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Fondations abritées

Prix Marie-Ange Bouvet Labruyère : Marc Davenne

Cette myéline qui s’altère

« C’est à un foisonnement de connaissances auquel nous assistons actuellement dans le domaine des maladies neurodégénératives », observe Marc Davenne. Par les études qu’il mène, ce scientifique participe de ce mouvement en s’intéressant à la sclérose en plaques.
Dans cette pathologie, les cellules nerveuses appelées neurones perdent leur gaine de myéline, un peu comme des fils électriques dont la gaine isolante serait altérée. Avec, pour conséquence, des des défauts de conduction des influx nerveux qui se traduisent par des symptômes moteurs, sensoriels ou cognitifs.

 Ce sont surtout des zones particulières du neurone qui accusent cette perte, les nœuds de Ranvier. Or, « ces nœuds ressemblent beaucoup, du point de vue architectural, à une autre zone du neurone qu’on appelle le segment initial de l’axone ou SIA. Se pourrait-il que la perte de la gaine de myéline dans la sclérose en plaques altère également cette autre zone cruciale pour le neurone ? », s’est demandé Marc Davenne.

L’étude menée n’est pas encore publiée mais le chercheur accepte d’en livrer l’information principale : la réponse est positive, le SIA est aussi altéré par la perte de la gaine de myéline. « Ce résultat est important parce que c’est là, dans le SIA, une zone de 30 millièmes de millimètres, que l’information électrique du neurone est codée », explique le neuroscientifique.

« La période est excitante, estime Marc Davenne : les énormes avancées réalisées dans le champ des neurosciences vont finir par se traduire par l’émergence de thérapeutiques nouvelles. »

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Marc Davenne

  • Maître de conférences en neurosciences
  • Université Pierre et Marie Curie (UPMC) et Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, Inserm / CNRS / UPMC) dans l’équipe de Catherine Lubetzki et Bruno Stankoff

La Fondation Marie-Ange Bouvet Labruyère

Cette fondation a été créée en 2005 par les quatre enfants de Madame Bouvet Labruyère. Ces derniers ont souhaité que leur fondation récompense, entre autres, un chercheur ou une équipe de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière pour ses travaux innovants sur les maladies de la myéline.

Le lauréat de ce prix, doté de 20000 euros, est désigné par le conseil scientifque de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, présidé par le Pr Alexis Brice.