La philanthropie va à l’école

Rentrée scolaire

La philanthropie va à l’école

Permettre aux enfants de CM1-CM2 de saisir le sens et la valeur du mot philanthropie, et de la vivre concrètement le temps d’une année scolaire : telle est la mission de l’École de la philanthropie. Une fois le concept assimilé, place à l’action et au soutien d’une cause choisie par les élèves. Et lorsque l’année scolaire est achevée, les élèves  deviennent membres du Club des petits philanthropes, où ils poursuivent leur engagement et leur réflexion. Son but ? Développer l’empathie, la curiosité, la responsabilité des enfants, avec pour ambition que la philanthropie soit enseignée à tous les élèves de France, pour former les philanthropes de demain. Comme ses activités ne viennent pas en surcharge des matières du programme mais se fondent avec elles, l’initiative fonctionne en symbiose avec l’Éducation nationale, plus un noyau de partenaires opérationnels.

Déployer le projet sur l’ensemble du territoire

Six ans après sa création, l’École de la philanthropie a fait ses preuves et prend une nouvelle dimension. Portée à l’origine par les Fondations Edmond de Rothschild, elle partage désormais sa gouvernance  et son financement entre celles-ci  et la Fondation de France, fère d’apporter son expertise et son réseau à ce projet passionnant, en totale résonnance avec l’un de ses cœurs de mission : favoriser le développement de la philanthropie. « Jusqu’à présent, nous avions pour  périmètre l’Ile-de-France », explique Domitie de Laroullière, déléguée générale de l’École de la philanthropie. « Bientôt, nous pourrons déployer le projet sur l’ensemble du territoire national, voire pousser à l’international. » Outre ses moyens accrus, l’association a bénéfcié d’une refonte de ses instances. En plus de son Assemblée générale et de son Conseil d’administration, elle dispose désormais d’un Comité d’orientation, composé d’un collège de mécènes et d’un collège d’experts. À moyen terme, elle veut s’étendre aux classes de collèges, créer une plate-forme numérique  proposant des outils adaptés aux éducateurs, et disposer d’instruments analysant les retombées de  l’expérience.

Prendre conscience qu’on a le pouvoir d’aider les autres

Ce qui ne change pas, c’est l’implication et l’enthousiasme des élèves envers la cause qu’ils ont élue. Tous ont compris que demander dix euros à ses parents pour la bonne cause ou apprendre à les  trouver soi-même, ce n’est pas pareil. Alors, on organise un vide-grenier, on monte une tombola, on vend des gâteaux… ou bien on collecte des produits de première nécessité, on présente un spectacle de danse aux résidents ravis d’un Ehpad. Cette adaptation du concept anglo-saxon de service learning – en s’engageant pour la société, on accroît ses compétences techniques et sociales – a des retombées multiples. Prendre conscience qu’à dix ans, on a ce pouvoir d’aider les autres, de faire du bien, peut vraiment changer la donne : l’enfant en difficulté se révèle créatif. Le rapport maître- élève laisse place à la collaboration confiante de deux personnes engagées dans la même aventure.

L’influence rayonne aussi au-delà  de la classe qui fait l’expérience de l’École de la philanthropie : ainsi, des élèves de CM1 de l’école Picpus, à Paris, avaient soutenu une association vouée à aider les  personnes sans domicile fxe. Aujourd’hui, c’est l’ensemble de l’école primaire qui a pris la relève. Cette école pas comme les autres sème une graine vivace. Camille, dix ans, en témoigne : « C’est bien d’apprendre la philanthropie quand on est enfant. On l’apprendra à nos enfants, et ainsi de suite. On pourra vraiment changer les choses ! »

Vous serez aussi intéressé par