Deux personnes discutent dans une salle de spectacle, des gens sur scène en cercle applaudissent également.

Centre-Est

Remise des bourses de la Fondation Yves Brieux-Ustaritz

 

Le 5 juillet dernier 2016, 4 danseurs professionnels ont reçu une bourse de la Fondation Yves Brieux-Ustaritz, sous égide de la Fondation de France. Créée en 1989, cette fondation a pour objet d’aider des danseurs professionnels qui se trouvent temporairement ou définitivement  dans  l’impossibilité d’exercer leur art et dont la situation matérielle est difficile.

Pour cela, la Fondation de France, au titre de la Fondation Yves Brieux Ustaritz, a conçu un partenariat avec la Maison de la danse à Lyon depuis 2014. Les critères mis en place par la Maison de la Danse pour l’attribution des bourses sont :

  • un niveau d’ excellence et de charisme dans leur parcours d’artistes ;  
  • une forme de cooptation dans le réseau ; 
  • le courage dans leur manière d'affronter la seconde partie de leur vie professionnelle, certains tirent  "le diable par la queue" ;
  • des parcours qui forcent l’admiration.

 

 

Les lauréats 2016

Clarisse Veaux

Après plus de 12 ans en tant que danseuse interprète auprès de compagnies Hip-Hop et 8 ans à la direction de la Compagnie Stylistik, Clarisse Veaux réalise que son corps « ne pourra bientôt plus suivre le rythme effréné de la danse et des tournées » et décide de faire évoluer sa carrière. Après une longue réflexion personnelle, un bilan de compétences, de nombreuses rencontres avec des acteurs du secteur culturel et un stage d’observation à la Maison de la Danse, elle choisit de se tourner vers les métiers de la conception et de la coordination de projets artistiques et culturels en relation avec le public et les artistes. Pour mettre sa passion, ses compétences et son savoir-faire au profit de structures culturelles, elle va ainsi intégrer une formation de chargée de production de projets artistiques à l’IESA de Lyon. Grâce à sa bourse, elle pourra financer cette formation et acquérir du matériel professionnel, pour mener à bien sa reconversion professionnelle. 

 
Alexandre Munz

Alexandre Munz a été un brillant danseur de culture classique. A la suite d’un problème grave qui atteint sa colonne vertébrale, il est contraint à l’immobilité et tenu de tirer un trait sur sa carrière d’interprète. Son amour de la danse ne s’éteint pas ; Alexandre ne se résout pas à la paralysie. Sa lente, opiniâtre et douloureuse reconquête du mouvement s’assimile à une recherche fondamentale : elle passe par l’invention d’exercices simples, à l’écoute des possibles initiaux, qui créent en son propre corps de nouveaux chemins, de nouvelles compréhensions nerveuses et musculaires. En étroite collaboration avec un réseau d'établissements d’enseignement supérieur, écoles nationales et internationales et d'autres organisations de danse privées, il développe ainsi « The Safe Project » : un concept, de nouveaux outils méthodologiques pour inspirer la recherche interdisciplinaire artistique et scientifique. La Bourse va lui permettre de poursuivre le développement de sa méthode – déjà largement reconnue à l’international - afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque communauté : les non-sportifs non-danseurs, les personnes âgées, les danseurs et athlètes de haut niveau.
 
Karim Randé

Artiste pluridisciplinaire, Karim Randé a d’abord été comédien puis artiste cirque. Après un parcours avec de nombreuses compagnies (tel que le cirque du soleil, les Galapiats, Malabar, etc.) ainsi que des interventions comme cascadeur pour le cinéma, il  intègre la compagnie MONTALVO-HERVIEU afin de mêler acrobatie, danse et échasses. Malheureusement, en mars 2014, il a un accident en plein spectacle : une mauvaise réception sur un pied lors d’une acrobatie à plus de 7 mètres de haut. Suite à de nombreuses opérations et une grave infection osseuse, il choisit finalement l’amputation car un pied prothétique lui permettra, à terme, de reprendre son activité. Depuis lors il est en rémission et envisage de créer un spectacle autour de son handicap avec un numéro de danse et sangles aériennes en béquille. Ce projet est rendu possible grâce à sa bourse, qui contribuera à financer une prothèse « lame de course » tel qu’on peut les voir sur les coureurs handicapés comme Oscar Pistorius.
 
Bruno Péré

Passionné par la danse depuis son plus jeune âge, Bruno Péré intègre le Conservatoire de danse classique de Toulouse à 16 ans, puis le Conservatoire National de Danse de Paris en danse contemporaine. Diplômé avec mention très bien, il lance alors sa carrière de danseur et collabore avec des chorégraphes d’univers très différents (Yvan Allexandre, Blanca Li, Gilles Baron, etc.). Malheureusement, de graves problèmes de dos ont raison de sa carrière, dont il décide de mettre fin en 2012, à 32 ans. En débutant une formation à l’école Boulle, il réalise que personne n’a jamais pensé à ouvrir une agence pour représenter et défendre les droits des danseurs et des chorégraphes à Paris. En 2013, il lance donc sa propre société « Wedance ». La bourse va lui permettre de poursuivre le développement de son activité, qui s’étend aujourd’hui à la production d’événements artistiques. 

 

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