Fondation Trois Cyprès

Fondations abritées

Portrait de fondation : Trois cyprès

Servir la société à l’échelon local

C’est en Provence que Jacques Chanet a créé la Fondation des Trois Cyprès. Afin de poursuivre sur un territoire réduit ce qui avait constitué l’armature de sa vie professionnelle : l’initiative communautaire. 

Trois cyprès plantés au seuil d’une maison provençale signifient au voyageur qu’il trouvera ici accueil, gîte et couvert – trois pôles qui définissent exactement le périmètre d’action de la fondation éponyme. Quant à son cadre géographique, il est aussi précis : le pays d’Apt, dans le Luberon. À l’issue d’une vie de travail dans la sphère du BTP, essentiellement consacrée à des initiatives mutualistes et sociales, c’est là que Jacques Chanet s’installe en 2001. Cette retraite, qui n’a rien d’un repli, a une cause dramatique. La mort accidentelle, en montagne, de son fils cadet : « Je me suis posé deux questions. Que faire à sa mémoire ? Quel sens donner à une vie ? ».

Association et fondation de concert

En 2008, Jacques Chanet rencontre Josiane Saintpierre, l’animatrice de la Bergerie de Berdine. En montagne, ce centre accueille des personnes en grande difficulté, alcooliques ou toxicomanes. « J’ai un projet d’un million d’euros, une maison bioclimatique pour accueillir les résidents vieillissants ou malades », dit l’animatrice. Elle poursuit : « Avec votre expérience de la finance, vous n’auriez pas une idée ? » Jacques Chanet sait qu’une fondation apportera une réponse plus dynamique et plus ouverte qu’une souscription, mais il n’a pas les moyens de la créer seul. Sur le conseil de la Fondation de France, il établit une association de préfiguration. Brigitte Obels, experte en ingénierie sociale, en assure la présidence. Plus tard, la création de la fondation ne signera pas la dissolution de l’association : les deux structures forment un tandem efficace car Jacques Chanet, Brigitte Obels et Philippe Casanova, l'actuel président de l'association, ont un sens aigu de l’action, de l’équipe et du réseau.

Solliciter les bonnes volontés

Ainsi, ils aident les associations locales à formaliser leurs idées : « notre mission dépasse le financement. Elle court de l’étude du besoin à la réalisation, via la mise sur pied de projets où la Fondation des trois cyprès aura sa place », précise Brigitte Obels. Ils montent des événements, des spectacles. Jean-Louis Trintignant, l’actif parrain de la Bergerie de Berdine, parrainne aussi la fondation. Parmi les 841 fondations sous l’égide de la Fondation de France, ils ciblent celles qui seront sensibles à telle ou telle de leurs initiatives. Ainsi, la Fondation JM.Bruneau soutient l’aménagement d’un espace de détente destiné aux malades de l’hôpital d’Apt. Ils « vont à la pêche » aux ressources, aux mécénats, aux dons : pour trouver la camionnette d’une future épicerie mobile, ils ont conseillé aux intéressés de frapper à la porte de la Fondation Peugeot. « Nous ne gérons pas un fonds, nous utilisons les bonnes volontés », disent-ils en souriant. « Nos moyens ne sont pas tout à fait à la hauteur de nos objectifs mais en se démenant, nous essayons de rendre à ce pays un peu de ce qu’il nous donne ».

Pour en savoir plus : www.fondation-trois-cypres.fr

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