Une petite fille pratique le golf avec une casquette de la fondation Lacoste.

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Portrait de fondation : Fondation Lacoste

Fondation Lacoste

Créée en octobre 2006, la Fondation Lacoste a vite choisi une stratégie claire : faire découvrir le jeu de la vie aux jeunes de milieux défavorisés en leur offrant l’accès à des cours de tennis et de golf. Déjà, 60 000 garçons et filles y ont gagné un épanouissement personnel et professionnel.

Lorsque la Fondation Lacoste voit le jour en 2006 sous l’égide de la Fondation de France, dix ans se sont écoulés depuis le décès de René Lacoste, ce tennisman légendaire surnommé « le Crocodile » à qui elle emprunte l’essentiel de ses valeurs. 

Au-delà du sport, une ouverture socio-culturelle 

D’emblée, la Fondation Lacoste se consacre au sport. Le tennis et le golf sont au coeur de son programme, car ils font sens, compte tenu de ses racines historiques. « Être légitime dans son champ d’intervention est le moyen le plus efficace d’aider ces jeunes à se dépasser et à construire leur avenir », dit Béryl Lacoste Hamilton, petite-fille de René Lacoste et actuelle présidente de la Fondation. « Le sport fonctionne comme un appât. Encore faut-il bien le connaître si l’on veut tisser des liens durables avec les associations et leur offrir davantage qu’un financement. Et cela est d’autant plus  vrai si l’on veut lancer son propre programme. » Illustration du principe : en 2007, il n’existait en France aucune structure associative promouvant le golf « social ». La Fondation Lacoste a pris contact avec la Fédération française de golf, propriétaire du Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines. Aujourd’hui, le programme Crocogolf permet à 20 jeunes issus de trois associations d’intégrer chaque année une filière exigeante au côté des 120 élèves de l’École nationale de golf. Outre l’accès à une pratique sportive de qualité, l’ouverture socioculturelle  est assurée. Même constat pour les 400 jeunes d’Apprentis d’Auteuil, qui tapent chaque semaine la balle jaune dans des clubs de tennis. Cette exigence trouve son miroir à la Fondation de France : « la qualité du contact, la connaissance de notre univers sportif et l’examen rigoureux des demandes de subventions rendent ce partenariat irremplaçable », affirme-t-on à la Fondation Lacoste. 

Des actions menées en France et à l’international 

De l’autre côté de l’Atlantique, le soutien au programme City Parks permet à 3500 enfants et adolescent new-yorkais (dont 1700 filles) fragilisés de jouer au golf dans les parcs de la ville : les 25 jeunes les plus performants pourront participer à des tournois, voire prétendre à une bourse d’études universitaires. « Aujourd’hui, 70 % de notre activité vise l’international, fait rare dans le paysage philanthropique français », poursuit Béryl Lacoste Hamilton. À Djerba, le Centre de promotion du golf ouvre ses parcours à  des jeunes issus de milieux ruraux. Aujourd’hui, certaines joueuses sont devenues monitrices de golf ou membres de l’équipe nationale, d’autres s’investissent dans le tourisme et l’étude des langues grâce au soutien qu’elles ont reçu. En France, le programme « L dans la ville », offre également aux jeunes sportives un parcours adapté ouvrant sur le monde professionnel. « Il est intéressant de noter que la Fondation de France, elle aussi, finance directement ce programme », remarque Béryl Lacoste Hamilton. « Un bel exemple de convergence philanthropique entre deux structures unies par d’autres liens. » La Fondation Lacoste sélectionne ses projets avec rigueur. « Nous avons peu de programmes, mais nous les appliquons en profondeur », conclut Béryl Lacoste Hamilton. En 2018, la Fondation intervient dans sept pays auprès de 11 associations partenaires, soit de 12 000 jeunes. En douze ans, avec la Fondation Lacoste, 83 000 garçons et filles ont trouvé dans le tennis et le golf - qu'elles soutiennent à parts égales - un solide outil d'insertion dans la vie sociale et professionnelle.

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