Fondations abritées

Le déclic de… Stéphane Goldet, Fondation Cordes sensibles

« Accompagner encore longtemps les jeunes talents de la musique classique »

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À l’automne 2017, l’heure de la retraite est venue, après quarante ans d’émissions produites dans le cadre du service public, dont l’essentiel sur France Musique. Une période formidable de ma vie de musicologue, pendant laquelle j’ai vu la manière dont les artistes menaient leur carrière, construisaient leur répertoire, constatant aussi que la plupart d’entre eux n’étaient pas formés à la compréhension de bien des aspects du milieu où ils seraient amenés à évoluer.

Ma passion pour la musique qu’on appelle classique (du Moyen Âge à la période contemporaine), ne pouvait pas s’arrêter net… J’ai eu l’envie de poursuivre mon action et d’accompagner autrement des groupes de jeunes interprètes dans leurs projets de disques – le CD reste la première carte de visite pour les jeunes artistes classiques –, de concerts ou de films.

Une fois ma décision prise, j’ai tout de suite eu l’idée de créer la fondation Cordes Sensibles pour donner vie à ce projet. Bien que de droit privé, la Fondation de France partage certaines valeurs propres au service public qui m’est cher, comme l’engagement désintéressé, et je m’y suis immédiatement sentie à l’aise. J’ai d’ores et déjà deux projets de CD à paraître à l’horizon 2019.

D’une part, j’accompagne le ténor Cyril Dubois et le pianiste Christian Raës dans leur projet de mélodies de Liszt, emblématique musicien romantique européen.

D’autre part, j’ai proposé au tout jeune quatuor à cordes Hanson de produire leur double CD de six œuvres de Haydn. Un compositeur qu’ils interprètent avec une certaine malice et une joie de vivre rafraîchissante qui les distinguent ! Et justifient, selon moi, de les accompagner vers le succès…