Portrait de philanthrope

Valérie Desfosse : « Retrouver l’esprit et le goût de la fraternité »

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La vie se charge parfois de tout bousculer ; la preuve avec Valérie Desfosse, longtemps juriste et directrice juridique en entreprise. En 2014, Valérie perd son emploi et se retrouve, dans le même temps, à la tête d’un important patrimoine légué par ses parents disparus brutalement. « J’ai pris la concordance de ces événements comme un signe, l’opportunité de repenser ma vie. Depuis toujours, je voulais travailler pour l’intérêt général. Je me suis dit qu’il était temps. » Valérie décide alors de reprendre ses études et de passer le certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement social. Elle décroche le diplôme mais une conversation lui offrira une nouvelle piste. Un ami avocat lui parle de la possibilité de créer une fondation, ce sera le déclic. « La solution cochait toutes les cases. Mon désir de m’engager et de mettre mon patrimoine au service des autres. J’ai créé en 2020 la Fondation Monique Desfosse en hommage à ma mère, elle-même très investie dans le monde associatif et responsable financière du comité parisien de la Ligue contre le cancer. »  

Abritée à la Fondation de France, la Fondation Monique Desfosse se fixe une mission à la fois vaste et très précise. « Selon moi, notre société n’encourage pas assez le rapport à l’autre. J’ai donc pensé ma fondation autour du lien social pour favoriser l’entraide et l’inclusion. » Valérie s’oriente vers des actions de réinsertion, en accompagnant par exemple l’association « Les Établissements Bollec » qui réalise un magazine avec des détenues de la prison de Rennes ; ou encore l’association « La lucarne d’Ariane » qui forme des sortants de prison aux métiers du spectacle et agit pour l’insertion par l’art et la culture. Elle soutient également l’association parisienne « Autremonde », dédiée à l’accueil et à l’accompagnement des migrants et des personnes en situation de précarité.

Très sollicitée, Valérie étudie attentivement chaque projet et opère une sélection très fine. Ses fonds ne sont pas infinis et elle souhaite pouvoir agir dans la durée tout en restant fidèle à ses engagements. Redonner à chacun sa place dans la société. « Il y a aujourd’hui mille façons d’être mis à l’écart et je pense qu’il nous appartient à tous de faire ce que nous pouvons pour réunir. Retrouver l’esprit et le goût de la fraternité ».