Des enfants haïtiens sourient

Fondations abritées

Portrait de fondation : Crédit Mutuel

Quatre axes d’action, une même philosophie

Favoriser la microfinance dans les pays pauvres, soutenir la recherche, encourager la lecture auprès du plus grand nombre, aider Haïti à se relever, chacune de ces lignes d’action individuelles portait la griffe du Crédit Mutuel et exprimait sa générosité. La banque mutualiste les a réunies au sein d’une Fondation à son image.

Lorsqu’elle voit le jour en 2009 sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation du Crédit Mutuel rassemble un faisceau d’initiatives variées, suscitées au fil du temps par la banque mutualiste. Ce qui fait leur unité ? « Les valeurs essentielles de notre établissement », répond Frédéric Monot, délégué général de la Fondation du Crédit Mutuel. « Ecoute et action de  proximité s’appliquent autant à notre mécénat qu’au travail mené dans nos caisses locales avec nos sociétaires et clients. Notre culture ne favorisant ni les actions d’éclat, ni les gros mécénats nationaux, nos actions philanthropiques privilégient les actions de terrain et l’efficacité à la communication. »

Aîné des axes composant  la Fondation, le CICM (Centre International du Crédit Mutuel) est né en 1979. Cette association, à laquelle participent les 18 groupes régionaux, œuvre auprès de pays émergents, en Afrique et en Asie, où elle met en place et pérennise des réseaux favorisant l’indépendance financière des populations. « Notre objectif est de permettre aux exclus des systèmes bancaires d’accéder à des services financiers et de réaliser des projets de vie. Il est aussi de permettre à ces réseaux de s’autonomiser pour prendre leur envol » ajoute Frédéric Monot.

Deuxième corde de l’arc, le soutien à des travaux de recherche, à des laboratoires d’idées (think tanks) et à des initiatives solidaires portées par les Fédérations régionales. Il permet notamment d’épauler des structures de recherche travaillant sur des thèmes intéressant le Crédit Mutuel comme l’Europe, les associations, le bénévolat ou l’économie.

Le troisième pôle de la Fondation, né en 1993, concerne la lecture et se répartit autour de trois axes. Le premier cible l’illettrisme - par le soutien et la mise en réseau de nombreuses associations spécialisées, le second encourage le goût « des belles-lettres et de la poésie » chez les jeunes et par ricochet leurs familles, et le troisième, Lire la Ville, amène à la culture et à la confiance en soi écoliers et collégiens, via le décryptage de leur environnement (lire ci-dessous Échos des Fondations). « Co-financés par les Fédérations du Crédit Mutuel, ces dispositifs fleurissent de Strasbourg à Lille, de Clermont-Ferrand à Agen, en passant par la Normandie et Aix-Marseille, et impliquent chaque année plus de 6 000 élèves », note Marie-Lorraine Kerr, déléguée du pôle Lecture à la Fondation. « Chacune de ces actions exige un travail de fourmi - qui nous vaut l’entière confiance des professionnels. »

Enfin, le programme « Ensemble, reconstruisons Haïti », lancé au lendemain du séisme de 2010 grâce à la mobilisation du groupe Crédit Mutuel, complète le panorama de cette fondation.  Il a permis d’une part, d’assurer la survie (prise en charge des salaires et du fonctionnement), la réfection et la modernisation de l’Hôpital français de Port-au-Prince et d’autre part, de lancer à Lafiteau un programme d’urbanisme de 150 logements. « Ces logements répondent aux normes anti-sismiques et anti-cycloniques et sont destinés aux personnels de l’hôpital qui en deviendront à terme propriétaires », poursuit Frédéric Monot qui souligne en outre que ce programme s’intègre à un vaste ensemble comprenant également écoles, collèges et lieux de vie. « Sur un tel théâtre, ces actions se croisent avec celles menées par la Fondation de France qui, tout comme la Fondation du Crédit Mutuel, accompagne des initiatives jusqu’à ce qu’elles soient autonomes. »
 

 

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