Deux jeunes femmes discutent avec un vieil homme.

Portrait de philanthrope

Vincent Worms

Installé depuis les années 1980 à San Francisco, Vincent Worms a développé outre-Atlantique différentes activités de capital-risque. « J’ai découvert là-bas le rôle de la philanthropie dans la société américaine, à une époque où il n’existait rien d’équivalent en Europe » retrace l’ancien cadre de la banque Paribas. Une « révélation » qui va l’amener à créer une première fondation, le Tsadik Fund, qui donnera naissance en France en 2003 à la Fondation Unitiative, créée sous l’égide de la Fondation de France. Tsadik, la “justice sociale” en hébreu, sert de fil conducteur à son engagement : agir pour renouer le lien social, lutter contre l’exclusion et le racisme sous toutes ses formes.

En treize ans, le groupe d’amis membres du comité exécutif a soutenu une cinquantaine de projets. Animés chaque fois par la même volonté : mettre le pied à l’étrier à des associations débutantes. « Chaque été, c’est un rituel, on se retrouve en France pour choisir lesquelles aider » se remémore avec bonne humeur l’initiateur d’Unitiative. Il en profite pour rencontrer bénévoles et bénéficiaires des associations financées par sa fondation. « Des gens remarquables » souligne Vincent avec respect. Parmi les associations qui lui tiennent à cœur : Le Pari Solidaire qui agit en faveur du logement intergénérationnel, Frateli qui organise l’accompagnement de jeunes élèves boursiers par des universitaires notamment, « ou encore Coexist, qui sensibilise dès le collège les nouvelles générations à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. »

Aujourd’hui, Vincent a laissé les rênes de son business à ses jeunes associés de la Silicon Valley, où se créent des fortunes à grande échelle : « L’argent n’a ni philosophie, ni devoir, ni engagement : la philanthropie, elle, peut lui donner un sens » conclut-il.

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