prix international de l’innovation Théophile-Legrand

Fondations abritées

Un prix international pour une prothèse mammaire révolutionnaire

Le 18 mars 2017, au lycée Théophile-Legrand à Louvroil (59), avait lieu la remise du prix international de l’innovation Théophile-Legrand. Julien Payen a remporté le prix cette année avec un projet de  bioprothèse textile résorbable.

Une reconnaissance internationale

La Fondation Théophile Legrand a été créée en 2007 à l’initiative de Dominique et Christian Cambier, descendants de Théophile Legrand, industriel du textile de Fourmies du début du XIXème siècle. Elle est abritée depuis 2015 par la Fondation de France.

En 2009 à Fourmies (59), la Fondation Théophile Legrand, dans la continuité de son histoire, crée le « Prix International de l’Innovation Textile » qui récompense chaque année le projet textile le plus innovant, original, utile et transférable au processus industriel. Avec, à la clé, la somme de 8000 €. Près d’une centaine de candidats originaires du monde entier ont déjà concouru. Ce prix représente en effet une réelle reconnaissance dans le milieu des ingénieurs textiles et des professionnels de l’industrie textile à travers le monde.

De la dentelle de Calais pour la médecine du future

En 2017, le prix international de l’innovation textile Théophile Legrand au service de l’humain a été attribué à Julien Payen, originaire de la région. L’innovation de ce doctorant de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textile (ENSAIT) pourrait grandement influer sur la vie des femmes atteintes d’un cancer du sein ayant subi une mastectomie.

Cette prothèse a été pensée comme une alternative plus naturelle aux méthodes qui présentent encore des risques pour la santé de la patiente, pour son confort et qui sont excessivement chères. Julien Payen, en collaboration avec Pierre-Marie Danze chercheur au CHRU de Lille, a eu la bonne idée d’utiliser la dentelle de Calais pour permettre une auto-reconstruction mammaire. La prothèse, composée de tissu, a été fabriquée par une imprimante 3D et s’accompagne ainsi d’une armature en dentelle qui servirait de support aux cellules graisseuses et qui leur permettrait  de se maintenir et de se développer afin de reconstruire le sein. Une reconstruction mammaire personnalisée, puisque l’implant épousera la forme de la poitrine naturelle de la patiente.

Cette prothèse, dénommée MAT(T)ISSE, qui permettrait une reconstruction mammaire en plusieurs semaines pour que les cellules graisseuses puissent se développer, est une ébauche. Selon son créateur, il faudra entre cinq et sept ans pour qu’elle soit commercialisée.

 

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