Portrait de philanthrope

Bruno Roger

Philanthrope «militant culturel»

« Directrice du mécénat du musée du Quai Branly, Martine Aublet a joué un rôle essentiel dans son rayonnement. En avril 2011, elle disparaissait des suites d'un cancer et j’ai souhaité avec l'appui de ce haut-lieu culturel créer une fondation pour honorer sa mémoire, dédiée à sa passion : les sciences humaines » retrace son époux, Bruno Roger.

Grand banquier et mécène renommé, commandeur des Arts et des Lettres, ce fils de collectionneur d'art premier se dit lui-même "militant culturel". Impliqué, il préside le Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, ainsi que les Arts Décoratifs.

La Fondation Martine Aublet naît en septembre 2011 avec notamment comme vocation de distribuer des bourses de 3ème Cycle (d'un montant de 15 000 euros chacune) à des étudiants méritants pour mener à bien leurs travaux sur le terrain, autour des thématiques-phares du musée : l'anthropologie, l'ethnolinguistique, l'ethnomusicologie, l'histoire de l'art, l'archéologie, etc. En trois promotions, 38 bourses ont ainsi soutenu des doctorants de 11 nationalités différentes, « ce qui aurait plu à Martine, elle qui était boursière quand elle étudiait l'art primitif, rappelle Bruno Roger. En 2015, la Fondation a reçu 100 demandes de bourses venues du monde entier, et notre conseil scientifique compose d'universitaires français et étrangers devra en choisir 12 cet automne. »

Pour mener à bien ses actions, la Fondation Martine Aublet a bénéficié du soutien de la Fondation de France, « un accompagnement très précieux pour donner vie à nos projets » souligne Bruno Roger, constant dans ses engagements de philanthrope préoccupé « par l'enseignement, la culture et la transmission des savoirs. »

En 2016, la Fondation Martine Aublet remettra quatre prix de thèse a quatre de ses anciens boursiers : une belle façon de faire encore un bout de chemin avec eux.