Portraits de quatre femmes souriantes de toutes origines

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Retour sur le colloque Femmes & Environnement

 

raja-collque-2015gp.jpgLe 8 décembre 2015, la Fondation RAJA-Danièle Marcovici a organisé le colloque « Femmes & Environnement » au Grand Palais à Paris, dans le cadre de Solutions COP 21. Il avait pour objectif de mettre en lumière le rôle clé des femmes au cœur de la lutte contre le changement climatique et de la protection de l’environnement. Faisant partie d’un programme d’actions « Femmes & Environnement » porté par la Fondation RAJA-Danièle Marcovici et le Groupe RAJA, cet évènement, qui s’est tenu le jour du « Gender Day » de la COP21 a réuni près de 250 personnes autour d’intervenants de haut niveau.

 

Une étude inédite qui valorise les liens entre autonomie des femmes et protection de l’environnement

 vignete-colloque-raja-dk.jpgLe colloque « Femmes & Environnement » a d’abord été l’occasion de présenter les conclusions de l’étude « Femmes & Environnement : un enjeu clé du développement durable », publiée par la Fondation.

Cette étude, réalisée en collaboration avec le Cabinet Egalis, illustre le lien entre l’amélioration du statut des femmes, de leur accès aux droits et de leur autonomisation dans tous les domaines, et la réduction des effets du dérèglement climatique et la préservation de l’environnement.
Une vidéo diffusée lors du colloque présente les grandes conclusions de cette étude.
 
Il est fondamental que la participation des femmes dans ce combat soit reconnue et encouragée » a rappelé Danièle Kapel-Marcovici, présidente de la Fondation.

 

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> (* les intervenants, de gauche à droite : Fatou NDOYE, Coordinatrice du Pôle agroalimentaire de l’association sénégalaise Enda Graf Sahel, Claudy VOUHE, Membre de Genre en Action, experte en Genre et Développement, Hindou OUMAROU IBRAHIM, Coordinatrice de l’Association des Femmes Peules Autochtones du Tchad, Maria-Noël VAEZA, Directrice des Programmes ONU Femmes, Philippe LEVEQUE, Directeur Général de CARE France, Vandana SHIVA, Fondatrice de l’ONG indienne Navdanya, Prix nobel alternatif, Corinne LEPAGE, Présidente Internationale de l’association WECF.)

Deux tables rondes pour mettre en lumière des solutions pour les femmes et l’environnement

 

 

raja-colloque-int.jpg Cet évènement a été l’occasion de réunir des personnalités internationales et a donné lieu à des échanges « passionnants, menés avec humour et détermination »  selon l’animatrice du colloque Yolaine de la Bigne, fondatrice de NéoPlanète.
Une première table ronde a permis de clarifier les liens entre l’amélioration du statut des femmes et la réduction des inégalités femmes-hommes dans la lutte contre le dérèglement climatique.
 « Les femmes sont la solution face aux différents enjeux du développement durable », a affirmé Maria-Noël Vaeza, Directrice des Programmes d’ONU Femmes.
 
Les intervenants sont également revenus sur les enjeux de la COP21, et les solutions pour mieux inclure les femmes dans les politiques environnementales à tous les niveaux. S’il est important de reconnaître la contribution des femmes à la préservation de l’environnement,  il est aussi « essentiel de [leur] donner des moyens, matériels et financiers pour mener à bien des projets de développement » selon Corinne Lepage, Présidente internationale de l’association Women in Europe for a Common Future (WECF). « Il ne s'agit pas de nous faire plaisir. L'enjeux est de faire comprendre que les femmes ont un rôle prépondérant » a-t-elle ajouté.

raja-colloque-int2.jpgLa deuxième table ronde, qui regroupait des acteurs associatifs de terrain, a permis de présenter des initiatives locales concrètes qui permettent d’agir efficacement pour protéger l’environnement, tout en favorisant également la participation des femmes.

 
« La nature et les femmes sont dominées par le même pouvoir. Il est temps de changer les choses », explique Vandana Shiva, militante indienne écologiste et féministe.
 
Fatou Ndoye de l’ONG ENDA Graf Sahel, a partagé avec le public les actions menées par des femmes sénégalaises dans le domaine de la pêche et a rappelé l’importance de  « valoriser les initiatives locales ». Philippe Levêque, Directeur général de CARE France, a quant à lui souligné la nécessité de « partager le pouvoir, et avoir un regard mixte » dans la mise en place des programmes de développement.
 
Complémentaires à l’étude réalisée par la Fondation, les échanges du 8 décembre ont ainsi permis d’identifier des clés pour mieux prendre en compte l’autonomisation des femmes dans les programmes de développement durable, telles que la consultation systématique des femmes, leur inclusion dans les espaces de décision, ou encore l’amélioration de leur accès aux ressources, à la formation et à l’éducation.
L’engagement de la Fondation se poursuivra en 2016, avec notamment le lancement d’un appel à projets « Femmes & Environnement » et des actions prévues dans le cadre de la COP22.

 

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