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Maladie de Parkinson

Soutenir les différents axes de travail des chercheurs

Avec un nombre de malades en augmentation, la maladie de Parkinson fait désormais l'objet de nombreuses pistes de recherche. La Fondation de France accompagne différentes équipes avec une seule volonté : trouver des réponses pour soulager les malades.

La maladie de Parkinson fait désormais partie des pathologies dont chacun a entendu parlé un jour ou l'autre. Elle est en effet la deuxième maladie neurodégénérative en France et touche actuellement 120 000 personnes dans notre pays. Comme les différentes pathologies de cette catégorie, elle s'attaque à une région spécifique du système nerveux central (ici, celle qui gère la motricité) et en détruit de façon progressive les cellules. Depuis quelques décennies, elle est en augmentation constante.

Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation continue. « Le premier d'entre eux est incontestablement l'évolution de l'espérance de vie, confirme Solange Guenez, ex-responsable des programmes Recherche médicale de la Fondation de France. Le risque de voir se développer une maladie induisant des “morts neuronales” prématurées augmente bien évidemment avec l'âge. » Le deuxième facteur concerne une bien plus grande attention aux comportements étranges chez les personnes vieillissantes : « Il y a deux ou trois générations, lorsque l'on voyait s'égarer ou trembler un grand-parent, on se disait simplement qu'il (ou elle) devenait un peu sénile et que c'était normal, remarque le Professeur Mohamed Jaber, Président du comité d'experts de la Fondation de France pour la maladie de Parkinson (jusqu'en 2017). Aujourd'hui, on s'inquiète et on consulte le médecin. » Cette nouvelle attitude a permis d'établir des diagnostics beaucoup plus tôt, améliorant dans le même temps la prise en charge des malades. Enfin, un troisième facteur, encore au stade des études et qui demande à être précisé, concerne les facteurs environnementaux.

Entre recherches fondamentale et clinique : l'appui de la Fondation de France

Face à cette réalité, les associations de malades et de leurs familles se sont organisées pour soutenir les projets de recherche travaillant sur les aspects cliniques de cette maladie. Priorité était donnée à la recherche de moyens pour soulager les patients. « Mais c'était oublier que la thérapeutique ne peut avancer si, en amont, la recherche fondamentale pure ne l'alimente pas », explique Solange Guenez. En lançant son programme de recherche sur la maladie de Parkinson en 2001, la Fondation de France a donc fait le choix de soutenir des équipes de recherche fondamentale et de les soutenir durant plusieurs années, en cas d'avancées majeures.

Avec l'expérience de bientôt quinze ans de soutien à cette recherche, la Fondation de France soutient ainsi des équipes de chercheurs selon quatre axes. Premier axe : la simulation cérébrale profonde. Par l'intermédiaire d'électrodes implantées dans les zones attaquées du cerveau, l'on envoie des impulsions électriques qui remplacent le rôle des cellules détruites par la maladie. Deuxième axe : la pharmacologie. Il s'agit ici d'enrayer ou de retarder les effets secondaires de certains traitements, comme les mouvements incontrôlables dus au traitement anti-parkinsonien de référence, la L-Dopa. Troisième axe : les travaux sur la génétique, la maladie de Parkinson faisant partie du patrimoine génétique de 10% des malades. Enfin, le quatrième axe concerne la thérapie cellulaire et la possibilité, d'ici quelques années, de remplacer les cellules mortes par des cellules souches saines. Les dernières années ont vu de nouvelles évolutions se produire. À l'instar d'Erwan Bézard, lauréat du Grand Prix de la Fondation de France 2014, avec ses équipes de l'Institut des maladies neurodégénératives (IMN) de Bordeaux, les chercheurs en sciences fondamentales se rapprochent désormais des médecins cliniciens. En attribuant cette distinction, la Fondation de France démontre une nouvelle fois sa volonté d'être aux côtés de ceux qui innovent, pour le bien des malades.

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3 questions à...

Mohamed Jaber, Professeur en neurosciences, directeur de l'unité 1084 INSERM de l'université de Poitiers, ancien président du comité d'experts “Parkinson” de la Fondation de France.

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