Marie-Christine Lenain et Gilles Bloch

Bénévoles

Questions aux référents du Programme Emploi à la Fondation de France Nord

Marie-Christine Lenain et Gilles Bloch sont bénévoles à la Fondation de France. Ils nous expliquent en quoi consiste leur rôle de référents du programme Emploi au sein de la Fondation de France Nord.

Pourquoi vous êtes-vous engagés en tant que bénévoles à la Fondation de France ?

Marie-Christine Lenain : J’ai souhaité m’engager en tant que bénévole parce que cela avait du sens dans ma vie et particulièrement, comme beaucoup d’autres bénévoles, après avoir terminé une activité professionnelle. Il m’a semblé important de mettre à disposition mes compétences, mon expérience, pour une mission d’intérêt général dans une région où l’accès à l’emploi et à l’activité est très difficile.

Gilles Bloch : Je suis arrivée en retraite et après une vie professionnelle variée, je n’ai pas voulu tout arrêter brutalement et j’ai pensé que j’avais assez d’expérience pour pouvoir aider d’autres structures. La volonté de continuer à transmettre a été très importante dans ce choix. Je connaissais la Fondation de France auparavant, j’avais déposé des dossiers de demande de subventions en tant que responsable associatif par le passé.

 

En quoi consiste votre mission de référent ?

M-C L : Notre mission de référent a plusieurs facettes. Elle consiste tout d’abord à faire connaître cet appel à projet à un ensemble de partenaires, qu’ils soient institutionnels ou acteurs relais. Nous sommes à la disposition des porteurs de projets pour répondre à leurs questions avant de se décider à nous envoyer une demande de financement. Nous sommes aussi en lien avec d’autres financeurs afin que les porteurs de projets puissent, à terme, se passer de l’aide de la Fondation de France dans la pérennisation de leur action.

G B : En complément de Marie-Christine, je dirai que l’idée principale est de veiller à ce que les critères de l’appel à projet soient respectés, en amont, avant et après avoir déposé une demande de financement, et en aval, pour mesurer les résultats de l’action soutenue. Nous faisons également remonter les informations et questionnements auxquels nous sommes confrontés sur la thématique Emploi au niveau national. 

 

Quelle est votre spécificité au sein du binôme que vous formez avec Marie-Christine Lenain/Gilles Bloch ?

M-C L : L’intention qui prime dans ce binôme, c’est que Gilles et moi sommes tout à fait « remplaçables », Notre vision est complémentaire, quand nous lisons des dossiers, nous croisons nos points de vue.

G B : J’habite Amiens et Marie-Christine habite Lille, ce qui nous permet d’agir plus particulièrement sur la Picardie pour l’un et le Nord Pas de Calais pour l’autre, de tisser des partenariats localement et de faire connaitre en proximité l’action de la Fondation de France. 

 

L’appel à projet a été modifié cette année, pouvez-vous nous expliquer les évolutions récentes de ce dernier ? Qu’est-ce qui justifie cette évolution ?

M-C L : Il reste un socle commun qui est, premièrement, de favoriser l’accès à une activité de travail et d’emploi pour les personnes qui en sont les plus éloignées, et deuxièmement, de répondre à des besoins sociaux du territoire qui ne seraient pas couverts.

L’évolution de la société nécessite de se centrer sur ce nouvel outil de travail qu’est le numérique, c’est la meilleure façon de répondre à la problématique des personnes éloignées de l’emploi aujourd’hui.

L’appel à projet tel qu’il est écrit aujourd’hui comporte deux axes. Le 1er axe consiste à développer la coopération en faveur des personnes éloignées de l’emploi pour leur permettre de développer leur employabilité et à couvrir les besoins sociaux non couverts. Le 2ème axe s’intéresse à développer des compétences ciblées sur le numérique des personnes éloignées de l’emploi.

G B : Le précédent appel à projet avait été lancé il y a dizaine d’années, un temps où la révolution numérique ne produisait pas encore les effets économiques qu’on connait aujourd’hui. Ce nouvel appel à projet prend en compte cette révolution numérique.

Cette nouvelle dynamique considère le fait que le travail traditionnel est en train d’évoluer, et les populations sont maintenant éloignées de l’emploi à cause de cette révolution numérique.

La jeunesse de cet appel à projet ne permet pas d’avoir le recul nécessaire mais on s’aperçoit que les structures qui ont pris la dimension de ce changement sont plutôt des structures d’avant-garde.