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Covid-19

La Fondation de France Sud-Ouest, au plus près des besoins de son territoire

15/07/2020

Depuis 3 mois, les équipes de la Fondation de France se mobilisent sans relâche en réponse à la crise sanitaire et sociale Covid-19. En quelques semaines seulement, près de 50 projets ont été accompagnés à travers la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie, afin de soutenir les soignants, la recherche médicale et les personnes vulnérables. Tour d’horizon.

 

Soutenir les malades et les soignants

Parmi les premières structures hospitalières à avoir reçu une aide de la Fondation de France, le CHU de Bordeaux, qui a fait face à l’afflux de patients atteints de Covid-19. Ce financement lui a permis d’acquerir du matériel médical, comme les respirateurs, mais aussi d’améliorer le quotidien des malades comme des soignants. Le CHU a ainsi pu s’équiper de tablettes afin que les patients puissent être en lien avec leur entourage, et améliorer l’aménagement des salles de repos pour les équipes soignantes de l’hôpital. Plus récemment, le Centre de Ressources et de Recherche en Hypnose et Méditation du CHU de Bordeaux, a proposé, grâce au soutien de la Fondation de France, des séances de méditation et des séances d’hypnose thérapeutique pour le personnel hospitalier du CHU de Bordeaux et du Groupement Hospitalier de Territoire Gironde, afin d’aider les soignants à surmonter les effets traumatiques de cette période.

D’autres structures médicales, paramédicales ou associatives du territoire ont également pu mettre en place des dispositifs de soutien et d’accompagnement de ce type, comme l’Association Promotion Autonomie et Santé 82 de Castelsarrasin, l’Association Les Enchanteuses de Saintes, ou encore l’EHPAD Maison d’Accueil les Caselles de Bozouls.

Encourager la recherche médicale

La lutte contre l’épidémie Covid-19 est avant tout un immense défi scientifique. Dans le Sud-Ouest, 4 établissements ont reçu le soutien de l’Alliance « Tous unis contre le virus » (regroupant la Fondation de France, l’APHP et l’Institut Pasteur), qui témoignent de la diversité des approches :

Le Laboratoire de Microbiologie fondamentale et pathogénicité de Bordeaux pour son projet de recherche "ANACONDA", qui analyse le comportement de l’épithélium -tissu interne des bronches- lors d'une infection au Covid-19.

L’Université de Bordeaux IMB UMR 5251, pour son projet de recherche "MPCUII", qui se déploie en deux temps. D’abord développer des modèles mathématiques et informatiques pour définir la durée optimale de confinement et éviter le déclenchement d'une seconde flambée. Puis comprendre la dynamique de l’épidémie à l'échelle interrégionale, en intégrant les données des principaux réseaux de transport (train, avion, autoroutes) dans les modèles épidémiologiques.

Le Bordeaux Population Health Research Center pour son projet de recherche "PA-COVID" qui s’intéresse aux comportements des personnes âgées (personnes à risques : dépendantes, victimes de troubles cognitifs, isolées ou vivant en institution) face à la crise du Covid-19.

Et la Toulouse School of Economics pour son projet de recherche "Covid-Metrics" qui s’attache à modéliser, estimer, et prévoir les conséquences de Covid-19, afin de dimensionner l’investissement public dans des unités de soins d’urgence (respirateurs, stock de masques, …) pour anticiper les crises pandémiques.

Accompagner les associations de proximité, auprès des personnes vulnérables

Avec le confinement, une économie à l’arrêt, la fermeture des commerces et services, les conséquences de l’épidémie se sont durement faites sentir pour les plus fragiles. En première ligne, les personnes vivant à la rue, mal logées, isolées et précaires … alors que les structures d’accueil et d’aide sociale étaient contraintes de fermer leurs portes. Face à cette situation, de nombreuses associations ont dû repenser leur mode d’action.

  • Aux côtés des plus précaires

Après la fermeture de leurs locaux, les bénévoles de l’association Éclaircie à Angoulême, comme ceux de La Main Tendue à Toulouse ont réorganisé leurs interventions sous forme de maraudes, pour aller au-devant des personnes à la rue, et distribuer aide alimentaire et produits d’hygiène.

Pour l’ARPADE (Association Régionale de Prévention et d’Aide face aux Dépendances et aux Exclusions), ce sont des binômes éducateur spécialisé / infirmier qui ont assuré des tournées de prévention dans les rues de Toulouse. Quant à l’association Grisédélis, elle a renforcé son dispositif d’aide auprès des travailleur.euses du sexe, en fournissant des tickets services à plus de 50 prostitué(e)s pour les aider dans les achats de produits alimentaires et d’hygiène.

En Gironde, l’épicerie sociale et solidaire La Croûte de Pain de Sainte Foy la Grande a mis en œuvre la livraison à domicile de paniers solidaires pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables du territoire et en particulier aux habitants des quartiers prioritaires du Pays Foyen. Et à Montauban, l’Accueil Montauriol a pu créer un Centre d’Hébergement d’Urgence de 15 places pour des hommes sans abri, en complémentarité des actions du SAMU social.

Au-delà de la mobilisation du secteur associatif, des structures privées ont elles aussi réorganisé leurs activités. Ainsi, le traiteur solidaire la Table de Cana (situé à Bordeaux et Gradignan) a confectionné plus de 2400 paniers repas, distribués aux personnes à la rue par les bénévoles des Restos du Cœurs. La Table de Cana a pu également mener ces actions à Lyon, Gennevilliers, et Montpellier grâce au soutien de la Fondation de France.

  • A l’écoute des personnes âgées et handicapées

Suite à l’apparition d’un cas de Covid-19 dans la Maison de retraite de Saint Chely d'Aubrac en Aveyron, les 65 résidents de l’Ehpad se sont retrouvés confinés dans leurs chambres. Une situation qui faisait craindre l’apparition de « syndrômes de glissement », une perte d’élan vital fréquent chez les personnes très âgées. L’équipe d’animation a développé différentes actions, comme le maintien du lien familial à l’aide d’outils de communication (tablettes, internet, mail), et l’accompagnement individualisé (atelier gym individuel, aide à la marche…).

À Toulouse, l’Association S.O.S SURDUS a pu mettre en place une plate-forme d’écoute et d’information sur l’épidémie pour les personnes sourdes. Ce dispositif, inédit en France, est animé par des écoutants sourds formés et accessible en Langue de signes, tous les jours de la semaine, via Skype ou les réseaux sociaux.

Pour les enfants autistes soignés au sein de l’Hôpital de Jour les Platanes à Eysines, les soignants ont pu maintenir le lien avec leurs petits patients confinés, grâce à l’achat de tablette numériques spécialement paramétrées.

Enfin, pour les familles en situation de handicap moteur et/ou sensoriel et leurs enfants, le Centre Papillon de Bordeaux  a souhaité anticiper les risques psychosociaux liés au déconfinement en assurant un accompagnement spécifique durant 2 mois à travers son programme grandir ensemble.

  • Contre les effets délétères du confinement

À Toulouse, au Centre Hospitalier Gérard Marchand, les 40 patients détenus (hommes et femmes) hospitalisés en psychiatrie, ont dû rester dans leurs chambres pendant le confinement. Pour rendre ces conditions d’isolement plus supportables et diminuer les angoisses des patients, le centre hospitalier a pu faire l’acquisition de 42 postes de radio.

Pour les personnes confinées en habitat social, le centre de médiation l’Amandier s’est mobilisé, avec l’aide des bailleurs sociaux de la région, pour soutenir psychologiquement les personnes et familles fragiles, et pour prévenir les risques de troubles de voisinage. Par des actions de médiations et d’intermédiation, l’association est intervenue auprès d’individus isolés, de personnes âgées en demande de soutien psychologique ou d’écoute, mais aussi auprès de familles et de couples fragilisés par la promiscuité.

Dans les Hautes-Pyrénées, l’association IRIS 65 (Insertion, réconfort, identité, solidarité), qui aide les jeunes isolés sur le plan social et familial, a pu renforcer son dispositif d’accompagnement à distance pendant le confinement : démarches administratives, par mail et téléphone, mais aussi suivi et orientation vers les services adaptés.

Pour les personnes atteintes d’addiction, le Relais de Montans dans le Tarn gère un foyer d’accueil pour des hommes en difficulté, SDF ou issu du 115. L’équipe s’est organisée pour faire face aux dangers de la surconsommation ou aux souffrances du sevrage liés au confinement. L’association a mis en place un protocole d’accompagnement à l’achat et de suivi de consommation d’alcool, afin de veiller à la santé de ces personnes particulièrement vulnérables à l’épidémie.

  • Eviter le décrochage scolaire

Avec la fermeture des écoles, le confinement a accentué les inégalités scolaires. Pour les familles n'ayant pas accès au numérique, ou maîtrisant mal le français, impossible d’accompagner le passage à l’école à la maison. Face à ce constat, pour réduire le risque de décrochage scolaire, le CCAS de la Rochelle a souhaité, à travers son service Programme de Réussite Éducative (PRE), doter ces familles de matériel informatique.

Même démarche à Arcachon, où l’Association au Moulleau avec Vincent de Paul accueille enfants et adolescents suite à une décision de justice. Pour l’équipe, le soutien de la Fondation de France a permis de maintenir un suivi personnalisé des enfants en difficulté , comme de ceux ayant plus de facilités.

  • Pour les enfants victimes de deuil

Enfin, à l’hôpital des Enfants du CHU de Toulouse, l’association BAOBAB a pu renforcer son dispositif d’aide et d’accompagnement auprès des enfants endeuillés durant la crise de Covid- 19. Grâce à une équipe composée 15 professionnels de santé (psychologue, pédo-psychiatre, pédiatre) spécialisés dans le processus de deuil, 50 enfants de toute l’Occitanie et leur famille pourront bénéficier d’un appui spécifique (sous forme d’entretien téléphonique ou télé consultation), adapté selon chaque situation et la nature du lien avec le défunt, afin de les aider à traverser cette épreuve et d’ouvrir des perspectives vers le futur.