite permettre à tous les boursiers et résidents universitaires de trouver leur voie et d’avancer professionnellement. 

► La bourse permettra l’acquisition de matériel pour filmer les ateliers et les diffuser sur les réseaux sociaux. Elle permettra également de structurer davantage l’association.

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Maxime Lecoq
Projet « Aider à la transformation digitale des producteurs et productrices en circuit court en développant la coopération entre applications »

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Depuis toujours, Maxime Lecoq aime inventer des objets, développer des logiciels. L’été, il travaille chez des amis maraîchers. Il constate que les producteurs en circuit court perdent énormément de temps à saisir les mêmes informations dans plusieurs logiciels. Maxime a le déclic, il va mettre l’informatique au service des paysans. Il souhaite créer une application pour simplifier la gestion et le suivi de la production maraîchère destinée aux AMAP (distribution du producteur au consommateur). Le jeune homme a pour ambition de développer également une langue informatique pour que les différentes applications de gestion (juridique, planification, facturation…) coopèrent entre elles. Cette interopérabilité entre logiciels aidera les producteurs à digitaliser leurs pratiques et donc, à perdre moins de temps dans la saisie des données.

► La bourse permettra le lancement d’un prototype fonctionnel, le développement de l’application, sa promotion et la formation des paysans. De plus, Maxime a été sélectionné pour participer au programme d’accompagnement « Entrepreneur for Good » de Live for Good.

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Clément Pérot-Guillaume
Projet « Orages »

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Clément Pérot-Guillaume a étudié le cinéma à Toulouse et à Paris. Lors de l’été 2020, en rendant visite à des proches, dans une banlieue près de Calais, il est frappé par le désœuvrement des jeunes et des enfants traînant au pied des tours de la cité. Il se reconnaît en eux lorsqu’il était adolescent. Ce quartier porte les traces d’une classe ouvrière abandonnée suite à une désindustrialisation progressive du territoire. Après avoir passé l'été avec ces enfants, Clément décide de réaliser un film documentaire « Orages » pour parler de cette jeunesse qui se cherche, grandit, au sein d’un quartier délaissé. L’écriture du film se fera avec les enfants pour trouver un langage hybride entre le réel et la fiction.

► La bourse facilitera les déplacements réguliers à Calais pour travailler avec les jeunes rencontrés en 2020. Elle permettra également de louer le matériel nécessaire pour réaliser le tournage prévu à l’été 2022.

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Numu
Projet « Réussir sans partir »

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Menacé par le gouvernement car il animait une émission de radio en Gambie, Numu fuit son pays à 16 ans. Il traverse le désert et la Méditerranée pour rejoindre l’Italie. Trois ans plus tard, il devient porte-parole de la communauté migrante pour l’UNICEF. Dans sa nouvelle émission de radio, il donne la parole aux jeunes migrants pour raconter leurs difficultés. Depuis 2017, et l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement démocratique, Numu retourne en Gambie et peut s’exprimer sans danger. Il souhaite que les jeunes Gambiens aient une chance de réussir leur vie en restant dans leur pays, sans se lancer dans un parcours migratoire dangereux. Avec son projet « Réussir sans partir »,  il souhaite réaliser une campagne de sensibilisation sur la dure réalité de la migration, avec des témoignages, et donner des conseils aux jeunes restés sur place pour développer leur activité économique.

► La bourse permettra le tournage du film de sensibilisation, la prise en charge de ses déplacements en Gambie dans les écoles et les théâtres pédagogiques pour diffuser le film.

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Adrien Roggero
Projet « Kultures »

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Intéressé par l’agriculture durable, Adrien Roggero poursuit ses études de commerce en Master entrepreunariat et développement durable à Berlin. Avec un ami d’école, ils visitent plusieurs fermes dont un établissement aquaponique (mêlant l’élevage de poissons à la culture de plantes). Constatant que ce modèle existe peu en France, il décide de monter le projet « Kultures », une ferme aquaponique issue de l’économie sociale et solidaire. Après plusieurs recherches, il décide de développer la ferme en Ile-de-France pour permettre un système de vente en circuit court et contribuer au développement d’une agriculture urbaine. En complément de la production de fruits, légumes et poissons, il souhaite proposer des activités pédagogiques sur la biologie à destination des écoles et développer des ateliers de formation à destination des citadins sur le monde agricole.

► La bourse permettra de réaliser une étude technique des systèmes hydrauliques, énergétiques et maraîchers, de régler les frais d’acquisition du terrain et de financer une recherche juridique sur l’agriculture urbaine.

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Reem Saleh
Projet « Joyride »

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Designer dans l'industrie, Reem Saleh est passionnée par le sport. Elle s’intéresse aux équipements et accessoires adaptés conçus pour les sportifs à mobilité réduite. Après avoir dessiné des tenues, des chaussures et des équipements sportifs pendant son stage d’étude, elle s’intéresse à l’équipement de parahockey, un sport émergent. Elle décide de concevoir une luge adaptée, sur glace ou à roulettes, dans l’esprit des sports de glisse urbains pour faciliter sa pratique en extérieur. Reem souhaite doter l’équipement handisport d’un imaginaire plus sportif que celui du domaine médical auquel il est associé. Elle souhaite également faciliter les coûts de production et prévoit de partager les plans de reproduction de la luge pour donner accès à tous (particuliers et clubs) de fabriquer cet équipement.

► Reem souhaite utiliser la bourse pour formaliser les plans de ses deux prototypes existants, puis grâce aux retours des tests, parfaire le patronage et les procédés industriels de la fabrication.

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Elise Sintot
Projet « Vieux, série documentaire »

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Après des études dans l’audiovisuel, Elise Sintot part animer des ateliers vidéo au sein de l’Ehpad Girondin Belle-Croix, dans le cadre d’un service civique. Elle y rencontre des soignants à l’écoute des pensionnaires et de leurs histoires de vie. Au cours d’un atelier, le dialogue s’installe, des anecdotes surgissent. Ces sessions donnent l’occasion pour les résidents de se raconter, de partager des moments forts de leur vie. Elise se rend compte que ces histoires peuvent intéresser, être utiles à d’autres et changer le regard posé sur la vieillesse et ces résidents. Elle décide alors de réaliser un film afin de valoriser la parole de ces personnes âgées et de diffuser ces témoignages hors des murs de l’établissement. Ce film sera présenté dans d’autres Ehpad. Des débats suivront la projection afin de recueillir des témoignages, qui serviront ensuite à réaliser une exposition.  

► Grâce à la bourse, Elise acquerra le matériel nécessaire à la finalisation du film et à sa diffusion.

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Rémy Soubirane
Projet « Les électrons de Valence »

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Passionné par l’électronique, Rémy Soubirane a toujours cherché à comprendre le fonctionnement technique des objets. Après des études d’ingénieur, il réalise un master en entreprenariat qui lui permet d’acquérir des compétences en management de projet et d’intégrer le réseau Alter’Incub de Lyon. C’est au sein de ce réseau d’incubateurs orienté innovation sociale et environnementale que son idée de FabLab itinérant germe. Partant du constat qu’apprendre l’électronique et l’informatique reste complexe lorsque l’on est seul chez soi, il décide de mettre à disposition ses connaissances en créant des ateliers itinérants dans le cadre d’activités extrascolaires. L’objectif : permettre à des enfants de 10 à 18 ans vivant en milieu rural dans la région de Valence de découvrir l’univers du numérique, de la mécanique et de la robotique et aider les jeunes, passionnés par ces technologies, à mener des projets dans ce domaine.

► La bourse permettra l’achat de matériel et d’un véhicule utilitaire aménagé en atelier mobile.

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Moussa Sylla
Projet « L’industrie des talents »

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A la suite d’une scolarité compliquée, Moussa Sylla décide d’arrêter l’école à 15 ans. Il découvre le monde du travail et réalise qu’il aime et souhaite être au contact des gens dans sa vie professionnelle. A 18 ans, il devient animateur pour les 6-12 ans de la ville de Bagnolet, en région parisienne. A 20 ans, il co-fonde l’Association des jeunes pour le développement de Bagnolet. Sa mission : impliquer les jeunes dans la vie locale et les aider à développer leurs propres projets d’intérêt général. S’inspirant de son parcours personnel, il lance le programme « L’industrie des talents », à destination des 16-20 ans pour les aider à trouver leur voie en développant de nouvelles compétences (artistiques, entrepreneuriales, culinaires…) et en valorisant leur expérience sur le terrain. Cet accompagnement se déroule pendant deux ans, avec un mentor pour guider chaque jeune et des ateliers pour développer son talent.

► Grâce à la bourse Déclics jeunes, Moussa pourra aménager ses locaux, acheter du matériel (ordinateurs, caméras, appareil photo) et recruter une personne pour développer son programme.

Edition 2021

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Le concours Déclics jeunes 2021 lance un partenariat avec Live for Good. A travers le programme « Entrepreneur for good », quatre lauréats seront accompagnés pour concrétiser leur projet à impact social et accélérer leur développement.