Portrait de philanthrope

Michel Le Pendu : la générosité en actes

portrait_de-philanthrope_lependu-pt.jpg

Après la disparition de sa femme en 2012, Michel Le Pendu a choisi de créer, en sa mémoire, une fondation pour alléger le quotidien des femmes atteintes d’un cancer. Une aide concrète et précieuse.

Un lumineux sourire, symbole d’une empathie qui ne s’est jamais démentie… Voilà l’image de son épouse que conserve Michel Le Pendu, après une disparition qui mit fin à des années de lutte contre la maladie.

Nous sommes en 2006. Militaires dans l’armée de l’air, Cathy et Michel Le Pendu décident de prendre une retraite anticipée pour assouvir leurs multiples passions. Hélas les médecins décèlent très vite chez Cathy un cancer du sein. Elle entame alors la série habituelle de traitements – radiothérapie, chimiothérapie – avec son cortège d’effets secondaires. Michel l’accompagne dans tous ses rendez-vous et, en dépit de l’inquiétude grandissante pour la santé de Cathy, le couple reste très ouvert, multipliant les échanges avec les autres malades.

Cathy découvre rapidement que les thérapies dites de bien-être (soins esthétiques, réflexologie…) lui offrent un grand réconfort et lui permettent de renouer avec une féminité mise à mal. Elle réalise également que ces traitements, non remboursés, restent inaccessibles à beaucoup de femmes. « Nous avons observé une vraie inégalité, explique Michel Le Pendu. Non pas dans l’accès aux soins médicaux mais dans cet accompagnement qui se révèle pourtant crucial. »

Après la disparition de son épouse, Michel décide de consacrer une part de son patrimoine à réparer cette injustice : « En 2013, j’ai pris contact avec la Fondation de France et j’ai découvert que je pouvais, même avec un financement limité, réaliser certains projets. » Il crée alors, sous l’égide de l’institution, la Fondation Le Sourire de Cathy, qui soutient de multiples initiatives dans toute la Bretagne : soins esthétiques, art thérapeutique mais aussi des aides très concrètes comme un déplacement en voiture jusqu’à l’hôpital lorsque les malades vivent seules et isolées... Dernier projet en date ? Le financement d’un canoë qui permet à des femmes de se retrouver chaque semaine au club CKC d’Auray pour une séance de kayak, sport particulièrement recommandé après un cancer du sein. Un rendez-vous qui leur redonne de l’espoir, de l’énergie. Et un lumineux sourire.