Deux femmes discutent dans un cabinet médical via l'association malienne ARCAD-SIDA.

Portrait de philanthrope

Daniel Raze

Philanthrope au quotidien

Marqué par l'appel de l'Abbé Pierre en 1954, Daniel Raze s'engage tôt comme chef scout et visiteur de personnes âgées. D'origine modeste, c'est selon lui « une chance de n'avoir hérité de rien, sauf de l'affection ». Entré comme vendeur dans le groupe immobilier Kaufman& Broad, il y passera 38 ans pour finir directeur général Paris.
 
Pour lui, vie professionnelle et engagement philanthropique ne sont pas deux chemins parallèles, mais un seul. Après une année sabbatique, il fait financer par sa société des projets socio-éducatifs en Inde. Aujourd'hui il offre son expertise en immobilier en faveur du logement d'urgence, et propose à ses clients de remplacer ses honoraires par un don à la Fondation Daniel et Martine Raze, abritée par la Fondation de France. Grâce à un capital confiance bâti en 40 ans de vie familiale et professionnelle, un de ses clients a apporté 25 000 € pour un laboratoire scolaire au Bénin.
 
Daniel Raze aime « mettre des gens sur la piste ». Chacun est, à son contact, un philanthrope en puissance : avec sa femme, ils sollicitent voisins et amis pour donner médicaments et matériel scolaire qu'ils distribuent lors de leurs voyages de suivi (Inde, Bénin, Togo, Chili). « Nous sommes des passeurs pour ceux qui pensent ne pas pouvoir faire. » Au cœur de ses convictions, sa foi, et un leitmotiv attribué au Pr. Henri Laborit : « Nous avons tous la possibilité d'agir sur la trajectoire du monde ».