Un docteur malien prend le pouls d'une jeune fille devant sa mère.

Portrait de fondation

Portrait de fondation : Anne-Marie Moreau

Le développement de proximité

Anne-Marie Moreau était pharmacienne et travaillait dans l’humanitaire, au Mali notamment. Sans l’avoir précisément formalisé, elle avait souvent émis le souhait que son action puisse se poursuivre après elle. C’est ainsi que ses six frères et sœurs ont décidé d’accomplir son voeu. À son décès, la réalisation de tous ses biens – notamment immobiliers – a constitué la dotation de la fondation qui porte son nom.
 

À partir de là, c’est le choix des fondateurs qui donne à la Fondation, animée par Pierre Boutet, sa véritable personnalité. Au don global à une oeuvre, ils préfèrent soutenir des actions plus modestes mais plus concrètes dont la réalisation peut être vérifiée et le bien-fondé évalué. Les 500 000 € de la dotation initiale permettent, en moyenne d’une année à l’autre, de financer 4 à 5 opérations chaque année de 5 000 € environ. L’essentiel des projets leur est proposé par le responsable des solidartités internationales de la Fondation de France. Mais c’est à l’un ou l’autre des membres de la Fondation qu’il revient de prendre contact avec les associations afin d’obtenir un dossier précis. Il faut alors analyser l’action à soutenir, les besoins financiers, s’assurer qu’elle sera mise en place par des personnes qui pourront garantir une certaine continuité.
 

Favoriser une approche humaine

Mais c’est avant tout le contact humain qui permet d’évaluer l’intérêt du projet. Les membres de la Fondation rencontrent les gens et se rendent à l’occasion sur place en cours de réalisation du projet. C’est en Afrique francophone et à Haïti que se situent la plupart des interventions de la Fondation : participation à la création d’un service d’urgence à l’Hôpital de Pilate en Haïti, création d’une école en Guinée, irrigation de cultures au Mali, soutien d’une association au Burkina Faso qui accompagne les efforts des habitants d’un village.
 

En fait, la Fondation développe l’approche humanitaire qui fut celle d’Anne-Marie Moreau : s’attacher à faire vivre des initiatives qui peuvent paraître insignifiantes mais qui font localement toute la différence. Et puis, plus prosaïquement « On sait où va l’argent, on évalue les résultats, on évite le gaspillage et la perte en ligne des grands projets humanitaires… ». Une goutte d’eau dans la mer ? Peut-être Mais avant tout une approche humaine. Celle qui permet de soutenir ceux qui mènent le projet, ceux qui le réalisent et qui en tirent un mieux-être.

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