Spectacle de la compagnie Tamérantong, qui veut rendre accessible aux jeunes défavorisés le spectacle vivant.

Portrait de philanthrope

Jérôme Lecat

Philanthrope entrepreneur

A son actif, trois start-ups créées entre Paris et San Francisco. Jérôme Lecat, qui dirige un des leaders mondiaux du stockage de données de masse, fait partie des jeunes entrepreneurs que François Hollande a rencontrés en Californie en février dernier. En école d’ingénieur, il installe un virement mensuel de 100 Francs à l’association SOS Villages d’Enfants. Un premier déclic, lié à sa conviction que « réussir dans la vie donne des responsabilités ». En 2010, avec sa femme Anya, il crée la Sugar Foundation sous l’égide de la Fondation de France. « Le sucre, pour mettre de la douceur dans la vie des gens… » Sa cible : l’enfance et l’adolescence.
 
« C’est en donnant les moyens aux enfants de devenir des adultes passionnés et équilibrés que l’on peut changer le monde ». Avec 50 000 à 100 000 euros par an, la fondation soutient des projets variés : art-thérapie (danse, mime, théâtre, cirque) avec les associations Machu Pichu et Isao, Maisons d’accueil avec Henri Cohen Solal, thèses de doctorat de travailleurs sociaux en collaboration avec l’Université Paris VII, sensibilisation à la nutrition avec le Cirque des Légumes…

Pragmatique, il déplore que les Français assujettis à l’ISF n’utilisent pas davantage les dispositifs fiscaux permettant de choisir l’allocation de son impôt. « Pour ma part, de toute façon je donnerais cet argent. Du coup, c’est un impôt que je suis heureux de payer ! »