Un arbre au milieu d'un champ.

Fondations abritées

Portrait de fondation : Terra Symbiosis

La nature au cœur du développement humain

Dans notre monde où la population et ses besoins augmentent tandis que les ressources diminuent, la jeune Fondation Terra Symbiosis prône une nouvelle relation de l'homme en symbiose avec l’environnement. Rien moins qu'un nouveau modèle de société nécessaire pour préserver l'humanité en danger.

Patricia Jung-Singh a de la chance. De ses parents, elle a hérité d’un capital mais aussi d’une passion : l’amour de la Terre. A 33 ans, elle a décidé de faire partager ces atouts en créant, sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Terra Symbiosis pour « replacer la nature au cœur du développement humain ».

Implantée en Alsace où elle est responsable d’une ferme en conversion biologique, la jeune fondatrice connaît bien le contexte écologique mais aussi social en Afrique australe et en Inde grâce à une expérience de six ans dans une ONG. Elle a ainsi décidé de concentrer son action dans ces trois régions, avec un fil conducteur : bénéficier de la terre et de la forêt en les valorisant et en les respectant.

L’agriculture biologique au cœur du projet

Créée il y a à peine un an, la Fondation « met d’abord l’accent sur les projets économiques et des actions de sensibilisation dans les pays du Sud et en France ». Au-delà de l’intérêt de promouvoir l’autonomie alimentaire dans les régions où la faim fait encore des ravages, Patricia Jung explique comment la protection des sols – fragilisés par les excès d’une agriculture intensive mais aussi par le réchauffement climatique – répond à la fois à une nécessité de rentabilité dans la durée, mais encore à une exigence accrue sur la qualité des produits, y compris dans les pays du Sud. « L’agriculture biologique permet à la fois de créer des emplois et a un fort impact écologique en préservant les écosystèmes et garantissant une meilleure fertilité des sols », précise la fondatrice.

Agir localement et dans le les pays du Sud

Après avoir travaillé la présentation de la Fondation sur son site internet terra-symbiosis.org, Patricia Jung a passé l’année 2009 à peaufiner son projet, à prendre des contacts et à lancer son premier appel à projets. « J’ai préféré que la Fondation reste confidentielle dans un premier temps afin de pouvoir évaluer et ajuster les actions en fonction » explique la fondatrice. Quatre projets sont déjà financés, qui conjuguent tous protection de la nature et développement humain. Citons un programme en milieu rural en Côte d’Ivoire visant à former des jeunes en rupture pour qu’ils puissent vivre de leur agriculture, suivant les principes de l’agroécologie, ou un projet d’aménagement de berges en Alsace, mené par une association embauchant essentiellement des personnes handicapées.

Assez autonome dans la gestion de sa fondation, Patricia Jung s’appuie sur la Fondation de France qui « prend en charge les aspects administratifs et offre une mise en réseau avec d’autres acteurs ». Elle fait également appel à son réseau issu de ses contacts professionnels, en Inde en Afrique et bien sûr en Alsace. Avec un budget de 200 000 euros par an, elle compte soutenir annuellement une dizaine de projets, dans la durée, en apportant si nécessaire un appui technique. Elle ira aussi se rendre compte sur place de l’avancée des projets : « je ne veux pas être sur le dos des associations, mais je souhaite me rendre compte des réalités sur place » conclut-elle.