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Vivre ses choix, prendre des risques : un droit pour les personnes âgées !

26/10/2017

Concilier protection avec respect de l’autonomie et des droits est possible et même indispensable pour la qualité de vie des personnes âgées. Un enjeu d’autant plus important que la France, en 2100, devrait compter 200 000 personnes centenaires, soit 10 fois plus qu’aujourd'hui. Face à cet allongement de la vie, la Fondation de France agit depuis plus de 40 ans en faveur des personnes âgées avec un programme dédié. Le colloque du 27 octobre sera consacré à la question sensible du droit au choix et au risque. Il favorisera le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les personnes âgées et tous les acteurs qui interviennent dans leur vie : entourage, professionnels de l’aide à domicile et des établissements d’hébergement, bénévoles...

En 2002, la Fondation de France lançait un nouvel axe de son programme : « Vivre ses choix, prendre des risques ». Depuis 15 ans, près de 600 projets ont été mis en œuvre pour 2,5 millions d’euros, portés par divers acteurs : maisons de retraite, résidences pour seniors, hôpitaux, services d’aide à domicile, centres communaux d’actions sociales, associations d’aide aux aidants, associations de personnes âgées… Ces initiatives considèrent les personnes âgées comme des citoyens à part entière, les impliquent dans la vie de leur quartier ou village, adaptent le fonctionnement des établissements et services à leurs attentes ou encore accompagnent la perte d’autonomie en préservant leur libre-arbitre.

Les personnes âgées, des sujets de droits – Table ronde n°1

Quel est le statut des personnes âgées dans notre société de plus en plus sécuritaire ? Comment mieux respecter leur autonomie, leur liberté de choix et leur dignité ? Le vieillissement est souvent assimilé au déclin des capacités physiques et intellectuelles, à la maladie, à l’antichambre de la mort… C’est un sujet qui inquiète 65 % des Français1 . Cette vision peut mener à une surprotection des personnes âgées, dites vulnérables ou dépendantes, quitte à restreindre leur liberté et à les infantiliser. Or, juridiquement, les droits fondamentaux d’une personne doivent être respectés quel que soit son âge.

Qui me connaît mieux que moi ? – Table ronde n°2

Une personne âgée sait ce qu’elle veut ou non, ce qu’elle aime ou non. Elle est capable de discernement et de faire des choix, quel que soit son état de santé. La parole des personnes âgées doit donc être libérée et surtout mieux entendue, leurs décisions valorisées, qu’elles vivent à domicile ou dans un lieu de vie collectif comme un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) avec ses contraintes réglementaires, organisationnelles, financières. C’est un travail à mener avec les personnes âgées, les professionnels et les familles.

Intimité, mort, technologies… le partage d’expériences au cœur de 6 ateliers

Au cours des ateliers, les professionnels de santé, les personnels d’établissements d’accueil et d’hébergement, les porteurs de projets soutenus notamment par la Fondation de France, les proches, et les personnes âgées témoigneront de leur expérience autour de 6 thématiques (voir communiqué de presse).

Débats autour de l’éthique et des alternatives à l’enfermement

Le colloque sera également marqué par deux face à face. Le premier sur le thème « Exigence éthique en institution : comment la mettre en application et la faire vivre ? » avec Céline Louvet, directrice du Pôle Adultes à Domicile de l’Association des paralysés de France (APF 75) et responsable du pôle « Réseaux médico-sociaux » de l'Espace régional de réflexion éthique Ile-de-France, et Pascale Lasjaunias, directrice du Réseau Médico-Social ARPAVIE. Elles échangeront sur l’intérêt croissant des professionnels pour l’éthique, pour donner du sens à leurs métiers - vécus comme de plus en plus éprouvants - et sur les outils existants ou à créer. L’ancrage de principes éthiques dans les pratiques quotidiennes demande, en effet, un apprentissage, des outils et du temps. Le second face à face rassemblera Joël Ankri, professeur à l’Université de Versailles Saint-Quentin-enYvelines) et praticien à l’hôpital Sainte-Périne de Paris, et Christophe Ramage, réalisateur du documentaire Portes Closes. Ils évoqueront les alternatives à l’enfermement des personnes âgées désorientées qui peuvent être mises en place grâce à une réflexion concertées des professionnels et des familles, et à une prise en compte des raisons qui les mènent à vouloir sortir tout prix.

Télécharger le communiqué de presse

Le colloque

le vendredi 27 octobre 2017
à partir de 8H45 au Collège des Bernardins (20 rue de Poissy – 75005 Paris)
programme détaillé

A télécharger

Le communiqué de presse

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