Une jeune et une vieille femme discutent en tenant un smartphone

Vulnérabilité & précarité

Une grande maison pour deux

Laurène Colson

Quand elle part à Lyon pour ses études, Laurène Colson cherche un logement. Elle découvre l'association « Le pari solidaire ». Il s'agit d'échanger une chambre à tarif modéré chez des personnes âgées qui souffrent de solitude contre une présence régulière. C'est ce rapprochement des générations sous un même toit qu'encourage la Fondation de France pour retisser des liens intergénérationnels.

« Le pari solidaire » accueille demandes et propositions, fait remplir des questionnaires de motivation et joue les marieurs. Les caractères doivent être compatibles et les disponibilités emboîtées, même si ensuite les contractants peuvent négocier les termes de l'échange.
Denise approche des 80 ans. Elle possède une grande maison. Elle a beau être autonome et active, elle souhaite une présence en semaine et en soirée. Veuve, elle veut pouvoir échanger, débattre, s'ouvrir à un monde nouveau.

Laurène a alors 20 ans. Elle est en classe préparatoire d'orthophonie. Une année de bachotage l'attend. Cela tombe bien. Denise espère de la compagnie. En contrepartie, le logement coûte 25 % de moins que sur le marché locatif. Depuis cette année commune, elles se revoient parfois. Denise a vendu sa grande maison, en a fait construire une plus petite. Laurène exerce comme orthophoniste. Et se souvient de ce temps passé ensemble comme d'un compagnonnage agréable.

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