Un concert à l'occasion des bourses déclics jeunes 2012.

Portrait de philanthrope

Alain Paré

Philanthrope mélomane

Mieux qu’adoucir les mœurs, la musique imprègne l’âme de ceux qui la révèrent. Voyez Alain Paré, batteur de jazz de formation : très tôt, il a abandonné ses baguettes pour gagner sa vie. Doué pour le conseil, il a prospéré à la tête de ses sociétés, réservant une place privilégiée dans son cœur à la musique. Jusqu’au jour où il a tout arrêté : « J’ai fait un peu de bénévolat dans le conseil, puis j’ai eu envie de donner autrement… et de faire donner les autres » retrace Alain Paré, à propos de sa Fondation Inter Fréquence qu’il a créée en 2012, sous l’égide de la Fondation de France.

Inter Fréquence agit pour la culture, aidant à l’éclosion de projets où la musique est au centre. Son but : donner vie aux spectacles, pour que des talents en herbe puissent apporter un moment de grâce aux spectateurs venus les découvrir. « Notre ambition est de soutenir chaque année toujours plus d’artistes émergents, pour le bonheur d’un maximum de spectateurs » résume Alain Paré. En 2017, grâce à un budget d’environ 350 000 euros, Inter Fréquence a soutenu 1700 spectacles depuis la création de la fondation avec autant d’artistes représentés, qui ont conquis plus de 63 000 spectateurs. Inter Fréquence a par exemple cofinancé le Mégaphone Tour, un radio-crochet organisé chaque année pour dénicher de nouveaux artistes et les faire ensuite « tourner » en France. À l’international, la fondation a notamment cofinancé l’Only French Festival, qui met en scène des artistes francophones en Afrique et en France.

Très investi dans sa nouvelle vie, Alain a su convaincre 45 donateurs de soutenir sa fondation. « S’engager pour la culture, c’est comme l’humanitaire : plus tu plonges dans l’action, plus tu te rends compte du besoin ! » Une nouvelle partition jouée avec talent par l’ancien jazzman, à l’heure où l’argent est plus que jamais nécessaire pour organiser des concerts, nouvelles scènes d’une culture pour tous.