Travailleuses dans une usine à Cambrai.

Portrait de philanthrope

Tessa Berthon, philanthrope dans les pas de ses aînés

 

Née il y a vingt ans de la volonté commune de six frères et sœurs après la cession du groupe familial de supermarchés Docks de France, la Fondation La Ferthé est à l’image de sa fratrie de fondateurs : diverse.

« Depuis 1996, l’objet de notre fondation est inchangé : donner le coup de pouce financier pour réaliser l’initiative prise par une association déjà très engagée sur le terrain, que cette action soit à but social, culturel, scientifique, ou autre » explique Tessa Berthon, secrétaire générale depuis 2013, nièce de la co-fondatrice et présidente, Hélène Tournigand-Toulouse.

La Fondation La Ferthé a par exemple cofinancé des séjours en centre d’insertion par l’art, la culture et le sport pour des sans-abris aidés par La Bagagerie d’Antigel. Cette association soutient les gens de la rue notamment en mettant à leur disposition un espace privé, avec casier personnel et accueil matin et soir. Au Népal, elle a aidé à la prise en charge et à la réinsertion de jeunes filles exploitées sexuellement. Une mission assurée à Katmandou par l’association Planète Enfants. Une philanthropie des “petits pas” qui fait sens : vingt ans après sa création sous l’égide de la Fondation de France, La Ferthé a soutenu près de 300 projets, soit 1,6 million d’euros.

Pour Tessa, qui incarne avec ses 18 cousins-cousines la génération d’après les fondateurs, s’engager « c’est regarder autour de soi et voir que l’on peut aider l’autre. » C’est aussi s’inspirer des aînés : « Je suis admirative de ce qu’ont fait à l’époque ma mère, mes oncles et mes tantes : c’est en m’impliquant dans la sélection des projets que j’ai moi-même découvert des horizons insoupçonnés. » Un passage de relais en douceur entre générations, avec des descendants prêts à reprendre le flambeau, le jour venu.