banniere-parlons-psy-bordeaux.jpg

Rencontres

« Parlons Psy » à Bordeaux : les soignants ne sont pas les seuls sachants

06/06/2019

Le 8 avril dernier, les Ateliers « Parlons Psy » ont fait escale dans la métropole bordelaise. Personnes vivant avec des troubles psychiques, proches, soignants, professionnels du médico-social, chercheurs, élus, employeurs… près de 190 personnes ont participé au 7ème cycle de rencontres organisé par la Fondation de France et l’Institut Montaigne.

Comme dans six autres villes en France, la soirée « Parlons Psy » a été l’occasion de rassembler tous les acteurs impliqués autour des troubles psychiques, pour réfléchir collectivement à des actions concrètes : une étape de plus avant les États Généraux de la Santé Mentale, qui se dérouleront le 9 décembre 2019 à Paris.

L’atelier bordelais a été introduit par Lucie Caubel, co-fondatrice de Hello Handicap et membre du conseil d’administration de l’association Clubhouse France : « La question de santé mentale fait partie de mon histoire personnelle, car j’ai été à successivement une enfant, une proche et une personne concernée, témoigne-t-elle. Alors Je ne comprends pas qu’on n’associe pas systématiquement la famille et les proches au traitement, et au suivi de la personne ».

Comment développer concrètement le pouvoir d’agir tout au long de la vie ? Quelles actions innovantes doivent être mises en œuvre pour faciliter le rétablissement des personnes concernées ? Et comment impliquer tous les acteurs de la société dans de nouvelles pratiques ? Autant de questions débattues par groupes de 6 à 8 personnes composés de manière aléatoire, avant un temps de partage et de témoignages autour des expériences et des actions innovantes développées sur le territoire.

Changer le regard et accentuer la logique de médiatisation, renforcer le lien entre les différentes entités, donner plus de place au « savoir expérientiel », y compris ceux des personnes malades… autant d’idées inspirantes qui ont rythmé cette séance. Avec une conviction-clef en fil rouge : en matière de maladie mentale, les soignants n’ont pas le monopole du savoir, et la parole des malades et des aidants doit trouver toute sa place.