Un drapeau français et des gerbes de fleurs sur la promenade des anglais après les attentats de nice

Ensemble face au terrorisme

Nice, deux ans après l'attentat du 14 juillet

La générosité en actions

86 victimes et plus de 400 blessés physiques : c’est le tragique bilan de l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice. Aujourd’hui encore, des milliers de personnes sont traumatisées. Grâce aux donateurs français, européens et américains, nombreux à manifester leur solidarité, la Fondation de France agit depuis deux ans pour soutenir les personnes qui ont été blessées tant physiquement que psychologiquement.
Le point deux ans après la tragédie.

Une meilleure prise en charge par les structures d’urgence et d’accompagnement

Dès le 15 juillet 2016, la Fondation de France s’est mobilisée en ouvrant un compte dédié aux victimes directes et indirectes de l’attentat. La priorité : améliorer l’accompagnement des victimes. Pour cela, la Fondation a soutenu le renforcement des structures d’urgence et d’accueil.

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Sur place, elle s’est appuyée sur différents partenaires : l’association Montjoye, principale association d’aide aux victimes, membre du réseau France Victimes, l’hôpital Lenval où sont suivis les enfants et les adolescents psychotraumatisés, et le département de santé publique du CHU Pasteur qui a réalisé une enquête sur l’impact sanitaire de l’attentat auprès des soignants.

Une aide directe aux victimes

La Fondation de France a soutenu, depuis juillet 2016, 122 demandes d’aides financières de victimes. Le montant moyen des aides versées s’élève à 2823 €. Cette somme est consacrée au soutien psychologique des personnes traumatisées par la tragédie, leur accompagnement juridique pour l’obtention d’une indemnisation, les soutenir dans leur reconversion professionnelle ou les aider à réaliser un nouveau  projet de vie. Une priorité pour certaines victimes qui, dans l’incapacité de reprendre un travail, se sont retrouvées sans aucune ressource financière.

Dans certains cas, la Fondation de France a octroyé une aide à des personnes en détresse dans l’attente du versement de leur indemnisation. Le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) a en effet reçu des milliers de demandes, entraînant des délais de traitement de l’ordre de plusieurs mois.

Détails sur la nature des aides octroyées
 

Répartition aides nice

Détail des aides

 

66% des aides sont liées à la perte de revenus.

Elles ont permis de couvrir des besoins alimentaires, des dettes de loyers, des pensions alimentaires… pour des personnes ayant des bas niveaux de revenus dans l’incapacité de reprendre leur activité professionnelle (état de stress post-traumatique trop élevé, dépression, etc.). Les niveaux d’indemnités journalières perçues sont alors très faibles et ont eu un impact dramatique sur leur niveau de vie.

10% des aides ont été accordées pour des frais de transport :

recueillement funéraire, soutien aux personnes blessées ou endeuillées, rapatriement.

7% des aides ont permis de financer des soins psychologiques,

notamment des séances d’EMDR (technique utilisée dans les soins des stress post-traumatiques, non prise en charge par l’assurance maladie).

5% des aides ont été utilisées pour des frais liés à des déménagements.

5% des aides ont été octroyées pour la prise en charge de frais de formation,

répondant à une nécessité de changement de vie à la suite du drame.

4% des aides ont financé la prise en charge de frais juridiques.

3% des aides sont liées à des frais de santé :

reste à charge ou frais non couverts par l’assurance maladie.

Par ailleurs, certaines victimes n’ont pas été reconnues comme telles, n’ayant pas été directement exposées, selon les critères retenus par le FGTI. C’est le cas des personnes qui n’étaient pas sur la trajectoire empruntée par le camion par exemple, ou encore de celles qui se sont rendu tout de suite sur place pour porter secours aux victimes. La Fondation de France soutient également ces victimes qui subissent elles aussi les conséquences psychiques du drame.

Les aides individuelles sont plafonnées à 10 000 euros afin de soutenir le plus de personnes possible.

Agir dans la durée: la reconstruction

Soutien psychologique, assistance juridique, réinsertion dans la vie sociale… Les besoins des personnes touchées par un attentat ne se manifestent pas forcément immédiatement après le drame. Il leur faut parfois du temps pour reconnaître et admettre le traumatisme psychologique, a fortiori pour celles qui sont indemnes physiquement. Quant aux démarches administratives et judiciaires, elles peuvent durer plusieurs années. L’accompagnement doit donc s’inscrire dans la durée, c’est pourquoi la Fondation de France maintiendra son soutien jusqu’à épuisement des fonds collectés.

Agir pour demain: la prévention

En parallèle de son action pour aider et accompagner les victimes et leurs familles, la Fondation de France agit pour la prévention de la radicalisation des jeunes adolescents âgés de 11 à 15 ans, dans le cadre de son programme Éducation. Les enjeux : développer l’esprit critique face aux médias et aux réseaux sociaux, créer de nouvelles formes de solidarité basées sur le respect, la tolérance et la liberté.

Ainsi l’association Entre les lignes, par exemple, organise des ateliers d’éducation aux médias auprès des jeunes. Animés par des journalistes de l’agence France-Presse et du Monde, ces ateliers permettent aux jeunes de trier les informations et images qu’ils reçoivent au quotidien, de douter de la source d’une publication, de comprendre l’intérêt du pluralisme de la presse.

Pour en savoir plus

Chiffres clés

1 396 821 € collectés pour les victimes de Nice

770 458 € dépensés

2000 personnes aidées