Des femmes africaines en groupe.
Combattre le VIH

International

Sida, santé et développement

Date limite de dépôt de dossiers
22 mai 2017 — sida@fdf.org

Pourquoi ?

Dans la plupart des sociétés, les statuts des hommes et des femmes sont marqués par des rapports d’inégalité. La propagation du VIH s’en nourrit mais contribue également à les renforcer.
Très souvent, la prise en compte des problématiques de genre se limite à privilégier les femmes comme cible principale des programmes sans tenir compte de l’impact de ces modalités d’intervention sur les rapports hommes-femmes. Aussi, il n’est pas rare qu’un tel ciblage se traduise paradoxalement par un renforcement des tâches et des responsabilités qui incombent aux femmes, et donc des inégalités de genre qu’il était censé combattre.
Ainsi, les femmes sont trop souvent considérées comme seules responsables de la prévention, du dépistage et de la divulgation du statut sérologique à leur entourage, de même que des soins à apporter à leurs enfants, conjoints ou parents malades. À l’inverse, les hommes demeurent toujours aussi éloignés des centres de dépistage et de prise en charge, et ne constituent que 20 % à 30 % des files actives des associations.

Réduire les inégalités dans les rapports sociaux, interroger et déconstruire les représentations sur les sexualités et la place de chacun(e), renforcer les capacités et l’autonomie des femmes, tout en favorisant la participation des hommes dans ces processus, sont par conséquent des objectifs cruciaux à atteindre si l’on veut lutter efficacement contre le sida et plus largement permettre une équité dans l’accès aux soins.

La Fondation de France soutient des projets favorisant l’équité dans l’accès aux soins. Elle encourage les initiatives visant à impliquer les hommes et à renforcer « l’empowerment » des femmes. Seront soutenus les projets qui œuvrent en ce sens (prise en compte des problèmes sanitaires des personnes vivant avec le VIH, transmission parent-enfant, intégration du VIH dans les stratégies des services de planning familial, prise en compte des violences faites aux femmes…).

Les inégalités hommes-femmes : un facteur de propagation du SIDA.

Quels objectifs ?

  1. Renforcer l’équité dans l’accès au dépistage et aux soins

  2. Favoriser l’implication et la responsabilisation des hommes dans le recours au dépistage et aux soins

  3. Renforcer l’autonomie des femmes

  4. Lutter contre les violences faites aux femmes
     

 

Qui peut répondre?

Cet appel à projets s‘adresse à des :

  • organismes à but non lucratif ou à gestion désintéressée (association) ;

  • équipes soignantes, médicales et médico-sociales ;

  • deux conditions sont impératives :

    • justifier d’une implication dans la lutte contre le VIH depuis au moins 3 ans. Une expérience en santé sexuelle et reproductive depuis au moins un an est également souhaitable,

    • être une structure apolitique et non religieuse.

Nos experts

 

Président du comité

Dr. Abdon GOUDJO
Directeur médical et soins Samu social de  Paris

Membres

Madame Elisabeth HOFMANN
Membre du réseau Genre en Action, Maître de conférences à l'Université Bordeaux 3  Membre du laboratoire de recherche  « Les Afriques dans le Monde » à Sciences Po Bordeaux
 
Monsieur Mamadou DIENG

Responsable du pôle « Accompagnement psychologique et social - Santé communautaire » à EXPERTISE FRANCE, Paris
 
Docteur Ana CANESTRI

Praticien Hospitalier dans le Service de Maladies Infectieuses et Tropicales du  Pr. Pialoux
 
Madame Anne SUSSET

Coordinatrice de la plate-forme ELSA (« Ensemble Luttons contre le Sida en Afrique »), Paris
 
Madame Valérie SANDRES

Co-fondatrice et Présidente de l’Association Moto Action France
 
Madame Réjane ZIO

Responsable  programmes  « Santé  de  la  mère  et  de l’enfant »,  Sidaction
 
Madame Veronica NOSEDA

Coordinatrice National au Planning Familial