Salle de classe de Japonais - Japan Rainbow Bridge.

Portrait de fondation

Portrait de fondation : Fondation pour l'Étude de la Langue et de la Civilisation Japonaises

Un pont entre deux mondes

En 1974, le très populaire Premier ministre japonais Kakuei Tanaka fit constituer un fonds de 300 millions de yens (4 millions d’euros), dont les revenus contribueraient au développement en France des études japonaises. Sa gouvernance fut confiée à la Fondation de France. Ainsi naquit la Fondation pour l’étude de la langue et de la civilisation japonaises.

« À l’époque, les relations franco-japonaises étaient minces. L’initiative leur conférait de la substance », remarque Bertrand Dufourcq, ambassadeur de France, ancien Secrétaire général du Quai d’Orsay, président d’honneur de la Fondation de France et depuis 1998 président de la Fondation pour l’étude de la langue et de la civilisation japonaises.

Soutenir la culture japonaise en France

« Nous avons joué un rôle prépondérant dans l’enseignement du japonais en France. Le gouvernement nippon et son ambassade en France en ont conscience », poursuit Bertrand Dufourcq. Ce rôle a englobé la fourniture d’ordinateurs à clavier kanji à des cours de japonais sans moyens, l’aide à l’Association des enseignants de japonais en France, dont le colloque annuel peinerait sinon à faire imprimer ses actes, et l’acquisition d’usuels pour les bibliothèques universitaires. La traduction et l’édition sont largement soutenues : « Sans la Fondation, il n’y aurait guère en France de publications érudites relatives au domaine », précise Bertrand Dufourcq. Le public n’est pas oublié : la pièce de bunraku mise en scène au Théâtre de la Ville dans le cadre du dernier Festival d’automne a reçu un accueil triomphal. « La Fondation joue exactement le rôle qui lui a été assigné à l’origine, et soutenir des spectacles d’une telle qualité fait partie de son essence même », insiste Francis Charhon, directeur général de la Fondation de France et membre du comité exécutif de la Fondation pour l’étude de la langue et de la civilisation japonaises. Il a découvert l’Archipel voici une vingtaine d’années, en y montant le bureau local de Médecins sans frontières : « J’ai alors développé pour le pays une curiosité et un goût profonds ».

Des bourses pour partir étudier au Japon

« Lorsqu’on a vécu au Japon, on reste fidèle au Japon », dit en écho Bertrand Dufourcq. Au nom de ce constat, la Fondation offre des bourses de séjour linguistique aux étudiants en master de japonais. La moitié de son budget annuel – une centaine de milliers d’euros – finance ainsi le billet d’avion et les quelques semaines de cours de langue d’une quinzaine de jeunes gens. L’effet de levier de cette fondation efficacement gérée est indéniable : le niveau et l’aura des études japonaises montent en France.