Régis Koetschet à l'école Simplon.co

Solidarité migrants

Interview de Régis Koetschet, membre du comité Solidarité migrants

« Pouvoir permettre des démarches, souvent modestes, mais porteuses d’un engagement citoyen, de beaucoup d’intelligence et de générosité »

Régis Koetschet est diplomate, ancien Ambassadeur délégué pour les relations avec la société civile et les partenaires à la Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du Ministère des Affaires étrangères et européennes. Il nous parle de son engagement et raconte les grands axes du programme Solidarité Migrants.

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Je m’appelle Régis Koetschet, je suis un ancien diplomate. J’ai servi dans un certain nombre de pays d’où sont issus les migrants, ce qui m’a conduit à rejoindre le comité Solidarité migrants de la Fondation de France. Avant la création de ce comité, la Fondation de France suivait un certain nombre de projets relatifs aux migrants. A la fois dans des projets nationaux, comme ceux liés au problème du handicap, à des problèmes de santé, ou bien dans le cadre de projets internationaux. Comme tenu de l’importance du sujet, des besoins exigés, il a été décidé de créer un comité dédié : le comité Solidarité migrants. Ce comité repose sur deux axes : un axe France et un axe International aux 4 pays limitrophes de la Syrie. L’action à l’international y est principalement construite autour du psychosocial en direction des populations les plus vulnérables que sont les enfants, les adolescents et les femmes et, selon la philosophie spécifique à la Fondation de France, qui est de le faire en lien avec les associations locales. En France, nous avons choisi une approche très large, tournée vers les migrants, vers les demandeurs d’asile. Nous soutenons des projets qui répondent d’une part à l’amélioration de l’accueil, de la prise en compte des migrants, avec tout ce qui peut être fait pour faciliter les choses. Le deuxième aspect est de favoriser l’insertion : tout ce qui est lié à l’éducation, à la langue, à l’emploi… Et puis le troisième aspect c’est tout ce qui a trait au lien citoyen, c’est changer le regard sur les migrants, développer une connaissance, des outils que l’on pourrait partager, dupliquer.

Ce qui est très intéressant dans ce comité, c’est que l’on est confronté à un problème d’une actualité très importante, d’un problème très difficile, dont on ne va pas nier la complexité, notamment compte tenu de la diversité des statuts des différentes populations que nous accompagnons. Nous sommes à la jonction de différentes démarches, et c’est très important que l’on puisse inscrire l’accueil des migrants dans cette démarche citoyenne, qui est pour nous très importante à la Fondation de France.

Ce changement de regard, apporter des outils dans ce sens, pouvoir permettre des démarches, souvent modestes, mais porteuses d’un engagement citoyen, d’un engagement bénévole, mais aussi souvent, de beaucoup d’intelligence et de générosité.