Illustration de l'autisme en dessin.

Quand art et autisme se mélangent et s’assemblent

31/03/2017

La Fondation de France soutient, à travers le concours Déclics Jeunes, des jeunes aux parcours éclectiques. Ils se rejoignent tous sur un but commun : réaliser un projet d’intérêt général qui leur tiennent à cœur.

A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, retour sur deux projets offrant un autre regard sur ce trouble envahissant du développement.

Un court-métrage de sensibilisation à l’autisme

En 2014, Ingrid Chikhaoui a reçu une bourse afin de réaliser un court-métrage de sensibilisation à l’autisme. Pendant quinze minutes, l’émouvant Un kilo de plumes met en scène deux personnes autistes qui chacune de leur côté, partent à la découverte de leur centre d’accueil, la nuit. Leurs chemins se croisent, ce moment offre une rencontre touchante. « Le parcours de Paul et Mathilde s’illustre dans une chorégraphie entre la poésie de leurs imaginaires et la brutalité de leur confrontation au monde, à l’autre, et à eux-mêmes »,  raconte la jeune réalisatrice.

Ce court-métrage a été plusieurs fois primé. Il permet de faire découvrir aux spectateurs une autre facette de l’autisme, poétique et émouvante.

Un autre regard sur la photographie

Autiste et artiste ne sont pas deux opposés. Karim Tataï, atteint d’autisme, en est la preuve. Passionné de photographie, il réalise régulièrement des expositions. Cette passion lui permet de mettre son handicap en second plan, et d’offrir une vision différente du monde, à travers son regard. « La photographie me permet de dire sans mots ce que mon handicap m’empêche d’exprimer », explique-t-il. Depuis ses débuts dans cette discipline, Karim s’est ouvert et a fait beaucoup de progrès en langage et expression des sentiments. La photographie est pour lui « une opportunité de se dépasser, de créer des liens ».

Son talent, son regard nouveau et son parcours hors-norme lui ont valu une bourse Déclics Jeunes en 2015.

Soleil d'hiver, de Karim Tataï