Portraits de philanthrope

Jean-Baptiste Poylo, pour un humanisme pragmatique

05/29/2020

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La solution, c’est l’action. Jean-Baptiste Poylo a fait de ce principe le moteur d’une vie aussi riche que passionnée. Cet entrepreneur-né est à la tête de sa société -H24 Finance et se consacre également à plusieurs projets philanthropiques. « Pour aider bien sûr, pour sortir de mon univers, rencontrer des gens de tous les horizons ».

En 2016, ses trois frères, sa mère et lui créent la Fondation Anaiak Txalupa (la chaloupe des frères en basque) qu’ils choisissent d’abriter à la Fondation de France, pour son expertise et sa fiabilité.

Anaiak Txalupa est présente en France avec Arpège 14 qui oeuvre pour l’accompagnement scolaire des plus démunis et, en Asie, aux côtés de l’association 1001 Fontaines. « Ses actions autour du traitement de l’eau sont très efficaces. Dans la région du Vietnam où je me suis rendu, plusieurs milliers de personnes bénéficient ainsi d’eau potable. » Elle aide également La maison de l’Artemisia, qui participe en Afrique au développement de la culture de l’artemisia, un puissant antipaludéen.

Toujours guidé par le besoin d’agir, Jean-Baptiste Poylo vient de créer, avec son épouse et ses enfants, une seconde fondation, baptisée Canary – en référence à l’oiseau qui accompagnait autrefois les mineurs et cessait de chanter dès que l’air se chargeait en méthane, prévenant ainsi de l’imminence d’une explosion. L’objectif : soutenir des projets liés à l’environnement, pour favoriser une meilleure alimentation et inciter la jeune génération à une plus grande vigilance face aux écrans connectés.

Bien sûr, Jean-Baptiste Poylo ne pouvait rester insensible à la période que nous traversons. Il s’est mis à la disposition de la Fondation de France qui, dès le début de la pandémie, a lancé l’alliance « Tous unis contre le virus » avec l’AP-HP et l’Institut Pasteur pour soutenir les soignants, la recherche et aider les personnes vulnérables…« J’ai ouvert une enveloppe de dons en versant moi-même 50 000 euros et j’ai ensuite contacté mon réseau -banques, salariés, gérants- pour les inciter à participer. L’accueil est la plupart du temps positif. Jugé individualiste, le monde de la finance est en quête d’opportunités pour jouer collectif et se montrer solidaire. Je rappelle à mes interlocuteurs qu’ils ont là une occasion concrète de le faire ! ». Avec une force de conviction que l’on ne peut qu’applaudir... En un mois, Jean-Baptiste Poylo a réuni plus de 500 000 euros.